Qu’est-ce qu’une source audiovisuelle ?

Publiée le 22 septembre 2022

Dans l’audiovisuel, une source est une œuvre concrète qui peut être utilisée à des fins de documentation, d’inspiration ou d’adaptation. Il en existe dans chaque discipline du secteur : sonores, imagées, vidéo, digitales. 

 

Source audiovisuelle : appuyer un propos 

Le propre d’une source audiovisuelle, c’est non seulement d’apporter une information historiquement fiable, mais aussi de renforcer le propos du créateur. 

La valeur historique de ces supports est colossale, ces sources audiovisuelles ouvrent la porte vers un monde révolu et peuvent tordre le cou à des idées reçues fausses et dangereuses. Dans le cadre du maintien de la démocratie, les sources audiovisuelles sont un véritable outil pour lutter contre les fake news. Elles proviennent d’une époque où les fichiers audiovisuels ne pouvaient pas être modifiés et attestent encore aujourd’hui de la vérité. 

Les sources audiovisuelles sont très régulièrement utilisées par les chercheurs du secteur. Dans leurs mémoires ou leurs rapports de recherche, ils s’appuient sur des documents sourcés afin d’appuyer les faits qu’ils relatent. Pour aller plus loin, les sources audiovisuelles sont aujourd’hui très utilisées à des fins de communication et de marketing. Elles permettent d’asseoir l’historicité des grandes entreprises et de leur adjoindre une valeur patrimoniale importante. 

 

Où trouver une source audiovisuelle ? 

La BNF offre une collection colossale et très complète de sources audiovisuelles imagées qui font intégralement partie du patrimoine culturel français. Sa vocation est de rassembler les collections iconographiques historiques du monde. On y trouve donc des estampes, des photographies, etc. Depuis la loi sur le dépôt légal des œuvres audiovisuelles, l’institution est aussi habilitée à analyser les nouvelles sources entrantes dans ses collections. En offrant l’accessibilité aux œuvres qu’elle protège (notamment via son site internet), elle offre à la population de redécouvrir son patrimoine audiovisuel et sonore. 

D’autres institutions assurent une mission de conservation des sources historiques audiovisuelles : l’ECPAD (l’Établissement des communications de production audiovisuelle de la Défense), l’Institut National de l’Audiovisuel, etc. 

Les grandes entreprises de l’audiovisuel disposent elles aussi de leur propre système d’archive. On peut citer à ce titre la Gaumont Pathé Archives ou l’Associated Press Archives (qui constitue le plus grand fond des agences de presse internationales). 

Savoir rechercher, utiliser et s’appuyer sur les justes sources audiovisuelles est crucial pour les étudiants du secteur qui rendent des projets professionnels de haut niveau au cours de leurs cursus. Attention néanmoins à toujours s’assurer que l’utilisation de la source soit autorisée : œuvre tombée dans le domaine public ou obtention des droits de publication auprès des ayants droit. À l’ISA, les étudiants bénéficient d’un accompagnement et d’un enseignement de haut niveau leur offrant de correctement exploiter. Ces documents et d’en tirer toutes les connaissances nécessaires pour obtenir leur BTS Audiovisuel. 

Font désormais partie des sources audiovisuelles reconnues les sites internet, qui sont protégés par la BNF au même titre que les documents « classiques ». 

Quels sont les métiers du cinéma ?

Publiée le 18 septembre 2022

Le monde du cinéma comprend une quantité colossale de métiers, tous plus passionnants les uns que les autres. Tour d’horizon de ces emplois d’exception, de la création à la production en passant par la réalisation technique d’un film. 

 

Quels sont les métiers artistiques du cinéma ? 

Selon la taille et le budget d’une production, un film de cinéma peut faire intervenir une multitude de métiers artistiques. C’est le cas notamment du décorateur-scénographe, qui met en place le décor du film après avoir déterminé avec le réalisateur les caractéristiques esthétiques de l’œuvre. Il est amené à faire de nombreuses propositions aux équipes artistiques, afin de trouver la juste mesure et de créer des décors véritablement en phase avec la vision du réalisateur.  

