Quel est le rôle de l’infographiste ?

Publiée le 27 juin 2022

L’infographiste est chargé de concevoir l’identité visuelle des marques et des entreprises.Il crée à ce titre des logos, des chartes graphiques et des documents de communication visuelle. Mais, quel est son rôle dans l’audiovisuel ? 

Infographiste et Audiovisuel : le duo gagnant  

La communication audiovisuelle se répand dans de très nombreuses branches de l’économie, de la vie quotidienne et de l’audiovisuel. Les infographistes sont aujourd’hui recrutés afin de produire les éléments graphiques qui seront intégrés aux contenus télévisés, web ou mobiles (bandes défilantes des JT, intégration d’éléments de réalité augmentée, etc.). 

Les infographistes qui travaillent dans l’audiovisuel ou avec des agences spécialisées, assurent un véritable rôle de créateurs des éléments animés et graphiques. Ils savent désormais manier avec expertise les techniques et les outils des effets spéciaux. 

Leurs créations sont intégrées à un film, une vidéo : monstres, aliens, dinosaures ou encore animaux sauvages peuvent être produits à partir des techniques de l’infographie et intégrés à posteriori au montage final d’un film par exemple. L’incrustation sur fond neutre est d’ailleurs l’un des rôles principaux des infographistes qui travaillent dans l’audiovisuel, au même titre que les raccords des prises de vue ou les ajouts 3D. 

 

Audiovisuel : pourquoi a-t-on besoin d’infographistes ? 

Naturellement, l’infographiste est le professionnel de l’image qui met ses compétences à contribution de la promotion d’un projet audiovisuel. C’est lui qui crée et fournit aux équipes de production les affiches des films, les flyers, les invitations à la première ou les supports de communication variés qui concourent aux opérations de promotion d’une œuvre. 

En fonction du projet sur lequel il travaille (ampleur ou budget ou rôle qui lui a été attribué), l’infographiste peut être amené à retoucher les photographies ou les vidéos qui constituent son projet. À ce titre, un infographiste qui évolue dans l’audiovisuel doit maîtriser les techniques de la 2D et de la 3D, ainsi que connaître les derniers logiciels du marché. 

L’audiovisuel recherche des graphistes spécifiquement formés afin de contribuer à la création de contenus de qualité, notamment sur le web. Le canal Internet offre une multitude de possibilités et les formats spécifiques des œuvres audiovisuelles qui y sont proposées s’adaptent parfaitement à un traitement infographiste. Montages pour les réseaux sociaux, création d’un journal audiovisuel sur le web, la Toile fourmille d’innovations et de propositions. 

Les sociétés de production et de diffusion cherchent donc à investir le net et ont besoin d’infographistes qui connaissent bien l’audiovisuel afin d’intervenir sur des projets dans le secteur en y ajoutant une dimension professionnelle et qualitative. 

Pour devenir infographiste et faire carrière dans l’audiovisuel, il faut suivre une formation spécialisée. La première étape d’un cursus spécialisé reste l’incontournable BTS Métiers de l’Audiovisuel. Le diplôme est organisé autour d’un tronc commun composé de compétences fondamentales et de quatre grandes options. Les infographistes qui souhaitent évoluer en audiovisuel doivent alors choisir l’option Montage et privilégier un cursus selon la modalité de l’apprentissage en alternance, à l’instar des formations proposées par l’ISA. 

L’infographiste est un professionnel dont le rôle s’accroît dans les projets audiovisuels en raison de l’évolution du secteur, qui s’oriente vers le numérique et les nouvelles technologies. 

PAUL LAINÉ : MASTERCLASS D’UN INGÉ SON

Publiée le 25 mai 2022

Dans la famille masterclass à l’ISA, les étudiants demandent l’ingénieur son. Paul Lainé s’installe, prêt à raconter son parcours étonnant qui l’a conduit à travailler avec Jean Giroux, Louis de Funès, Jean Gabin, Patrice Leconte ou même Maigret. 