Il en va de même du costumier, qui doit allier à son savoir-faire technique une culture générale solide (connaissances historiques, textiles, etc.) garante du réalisme de l’œuvre. 

D’autres corps de métiers créatifs interviennent au cinéma, c’est le cas du réalisateur, du directeur artistique ou encore du scénariste. C’est ce dernier qui est en charge de l’écriture du scénario du film. Il doit donc faire preuve d’une grande imagination afin de donner toutes les indications propices à créer un univers unique et à part, cohérent pour le spectateur et compréhensible pour les équipes techniques. 

 

Le cinéma et ses métiers techniques 

Au cinéma, le cameraman a un rôle essentiel. Il pilote les mouvements des appareils d’enregistrement de l’image en fonction des indications des équipes de réalisation. Avec le chef opérateur, il anticipe les mouvements des acteurs, suit le storyboard ou le conseille à propos des points de vue à adopter. Il doit pouvoir assurer ses missions en plateau, en extérieur, voire même, depuis un hélicoptère dans le cas de prises de vue aériennes. 

Autre métier très technique dans le cinéma, l’ingénieur son (ou chef opérateur son). Ce professionnel travaille à la fois sur les plateaux de tournage et en post-production. Son objectif est d’enregistrer les pistes audio et d’en assurer la qualité finale. Il peut donc être amené à « nettoyer » les fichiers audios pour les débarrasser des bruitages parasites, ajouter des musiques de fond à une séquence filmée ou à définir intégralement (et conjointement avec le réalisateur) l’ambiance sonore du film. 

 

Métiers du cinéma : la production 

La production audiovisuelle génère de nombreux métiers dans le cinéma. Il s’agit généralement de postes à responsabilité dans l’organisation, le marketing la communication, et même les ressources humaines. Souvent employés au sein des grandes sociétés de production audiovisuelles, ces experts du cinéma assurent des missions essentielles au bon développement de l’industrie. 

On peut citer le directeur de production audiovisuelle, qui prend en charge les opérations techniques permettant de créer un film. Il établit le budget du projet, gère les demandes de financement (et suit la bonne réception des dossiers), recrute l’équipe des prestataires externes ou vérifie que le projet respecte les dispositions légales et réglementaires. Très cherché par l’industrie du cinéma, cet expert peut gagner jusque 4000 euros par mois après seulement quelques années d’expérience. 

L’exploitant de salle de cinéma est un professionnel central pour une industrie du divertissement florissante et attractive. Indépendant ou employé d’une grande société, il est chargé d’organiser le fonctionnement de ses salles et du personnel qui y travaille. Il organise la programmation des films et peut même négocier directement avec les distributeurs. 

Grâce au programme de préparation au BTS Métiers de l’Audiovisuel de l’ISA, les étudiants peuvent explorer tous les différents métiers du cinéma. 

La numérisation du cinéma a pour conséquence la création de nouveaux métiers digitaux : animateurs 2D/3D, graphistes ou experts de la réalité virtuelle. 

Comment devenir régisseur ?

Publiée le 15 septembre 2022

Responsable technique d’un spectacle, le régisseur est un professionnel au cœur de l’événement qu’il organise. Quelles sont les qualités attendues de lui et quel parcours de formation suivre pour devenir régisseur à son tour ? 

Quel profil développer pour devenir régisseur ? 

Le cœur du métier de régisseur, c’est l’organisation technique d’un tournage, d’un spectacle ou d’un plateau de télévision. Généralement, le régisseur spectacle travaille en direct, au moment même où son projet de spectacle vivant se déroule. À ce titre, c’est un excellent organisateur, doublé d’un fin connaisseur des dynamiques de l’audiovisuel. 

En pratique, un régisseur se doit d’être capable de penser une organisation rationnelle, rationalisée et efficace de tous les intervenants sur le projet qui lui est confié. Il travaille en collaboration étroite avec le metteur en scène, son objectif est d’ailleurs de réaliser sa vision de l’œuvre. 

Le régisseur doit donc être en mesure de comprendre la vision artistique du metteur en scène (il a une sensibilité forte, qu’il cultive au fil de son expérience professionnelle), tout en inscrivant les opérations techniques du tournage dans un cadre budgétaire strict. Le régisseur est donc parfaitement au fait des contraintes qui pèsent sur les sociétés de production et sait trouver les solutions les plus pertinentes aux problèmes organisationnels rencontrés sur un tournage. 

En somme, pour devenir régisseur, il faut aimer les arts vivants (théâtre, danse, cinéma, etc.) et faire preuve d’un esprit organisationnel et structuré. 

 

Devenir régisseur : obtenir son BTS Audiovisuel 

Pour espérer devenir régisseur, il faut en premier lieu obtenir son BTS Métiers de l’audiovisuel puis cumuler rapidement de l’expérience professionnelle. 

Le BTS s’organise autour d’un tronc commun et de quatre grandes options de spécialisation. Pour devenir régisseur, il faut choisir la branche de la gestion de production. Au titre de cette option, les étudiants apprennent les techniques la gestion de projet, le suivi administratif d’un projet audiovisuel ou encore maîtrisent la chaîne de production audiovisuelle. 

Attention, il est possible d’opter pour une autre branche et se spécialiser dans un seul secteur et devenir régisseur son ou lumière, par exemple. 

Cependant, pour se faire embaucher dans l’audiovisuel, obtenir son diplôme ne suffit pas. Il s’agit d’un milieu au réseau fermé, qui ne peut être abordé que grâce à l’expérience et les contacts professionnels adéquats. C’est pour cette raison qu’il est préconisé d’opter pour une préparation au BTS qui bénéficie de l’apprentissage en alternance. Cette modalité offre aux étudiants de se préparer sereinement au passage des examens, tout en mettant rapidement un pied dans le milieu professionnel de l’audiovisuel. 

À l’ISA, les étudiants intègrent les meilleures structures de l’audiovisuel et développent ainsi rapidement des compétences opérationnelles qui intéressent les recruteurs du secteur. 

En début de carrière, le régisseur peut obtenir un salaire aux alentours des 1500 euros mensuels. Cette rémunération est susceptible d’évoluer rapidement, en fonction de ses compétences et de l’entreprise qui l’emploie.

Pourquoi faire une alternance dans l’audiovisuel ?

Publiée le 13 septembre 2022

L’audiovisuel est un milieu au réseau professionnel fermé et dont les méthodes de recrutement se basent principalement sur l’expérience professionnelle. Pour parvenir à y pénétrer, rien de mieux que suivre une formation en alternance dans un établissement spécialisé en audiovisuel. Zoom sur les avantages à opter pour ce rythme d’apprentissage.

L’audiovisuel : un secteur propice à des études en alternance

L’audiovisuel est un secteur complexe à aborder : multidisciplinaire et technologique, il est important de se former pour y travailler. C’est aussi un domaine caractérisé par son très haut niveau de technicité. Les techniciens en audiovisuel sont en effet amenés à manipuler des équipements de haut niveau technique et qui évoluent constamment selon l’avancée des nouvelles technologies. 

Très ancré dans la pratique et sur le terrain, l’audiovisuel est un secteur concret, pour lequel il est conseillé de se former en alternance. Dans ce milieu, l’expérience professionnelle est un atout de poids et de nombreux recruteurs privilégient un parcours axé sur la pratique plutôt qu’un profil trop académique. 

Études en audiovisuel : être autonome grâce à l’alternance

L’alternance, c’est une modalité d’apprentissage selon laquelle l’étudiant est pris en charge par une entreprise d’accueil afin d’observer ses activités et de contribuer à certaines de ses activités professionnelles. 

À ce titre, l’alternant se voit rétribué d’une somme correspondante à un salaire (60 à 80 % du SMIC selon les contrats d’apprentissage). Il est donc considéré comme un salarié et jouit des mêmes avantages pendant toute la durée de sa formation. 

Cet argent lui offre de pouvoir suivre ses études sans avoir besoin de travailler à côté pour payer son loyer ou ses loisirs. Indépendant, mais aussi concentré sur son cursus, l’étudiant en alternance multiplie ainsi ses chances de réussite. 