 Masterclass Paul Lainé

Equipé de sa perche et hors champ, pour Paul Lainé, il ne fait aucun doute : les ingénieurs du son font partie des métiers de l’ombre indispensables au cinéma. Et pour décrire son parcours, un mot seulement ; rencontre. Il décroche ses premiers emplois et presque tous les suivants grâce à la magie du bouche à oreille. “Un tel cherche un tel qui connaît un tel, tout va très vite et comme on ne s’y attend pas”, confie l’ingénieur son. A rencontre, il pourrait également ajouter confiance. C’est tout un travail de gagner l’estime et la confiance des réalisateurs. “Au début, on vérifiait le son de chaque prise derrière moi, pour être sûr d’avoir le son”, aujourd’hui, la confiance qu’on lui accorde fait office de marque de fabrique. 

Tout commence le 9 janvier 1973. Cette date, il la connaît sur le bout des doigts. C’est le jour où Paul Lainé achète tout ce qu’il faut pour capter le son et déclare : “Voilà, je serai ingénieur du son”. Il alterne les films d’auteurs et les films commerciaux. Il veut garder sa passion intacte et se renouveler sans cesse. 

 

S’adapter 

Le son est un milieu où il faut savoir d’adapter en permanence. Le matériel utilisé pour le son bouge en permanence. Il évolue. Paul Lainé a vécu le passage de l’analogique au numérique : un véritable soulagement car le voilà enfin débarrassé des bobines. Sur un plateau, il faut aussi pouvoir s’adapter à l’ambiance environnante. Il se souvient encore très bien de son premier tournage sur un film onirique. “Vous vous imaginez, jeune homme tout sérieux que j’étais, à essayer de capter le son au milieu des tas de haches et de femmes en petite tenue ?”. Lui oui, et c’était un véritable coup de foudre pour le cinéma.  

L’heure tourne et déjà, il est temps de livrer un dernier conseil aux étudiants. Attention en préparant un tournage ! Ce n’est pas le réalisateur ou les décorateurs qui vont penser au siège qui grince, au parquet qui couine ou au frigo qui ventile. Ce n’est pas parce que le son est un métier de l’ombre qu’il faut s’effacer totalement. Il faut collaborer et communiquer pour enfin laisser retentir le clap et le mot qui le fait toujours autant vibrer : “Action !”. 

CINÉ-CLUB À L’ISA : INTERVIEW AVEC UN PASSIONNÉ

Publiée le 5 mai 2022

Depuis 2 ans, l’ISA possède son propre Ciné-Club. Films des années 50, films récents, films noirs et thrillers psychologiques : il y en a pour tous les goûts ! De quoi animer de nombreux débats après les projections. 

Matt Dray est enseignant à l’ISA et, depuis peu, encadre le Ciné-Club. Une projection par mois qui prend place dans l’amphithéâtre du campus de la Grange-aux-Belles, dans le Xe arrondissement de Paris. Chaises alignées, écran déroulé et yeux grands ouverts, les étudiants ont la chance d’assister à une véritable séance de cinéma. Assit sur une chaise, mais pas peu fier, Matt Dray présente son club. 

Comment est né le Ciné-Club ? 

Lorsque nous avons vécu la période des confinements et de la pandémie, et que nous avons vu l’effet qu’elle avait sur nos étudiants, nous avons décidé de les faire sortir. On a créé un Ciné-Club pour les extraire des cours en distanciel. Pour les faire venir sur le campus et les rassembler autour d’un film. On a réédité l’année suivante, et cette année encore en se disant que toute école de cinéma et d’audiovisuel méritait son propre Ciné-Club. 

Concrètement, comment ça marche ? 

“D’abord, on choisit un film avec le BDE. Un film qui est entré à sa façon dans l’histoire du cinéma, auquel les étudiants n’ont pas eu spécialement accès, qu’ils ne connaissent pas ou n’ont pas l’habitude de voir. Ou même parfois des films récents. Après, on le diffuse, dans sa langue originale s’il n’est pas en français, et puis on décide après de discuter autour du film. D’avoir une sorte de débat. Débat sur l’analyse technique du film, la mise en scène, l’histoire et puis ce que ça véhicule comme thème.” 

Son rôle au Ciné-Club est directement lié à celui qu’il exerce en tant qu’enseignant en Cinéma et en Culture Artistique et Audiovisuelle. C’est le rôle de transmettre une certaine idée de la culture. La force, la puissance de la culture comme fonction sociale. Le cinéma est un véritable messager.” 

Pourquoi faire un débat après les projections ? 

“C’est très, très, important. Parce qu’on se rend compte que les étudiants sont très demandeurs de films, d’études, … Il faut bien se rendre compte que le cinéma est un monde plus complexe et plus inaccessible qu’il n’y paraît et qui a tout un tas de propositions auxquelles ils n’ont pas pensé.  

J’ai vu un ancien étudiant, qui m’a envoyé son court-métrage de 7 minutes et qui me disait être vraiment heureux d’avoir pu découvrir des films en cours. Et que le fait d’avoir vu des films qu’il ne connaissait pas, lui a permis de reconsidérer sa manière de filmer et de faire des films.  

Ce sont des étudiants en cinéma, pas de simples spectateurs qui partent le samedi soir au cinéma en famille. Là, on est avec des étudiants qui veulent faire des films, participer à des films.” 

Comment sont choisis les films projetés ? 

« Je choisis un film parce qu’il fait réfléchir. Par exemple, la semaine dernière, j’ai choisi un film de guerre qui s’appelle Sarajevo, donc c’était aussi un lien assez fort avec l’actualité, la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Que rapporter d’une guerre ? Comment le cinéma traite le sujet ? Le cinéma comme la littérature transportent des concepts forts, sauf que le cinéma est en image, ce qui le rend encore plus parlant finalement.”  

Matt Dray l’affirme, ce club est loin de faire sa dernière projection. A l’affiche pour le 19 mai : Blade Runner. Il s’agit d’un film de science-fiction réalisé par Ridley Scott, sorti en 1982. Il s’inspire du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick, à qui le film est dédié. On espère vous voir nombreux à la projection ! 

Pour patienter, un petit avant-goût :  

Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait… 

Comment faire une adaptation cinématographique ?

Publiée le 2 mai 2022

Au cinéma, les adaptations ont le vent en poupe, en témoigne l’immense succès du dernier « The Watchmen ». Le public apprécie retrouver des thèmes, des histoires ou des personnages connus. Mais en quoi consiste cet exercice technique, et comment proposer une bonne adaptation cinématographique ? 

L’adaptation cinématographique : qu’est-ce que c’est ?  

Une adaptation cinématographique est une production audiovisuelle tirée d’une œuvre déjà existante sous une autre forme, comme un roman, un conte, un jeu vidéo ou encore une pièce de théâtre. Elle peut être fidèle à la production originale ou libre et s’en éloigner. Dans une adaptation libre, la fin peut être changée, des personnages ajoutés ou encore des péripéties modifiées.  

Il existe un très grand nombre d’adaptations cinématographiques qui ont marqué l’histoire, il est possible de citer le Seigneur des anneaux, la Planète des singes, la Liste de Schindler ou encore Harry Potter. 

En somme, une adaptation cinématographique, c’est une vision personnelle d’une œuvre. Plus précisément, il s’agit de la représentation d’un ensemble de personnes impliquées dans le processus de pré et de post-production d’une œuvre audiovisuelle.  

Attention à ne pas confondre l’adaptation cinématographique avec le remake. Dans ce second cas de figure, le médium reste le même. Il s’agit de reprendre un film afin de proposer une nouvelle œuvre audiovisuelle. C’est le cas des films l’Armée des 12 singesTheThingou encore King Kong. 

 

Quelles sont les méthodes pour faire une bonne adaptation cinématographique ?  

En premier lieu, les producteurs d’une adaptation cinématographique doivent payer des droits d’adaptation en s’assurant d’avoir reçu l’autorisation de l’auteur de l’œuvre originale. Si la production d’origine est tombée dans le domaine public, elle est alors libre de droits et il n’est pas nécessaire de contacter d’éventuels ayant droit. 