 

Alternance : ouvrir les portes des meilleures écoles d’audiovisuel 

Généralement, les écoles spécialisées en audiovisuel présentent des frais de scolarité élevés. Ils sont pleinement justifiés par la qualité des locaux et des équipements techniques mis à disposition des étudiants. Néanmoins, ils peuvent rendre l’accès à ces établissements difficile.  
 
Or, avec un contrat d’alternance, tout ou partie des frais de scolarité des étudiants peuvent être pris en charge par son entreprise d’accueil. 

 

Alternance et audiovisuel : se démarquer 

En apprenant sur le terrain, au contact des techniciens professionnels qui évoluent dans l’audiovisuel, les alternants se constituent dès le début de leurs études un carnet d’adresses. L’audiovisuel est un milieu qui fonctionne au contact et au talent. Il est donc crucial de développer rapidement un savoir-être et un profil unique propice à attirer les recruteurs et à marquer les mémoires. 

Les professionnels de l’audiovisuel travaillent d’ailleurs au sein d’équipes transdisciplinaires. En multipliant les stages en immersion et en alternance, les étudiants découvrent des personnalités, avec lesquelles ils auront plus tard envie de travailler. 

 

Alternance : le plus haut taux de réussite au BTS Audiovisuel 

Les experts de l’enseignement et les professionnels de l’audiovisuel attestent que le plus haut taux de réussite au BTS Audiovisuel se retrouve au sein des établissements proposant une préparation au diplôme selon la modalité de l’alternance. 

C’est ce qu’offre l’ISA : se former en alternance et bénéficier de cours techniques de haut niveau animés par des professionnels de l’audiovisuel. 

L’alternance, c’est un puissant tremplin à l’insertion professionnelle dans le milieu de l’audiovisuel et un gage d’acquérir de solides compétences opérationnelles. 

Quels sont les différents supports audiovisuels ?

Publiée le 30 août 2022

Le monde de l’audiovisuel est dominé par deux types de supports : le format analogique et le format numérique. L’analogique enregistre l’intégralité d’une onde audio ou d’une image, tandis que le numérique le restitue en fonction d’une multitude de mesures ce signal dans le temps. 

Quels sont les supports historiques des œuvres audiovisuelles ? 

Quelques formats iconiques de l’audiovisuel ont traversé les siècles et les modes, c’est le cas du célébrissime disque microsillon (parfois appelé vinyle ou 33 tours). Il s’agit du principal support d’enregistrement sonore et de diffusion audio de toute la seconde moitié du XXe siècle. 

Au cinéma, les œuvres audiovisuelles sont longtemps enregistrées et projetées sur une pellicule. C’est un support souple dont la largeur est variable et la superficie recouverte d’une variété de couches de produits réactifs à la lumière (et proche de la photographie argentique). Perforée, la pellicule est entraînée mécaniquement par le projecteur afin de faire rapidement défiler les images qu’elle contient. 

La cassette vidéo, composée d’une bande magnétique, est l’un des derniers supports analogiques de l’industrie audiovisuelle. Pour la visionner, il faut la passer dans un magnétoscope. Au même titre que la cassette audio, elle tombe en désuétude dans les années 2000, s’effaçant face au raz-de-marée numérique. 

 

Supports audiovisuels : les formats numériques 

Les supports numériques ont intégralement colonisé l’industrie de l’audiovisuel. Dans le cinéma, ce sont 99 % des films qui sont désormais tournés dans ce format. Les professionnels de l’image, équipés de matériel dernier cri, ont désormais un choix de supports très varié :  Quadruplex, EBU-C, etc. La numérisation du son transforme l’onde en une succession de 0 et de 1 qui peut alors être enregistré au même titre que n’importe quel autre fichier. 

Les supports numériques, bien plus flexibles et pratiques, ont conduit à repenser les modes de diffusion des œuvres audiovisuelles digitalisées. C’est l’exemple de l’apparition (et du développement colossal) du streaming et des grandes plateformes de VOD. 