Exercice technique de haut vol, l’adaptation cinématographique fait appel à toutes les connaissances des professionnels de l’audiovisuel. En effet, le passage d’un médium à un autre nécessite que de nombreuses opérations techniques soient effectuées.  

Au moment de l’écriture du scénario, il est crucial de garder à l’esprit qu’une adaptation n’est pas un copier-coller de l’œuvre originale. Elle nécessite de bien maîtriser le support d’origine, de comprendre parfaitement l’histoire, la trame, la psychologie des personnages et l’ambiance. La forme finale du scénario d’une adaptation cinématographique doit donc conserver que les éléments essentiels de l’histoire. 

Toutes les techniques et les méthodes pour parvenir à produire une adaptation cinématographique de qualité sont enseignées dans les établissements spécialisés en audiovisuel. À titre d’exemple, l’ISA propose une préparation au BTS Métiers de l’Audiovisuel selon la modalité de l’alternance, très complète et de haut niveau académique. Ses étudiants sortants sont parfaitement aptes à proposer d’excellentes adaptations cinématographiques dès l’issue de leur cursus. 

Pour proposer une bonne adaptation cinématographique, la clé est de connaître parfaitement la production originale. C’est la condition principale afin de pouvoir proposer une adaptation fidèle à l’univers de l’œuvre originale, qui en conserve la saveur et propose une nouvelle vision aux spectateurs. 

Un réalisateur de renommée mondiale à l’ISA : Jean-Pierre Jeunet livre ses secrets de carrière

Publiée le 29 avril 2022

Masterclass quand tu nous tiens… Cette fois-ci, c’est Jean-Pierre Jeunet qui anime la soirée. Quel étudiant en école d’audiovisuel ne rêve pas de poser ses questions en direct à une célébrité mondialement reconnue ? 

Delicatessen, La Cité des enfants perdus, Alien – la résurrection, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain… et derrière toutes ces productions, un nom : Jean-Pierre Jeunet. Les Césars n’ont plus de secret pour lui, il en possède six. Même les Oscars le connaissent. Il est nommé pour celui du meilleur scénario original, et même pour celui du meilleur film étranger. Il laisse sa carrière dans la publicité loin derrière ses succès, récompensés lors de nombreuses cérémonies prestigieuses 

Il est réalisateur, scénariste, producteur et monteur. Jean-Pierre Jeunet est désormais aussi l’un des invités de l’ISA, qui, chaque mois à l’occasion des masterclass, inspirent les étudiants. Il mêle le fantastique et l’absurde, fascine avec son monde onirique, et réinvente sans cesse un quotidien qu’on ne verra plus jamais du même œil. Il conserve un humour enfantin et le public en redemande. 

 

Conseils de pro 

Jean-Pierre Jeunet n’y va pas par quatre chemins : pour être réalisateur, il faut utiliser ses mains. L’air sérieux mais les yeux rieurs, il cite Renoir : “Tout métier qui n’utilise pas ses mains est suspect”. Utiliser ses mains pour guider la caméra, mais aussi pour accompagner au mieux son équipe à travers les univers fantasques qu’il construit.  

La réalisation est également un travail de passion. Gare aux pessimistes et avis aux rêveurs : il faut toujours garder ses objectifs bien en tête et être déterminé à les remplir. Entre deux conseils et trois anecdotes, le voilà qui offre aux étudiants ébahis un exposé très clair sur les coulisses de la réalisation d’un film. Un film en particulier anime son discours. Il s’agit de Big Bug, sa toute nouvelle production, enfin disponible sur le géant du streaming Netflix. De nouvelles mains se lèvent dans l’amphithéâtre, et la masterclass continue au milieu des projecteurs. 

Quelles sont les institutions de l’audiovisuel ?

Publiée le 28 avril 2022

En France, l’audiovisuel est régi et administré par des institutions. En pleine mutation, on assiste d’ailleurs à la redéfinition des missions du CSA et de HADOPI. Quel est leur fonctionnement ? 

L’audiovisuel : un secteur régi par des institutions ? 