Le support numérique est pleinement adopté par l’industrie audiovisuelle et intégré aux institutions conservatrices de l’État. La BNF a d’ailleurs récemment procédé au dépôt légal des sites web. Elle en protège le contenu (audiovisuel) et enregistre les URL au même titre qu’elle conserve les DVD et les bobines de cinéma. 

L’avènement du numérique offre de produire des œuvres audiovisuelles sans cesse plus qualitatives et fournies. Les techniciens du son et de l’image peuvent désormais revenir sur les enregistrements et les améliorer en post-production. Toutes les quatre grandes options de spécialisation du BTS Métiers de l’Audiovisuel comprennent une découverte des supports traditionnels de l’audiovisuel et la maîtrise des formats dématérialisés. Avec l’ISA, les étudiants accèdent à un programme de formation de haut niveau, propre à leur garantir la réussite aux examens du diplôme. 

Les Archives nationales ont aussi pour mission de classer, conserver et valoriser les documents audiovisuels, quel que soit leur support. Leurs collections témoignent de la richesse des supports audiovisuels classiques : 33 tours, bobines, bandes magnétiques, cassettes vidéo, DVD, Blu-ray, etc. 

Qu’est-ce que l’habillage sonore ?

Publiée le 28 juillet 2022

L’habillage sonore est une étape de post-production incontournable d’une émission radio, d’une chronique ou d’un podcast. Il consiste à intégrer aux séquences des composantes audio, des musiques ou des blancs et favorise la reconnaissance du programme pour les auditeurs. Zoom sur un incontournable de la post-production audio. 

L’habillage sonore, c’est quoi ? 

Généralement, l’habillage sonore est pratiqué par les professionnels des médias audiovisuels, bien que ses techniques de bases puissent également être appliquées à une œuvre de plus grande ampleur. Il s’agit d’incorporer à un contenu vidéo des éléments sonores facilitant sa reconnaissance et/ ou sa mémorisation par le grand public. 

L’habillage sonore peut aussi s’appliquer à un format audio, en incorporant à une émission un jingle, par exemple. Cet élément audio vient marquer le début et la fin de l’intervention du présentateur ou indique à un auditeur qui vient de rejoindre l’antenne quelle émission il écoute. Il en va de même pour le générique, très utilisé dans les séries : cet élément de l’habillage sonore peut parfois véritablement concourir au succès du show. 

Enfin, l’habillage sonore crée l’ambiance de l’œuvre audiovisuelle. Par exemple, dans une émission culturelle, les blancs ou les vides sonores sont très utilisés afin de lasser le temps à l’auditeur de réfléchir ou d’assimiler une information. Il en va de même pour les bruits de fond réalistes, qui sont souvent volontairement conservés par les professionnels de l’habillage sonore d’un reportage audio. 

 

L’habillage sonore : la technique 

Il existe plusieurs éléments d’habillage sonore : 

– Le jingle. 

– Le sweeper. 

– Le liner. 

– Le tapis, etc. 

Afin de déterminer comment les intégrer à une émission, les professionnels suivent une méthode rigoureuse composée de plusieurs étapes : 

– Écriture des textes le cas échéant et enregistrement des voix off. 

– Nettoyage des éléments de l’habillage sonore. 

– Choix de la musique et du sound design. 

– Mixage et pré-mastering. 

 

Comment travailler dans l’habillage sonore ? 

En raison de sa puissance d’impact auprès du public, qui identifie plus aisément une marque ou une entreprise, l’habillage sonore revêt un enjeu de taille pour les sociétés et les grands groupes de production audiovisuelle. 

L’habillage sonore permet aussi de fidéliser le public d’une émission et c’est à la radio qu’il revêt le plus d’enjeux pour les professionnels . Par exemple, les émissions matinales, dites parfois prime time connaissent des pics d’audience colossaux. Elles attirent de ce fait les annonceurs, qui accordent une très grande importance à l’habillage sonore. 