L’audiovisuel français est géré et administré par des institutions, comme l’INA, chargée d’archiver les fonds audios et vidéo de France. Avec 6 délégations, l’institution est présente sur tout le territoire et offre ses services au niveau local. Elle agit aussi à l’international, dans le cadre de missions d’expertise et de conseil auprès d’entreprises et d’autres organisations du monde de l’audiovisuel. 

L’institution qui contrôle le secteur de l’audiovisuel dans son ensemble est le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel). Ses missions sont diverses et variées :  

– Garantir la liberté de communication audiovisuelle. 

– Respect de personnes et du public. ` 

– Régulation technique et économique, actions d’intérêt général et de cohésion sociale. 

Au titre de ses nombreuses missions, instituées par la loi de 1986, le CSA s’assure que les programmes diffusés respectent la réglementation dans divers secteurs : la protection des mineurs, le traitement de l’information, l’organisation des campagnes électorales, etc.  

En pratique, c’est cette institution qui délivre les autorisations d’utilisation des fréquences permettant la diffusion de contenu sur des chaînes de télévision ou de radio. Parallèlement au CSA, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) effectue elle aussi une mission de contrôle et de régulation.  

Depuis le 1er janvier 2022 ces deux institutions ont fusionné afin de devenir l’ARCOM. 

 

L’ARCOM : nouvelle institution de l’audiovisuel en France 

L’ARCOM, pour Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique est lancée par la loi d’octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère du numérique. Cette autorité publique indépendante est composée de 9 membres nommés par décret pour un mandat de 6 ans non-renouvelables.  

Héritière du CSA et de HADOPI, l’ARCOM conserve les prérogatives et les missions de ces deux grandes institutions. Elle doit garantir la liberté de communication, le respect de la protection des droits et le contrôle du financement de la création audiovisuelle. Pour mener à bien ses missions, elle est en mesure de faire des recommandations et de proposer des guides au public. À titre d’exemple, elle veillera à ce que les œuvres audiovisuelles comportent des indications quant à l’âge recommandé de visionnage. Son travail vise aussi à favoriser la diversité et la créativité de l’audiovisuel français. Pour y parvenir, l’ARCOM contrôlera le respect des droits d’auteur. 

Institution régulatrice, l’ARCOM est dotée de divers pouvoirs en vue de lutter contre le piratage et les sites de retransmission en streaming illégal. Ces plateformes illicites sont inscrites sur une liste noire publiée par l’institution. Cette inscription incite les intermédiaires (publicitaires, hébergeurs, etc.) à ne plus travailler avec les sites ainsi identifiés. Les ayant droit peuvent aussi agir en justice et contacter l’ARCOM afin d’obtenir le blocage de ces plateformes. 

Pour tout connaître du fonctionnement des institutions de l’audiovisuel français, il est important de suivre une formation auprès d’un établissement spécialisé, à l’instar de l’ISA 

Les institutions du secteur de l’audiovisuel français s’adaptent aux nouveaux modes de consommation des œuvres. Elles poursuivent leurs missions d’intérêt général et de promotion de la créativité. 

Qu’est-ce que la culture audiovisuelle et artistique ?

Publiée le 27 avril 2022

La culture audiovisuelle et artistique est une matière naissante, qui se construit activement et rencontre un franc succès. Elle consiste à connaître, analyser et produire des œuvres audiovisuelles et s’enseigne dans les plus grandes écoles spécialisées.

L’audiovisuel : une culture artistique ?

Il existe une controverse quant à considérer le secteur de l’audiovisuel comme faisant partie de la grande culture artistique. En effet, la filière est souvent considérée comme à mi-chemin entre art et industrie.

Cependant, l’audiovisuel fait preuve d’une véritable culture artistique puisque le domaine est caractérisé par sa créativité, son dynamisme et sa recherche esthétique. Les œuvres audiovisuelles sont d’excellentes occasions de faire passer un message, d’utiliser les codes de l’image et de proposer des formes inédites de divertissement audiovisuel.

Pendant longtemps, il a été considéré que seules les œuvres cinématographiques pouvaient être classées comme artistiques, par opposition aux productions audiovisuelles. Les téléfilms d’aujourd’hui font preuve d’une excellente qualité de production. Ils concurrencent ainsi les films de cinéma, brouillant la frontière entre les deux genres et créant une véritable culture audiovisuelle et artistique bien à part.

L’essor des séries et leur très haute qualité de conception et de production en est la preuve. Désormais, le public se construit une culture audiovisuelle forte en consommant des programmes courts, proposés en télévision ou sur les plateformes de streaming. Les professionnels de l’audiovisuel n’hésitent plus à proposer des programmes aux formes inédites, ajoutant une touche artistique et réflexive à leurs productions.

L’audiovisuel s’est dont fait une place de choix dans le monde de la culture artistique. À titre d’exemple, l’éducation artistique et culturelle, enseignée en France jusqu’à la fin du lycée comprend désormais l’étude du cinéma et de l’audiovisuel.

Comment acquérir une bonne culture audiovisuelle et artistique ?

Il est possible de considérer que la culture audiovisuelle et artistique est un ensemble de connaissances comprenant des éléments fondamentaux afin de comprendre et d’évoluer dans le secteur audiovisuel. Ces composants peuvent être : la narration littéraire, la culture de l’image, de la photographie et du cinéma, la connaissance des sons, de l’imagerie sonore et la culture des médias.

Afin de parvenir à se construire un solide bagage en culture audiovisuelle et artistique, il est important d’opter pour une formation universitaire au sein d’un établissement spécialisé. Ce cursus doit comprendre des enseignements théoriques, orientés vers l’étude de productions audiovisuelles et animés par des enseignants issus du monde professionnel.

Cet enseignement analytique doit être complété par un apport en connaissances fondamentales, permettant de se construire une solide culture audiovisuelle et artistique. Ces connaissances de base doivent être ensuite utilisées à l’occasion de mise en projet et/ ou de stages réguliers en entreprise.

L’ISA propose à ce titre de préparer le BTS Métiers de l’Audiovisuel en donnant à chaque étudiant des bases fondamentales en culture audiovisuelle artistique.

La culture audiovisuelle artistique est en train de se construire. Les professionnels du secteur poursuivent leurs propositions inédites et gagnent un public de plus en plus large.

Quelle est la différence entre le théâtre et le cinéma ?

Publiée le 26 avril 2022

Pourtant deux arts à part entière, le cinéma et le théâtre sont très régulièrement comparés. Quelles sont les deux différences majeures qui les caractérisent, et comment tout savoir des deux disciplines ?

Théâtre et cinéma : la différence du direct

Le jeu d’acteur est différent entre un film de cinéma et une performance au théâtre. Sur scène, le jeu est moins réaliste qu’au cinéma : l’acteur doit porter sa voix et accentuer ses gestes afin d’être visible pour tous les spectateurs.

Il en va de même pour les répliques et la déclamation du texte de l’acteur de théâtre. Grâce aux raccords du cinéma, les acteurs ont la possibilité de se tromper et de reprendre leur scène afin de conserver la meilleure. De plus, lorsque l’on tourne un film, on ne joue pas l’intégralité de l’œuvre dans l’ordre de l’histoire, mais scène par scène, morceau par morceau. Ceci explique aussi qu’il existe une différence de taille dans la manière d’écrire un scénario de théâtre ou de cinéma.

Pour aller plus loin, cette différence se retrouve dans la mise en scène. Par exemple, une caméra ne cadre et n’enregistre qu’un plan spécifique, comme le visage de l’acteur. Dans ce cas de figure, le corps n’est pas pris en compte, il n’est pas visible et ne sera pas en train de jouer. Au théâtre, en revanche, l’acteur doit habiter l’espace de la scène avec l’intégralité de son corps, qui est perçu et vu par le public.