Pour tout connaître de l’habillage sonore, il faut suivre une formation professionnalisante en école d’audiovisuel. La première étape d’un bon parcours d’étude, c’est d’obtenir le BTS Métiers de l’Audiovisuel. Ce diplôme d’État se prépare dans des établissements spécialisés et s’articule autour d’un tronc commun et de quatre grandes options : gestion, image, montage et son. Maîtriser l’habillage sonore est possible grâce à la préparation premium proposée aux étudiants en spécialité Son de l’ISA. 

L’habillage sonore est nécessaire à la création de contenus audios qui marchent et qui sont agréables à écouter pour les auditeurs. 

ANDRÉ DUSSOLLIER À L’ISA : LA MASTERCLASS

Publiée le 25 juillet 2022

Apartés indispensables de l’ISA, les masterclasses de l’ISA permettent aux étudiants d’apprendre toujours plus de choses sur le cinéma. Grâce à André Dussollier, ils vont pouvoir se placer du point de vue acteur de l’industrie du cinéma. 

André dussollier

Les étudiants de l’ISA finissent l’année en beauté en rencontrant André Dussollier, acteur de 49 ans de carrière. Récompensé à 4 reprises, l’acteur français a un parcours impressionnant. Ce qu’il a fait entre 1993 et 2002 ? Oh, trois fois rien. Il a “juste” remporté trois Césars pour le meilleur acteur et le meilleur acteur dans un second rôle. Et, pour bien faire, il reçoit un Molière en 2015. Sa carrière, il la commence dès ses 10 ans où il montre pour la première fois ses talents de comédien lors de son spectacle de fin d’année à l’école. 

Il brille en cours d’art dramatique, sort du Conservatoire avec un premier prix et bouscule la comédie française. Il est partout et veut tout faire. Les films d’auteurs autant que les films populaires. Néanmoins, André Dussollier a une petite préférence pour les rôles de séducteur. Ce qui ne l’empêche pas de se renouveler quelques fois. 

 

Un homme de voix 

Difficile de ne pas reconnaître ce visage, mais si toute fois vous avez un doute, il vous suffit de tendre l’oreille. La voix qui résonne dans l’amphithéâtre de l’école est au moins aussi connue que son propriétaire. Par exemple, il incarne la voix du narrateur dans Amélie Poulain ! En grand amateur de radio, il s’y exerce aussi quelque temps. Il est également très demandé en tant que voix de documentaire ou de lecteur de textes. 

De quoi être fier de son coffre c’est sûr, mais André Dussollier est avant tout un acteur. Il a interprété une multitude de rôles dans des dizaines et des dizaines de films. Par exemple : 

  • Boîte Noire 

  • Diplomatie 

  • Mauvaises Herbes 

  • Un cœur en hiver 

  • Ne le dis à personne 

  • 36, quai des Orfèvres 

  • Adopte un veuf 

Portrait du réalisateur et producteur David Fincher

Publiée le 18 juillet 2022

Reconnu dans le monde entier, primé de nombreuses fois et adulé par ses pairs, David Fincher est un réalisateur et producteur de génie accompli et reconnu. Qui est-il et comment est-il parvenu à faire une telle carrière ? 

David Andrew Leo : Fincher avant le réalisateur 

 Né en 1962 à Denver, Colorado, David Fincher grandi en Californie (il est d’ailleurs voisin de Georges Lucas, dont il admire le travail et avec qui il collaborera). 

 Très tôt, le jeune homme commence à réaliser des films avec une caméra 8mm en s’inspirant des classiques du western : Butch Cassidy et Le Kid, notamment. 

 

David Fincher : des débuts chez le réalisateur George Lucas 

David Fincher commence véritablement sa carrière de réalisateur en intégrant la société d’effets spéciaux de Georges Lucas, Industrial, Light and Magic. Il y travaille sur les effets spéciaux des grandes productions comme Le Retour du Jedi ou Indiana Jones. 

Il lance ensuite sa propre société de production, Propaganda Films et propose des publicités et clips musicaux. Son travail attire l’intérêt de Nike, Pepsi ou Madonna qui le hissent au rang de surdoué du visuel. Il réalise alors de très nombreux clips musicaux pour Madonna et Michael Jackson notamment. 