Différences entre théâtre et cinéma : la technique

Au théâtre, la scène est ouverte vers le public et visible par tous les spectateurs. Le décor doit être simple et facile à installer / désinstaller avant l’ouverture ou entre deux actes. C’est pour cette raison que la gestion et la maîtrise de l’éclairage est central au théâtre : les effets de lumière, les moments éclairés ou laissés dans le noir sont utilisés par les acteurs et les équipes afin de faire vivre leur fiction. Un changement de décor ou de costumes s’effectue à l’occasion d’une coupure de l’éclairage par exemple.

Il en va de même pour la gestion des effets acoustiques : une musique, un effet sonore ou une chanson focalisent l’attention des spectateurs sur un élément prédéfini, en permettant aux acteurs et aux assistants en coulisse d’opérer pour faire avancer la pièce.

Au cinéma, l’intervention des techniciens sur le plateau est essentielle pour obtenir un bon rendu. Mais il est aussi capital de nos jours de travailler sur une œuvre en post-production, en retouchant certaines scènes ou diverses images, en corrigeant la luminosité des enregistrements ou en supprimant des bruits de fond sur les bandes-son.

Bien maîtriser l’aspect post-production d’une œuvre cinématographique est essentiel pour faire carrière dans le secteur. À titre d’exemple, l’ISA propose un cursus d’excellence préparant au BTS Métiers de l’audiovisuel selon la modalité de l’alternance. Le cursus offre aux étudiants de bien saisir tous les aspects de ces deux disciplines, de l’écriture à la post-production en passant par la réalisation.

Les différences entre théâtre et cinéma en font deux arts spécifiques et non-interchangeables. C’est pour cette raison qu’il est vivement conseillé de suivre une formation au sein d’un établissement d’enseignement spécialisé pour faire carrière dans l’un de ces deux domaines.

Quel est le rôle du monteur truquiste ?

Publiée le 23 avril 2022

Le monteur truquiste, parfois appelé monteur VFX, est un véritable superviseur des effets visuels d’une production audiovisuelle : il crée des scènes complètes, modifie ou améliore l’esthétisme des scènes. Quel est précisément son rôle et comment se former à l’exercice du métier ?

Le monteur truquiste : expert de la post-production

Le monteur truquiste intervient lors des étapes de post-production d’une œuvre audiovisuelle. C’est lui qui modifie les séquences filmées en y intégrant des effets spéciaux aux moyens des logiciels professionnels. Il effectue aussi des opérations de finition de l’image : disparition des éléments indésirables, remise en lumière, etc. Par exemple, c’est le monteur truquiste qui élabore et intègre le générique d’une œuvre.

Attention, le rôle du monteur truquiste est différent de celui du monteur, car il est possible qu’il intervienne en intégrant aux séquences filmées des éléments extérieurs (objets, personnages, etc). C’est pour cette raison que cet expert de l’audiovisuel maîtrise parfaitement les logiciels professionnels de la création graphique.

En pratique, il opère sur les directives du réalisateur, afin de donner vie à sa vision du projet. À ce titre, il travaille au sein d’une société de production ou un studio VFX. Bien évidemment, il peut être amené à travailler au sein d’une équipe de post-production. Dans ce cas de figure, il est important qu’il fasse preuve de bonnes compétences relationnelles et sache travailler en équipe. En effet, le monteur truquiste peut évoluer et devenir superviser des effets spéciaux après quelques années d’expérience. Il peut alors obtenir une rémunération de près de 50 000 euros annuels bruts.

Comment se former pour assurer le rôle du monteur truquiste ?

Le monteur truquiste est un technicien de l’audiovisuel spécifiquement formé aux métiers de l’image. Il a suivi une formation universitaire spécialisée qu’il a débutée avec l’obtention du BTS Métiers de l’Audiovisuel. Ce diplôme d’État comprend des examens qui portent sur un tronc commun de connaissances et une grande option de spécialisation. Quatre sont au choix des étudiants : image, montage, son et gestion de production.

Pour faire carrière comme monteur truquiste, il est important de compéter son parcours universitaire d’un apprentissage pratique, axé sur l’expérience professionnelle. En effet, en apprenant au contact des techniciens en activité, les étudiants développent de véritables compétences opérationnelles : veille de leur secteur, connaissance des derniers logiciels de pointe, habitudes de travail, etc.

Pour s’assurer de réussir aux examens du diplôme, il est important de bien se préparer. C’est pour cette raison que les candidats du BTS suivent des formations d’entraînement au sien d’établissements spécialisés dans l’audiovisuel. Au sein de l’ISA, les étudiants ont la chance d’apprendre par une pédagogie de projet et l’apprentissage en alternance.

L’essor sans pareil des effets spéciaux propulse le rôle du monteur truquiste au premier plan dans l’élaboration des productions audiovisuelles. Très recherché sur le marché du travail, c’est un technicien qui démontre de compétences pratiques solides et d’un véritable esprit créatif.

Qu’est-ce qu’un sonorisateur ?

Publiée le 22 avril 2022

Le sonorisateur est un technicien de l’audiovisuel spécialisé dans la maîtrise du son : sonorisation de salle, paramétrage des installations, mise en place des équipements, etc. En quoi consiste son métier et comment bien s’y former ?

Quel est le rôle du sonorisateur ?

De manière générale, le sonorisateur est chargé de la sonorisation d’un espace. Il maîtrise à ce titre les principes et les équipements de l’acoustique. En effet, c’est lui qui est chargé de diffuser le son d’une source sonore, qu’il s’agisse d’une voix (lors d’un discours), d’une musique pendant un concert ou d’une bande-son de film.

La sonorisation regroupe toutes les techniques et les instruments permettant d’assurer la bonne diffusion du son dans un espace. C’est une discipline qui a recours à des instruments électroacoustiques de pointe, que le sonorisateur connaît bien et sait utiliser à bon escient.

Il opère en respectant la ligne directrice des équipes de production, afin de conserver l’identité de l’oeuvre tout en modulant ses opérations selon les spécificités de la salle. En pratique, le sonorisateur est le premier technicien sur place : c’est lui qui installe les équipements avant l’arrivée des artistes.

Le sonorisateur doit donc savoir travailler en direct ou en studio. Il lui faut pouvoir compter sur d’excellentes compétences techniques, mais aussi sur un relationnel stable. C’est en effet un technicien qui se doit de savoir faire passer un message : diminuer la présence de l’amplificateur de l’artiste principal, donner des conseils à un intervenant qui s’exprime trop loin de son micro, etc.

Doit-on se spécialiser pour exercer comme sonorisateur ?

Bien qu’il ne soit pas impératif de se spécialiser dans une branche de l’ingénierie du son, de nombreux sonorisateurs choisissent se s’expertiser. Ainsi, ils peuvent exercer comme :

– Mixeur façade, qui est responsable du son en salle.

– Mixeur retour de scènes, qui prend en charge les opérations de diffusion sur scène.

– Câbleur, qui connecte les équipements.

– Chargé d’installation et de réglage.

Généralement, c’est par la pratique que le sonorisateur trouvera une discipline de prédilection. Cependant, tous suivent une formation identique dans la filière technique de l’audiovisuel.

Sonorisateur : se former pour réussir

Le sonorisateur est un technicien supérieur spécialiste de l’audiovisuel. Il a suivi une formation universitaire spécialisée dans le son. En règle générale, ce parcours académique se débute avec le BTS Audiovisuel, qui peut être poursuivi au sein d’un Bachelor ou un Mastère spécialisé dans le Son.

L’ISA offre à ses étudiants de se préparer aux examens du BTS Métiers de l’Audiovisuel dans des conditions optimales. Les candidats suivent un apprentissage de haut niveau académique et sont amenés à travailler autour de la mise en pratique de leurs connaissances. Grâce à la modalité de l’alternance, ils acquièrent une expérience professionnelle parallèlement à leur cursus, ce qui s’avère propice à une insertion sur le marché du travail rapide et réussie.

Lors de la passation du diplôme d’État BTS Audiovisuel, le sonorisateur a choisi la branche de spécialisation Son.

Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées

Cette école fait partie du Réseau Skolae

Établissement d'Enseignement Supérieur Privé

CGI

Dernière mise à jour : Septembre 2025

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