Au cours de sa carrière de réalisateur et producteur de publicités, Fincher se fait remarquer avec un spot pour l’American Cancer Society en montrant un fœtus en train de fumer (la publicité visait à sensibiliser les femmes enceintes des dangers du tabac pendant la grossesse). Cette publicité choc attire à lui les regards d’Hollywood. 

 

Le réalisateur David Fincher à son apogée 

C’est à 29 ans que Fincher entre chez Fox et signe son premier long-métrage : Alien 3. Se sentant enfermé, le réalisateur part rapidement pour une société de production indépendance (à l’époque) : New Line Cinéma et réalise le thriller Seven. S’il trébuche avec The Game, non sur la qualité de l’œuvre, mais sur ses résultats au box office, David Fincher revient en 1999 avec Fight Club et signe un film culte. 

Avec Zodiac, sorti en 2007, David Fincher marque les esprits et initie une série de succès retentissants : L’Étrange Histoire de Benjamin Button puis The Social Network et Millenium. C’est en 2014 que sort The Gone Girl, qui rafle 367 millions de dollars de recettes et est très bien accueilli par la critique. 

 

Fincher : réalisateur de cinéma mais pas que 

David Fincher a aussi réalisé des œuvres sous la forme de séries à succès, comme la très célèbre House of Cards ou l’excellente Mindhunter. Récemment, fin 2020, il a proposé un long-métrage pour la plateforme Netflix, Mank. Avec le géant du streaming, Fincher signe aussi « The Killer », une adaptation de la bande dessinée française Le Tueur (d’Alexis Nolent et Luc Jacamon). 

Connaître une carrière comme celle de Fincher, c’est possible à condition de bien se former et de s’exercer sans discontinuer. Mettre un pied dans la réalisation audiovisuelle se commence immédiatement après le baccalauréat, avec l’obtention du BTS Métiers de l’Audiovisuel. Pour préparer ce diplôme, les étudiants de l’ISA sont invités à suivre de nombreux stages en alternance, ce qui leur garantit de réussir aux examens. 

David Fincher est un excellent réalisateur, qui a su se nourrir de son expérience dans le milieu de l’audiovisuel pour mûrir et évoluer. 

Plateformes de streaming : quel impact sur les salles de cinéma ?

Publiée le 11 juillet 2022

Il est indéniable que l’essor et la démultiplication des plateformes de streaming ont eu un impact colossal sur l’industrie du cinéma. L’IFOP dresse un état des lieux de la situation. Menée auprès de plus de 2000 personnes, âgées de 15 ans et plus, une récente étude offre une vision des audiences des géants de la VOD, qui ne publient que très rarement ces résultats. 

 

Streaming : la fin du cinéma ? 

L’étude de l’IFOP permet de constater une désertion des salles obscures de la part de près de 40 % des internautes abonnés à une plateforme de streaming. Près de 12 % des interrogés déclarent ne plus du tout aller au cinéma, sachant que plus de la moitié des Français est abonné à un service de VOD. 

 Plusieurs raisons expliquent que la balance tend en faveur du streaming : 

 – Le confort de visionner une œuvre choisie depuis chez soi. Cela va de pair avec les nouvelles habitudes de consommations, rendues possibles suite à la pandémie de Covid-19. 

 – L’attrait de la programmation offerte sur les plateformes. En effet, 52 % des personnes interrogées dans l’étude indiquent de préférer nettement les séries, contre seulement 18 % encore très attirés par les films. Il en va de même pour les films d’auteur, qui n’ont qu’une audience de 5 % sur les plateformes en ligne et n’attirent guère plus en salle. 

 – Le prix de l’abonnement, plus économique sur une plateforme en ligne qu’en salle pour une offre bien plus vaste et illimitée. 

 On est donc en droit de se demander si les géants de la VOD ne viendraient pas à bout des salles obscures.  

Cinéma : comment tirer parti du streaming ? 

L’industrie du cinéma n’a cependant pas dit son dernier mot et propos de nombreuses initiatives pour séduire de nouveau le public. Les géants de la distribution cinématographique, comme Warner Bros, favorisent à ce titre des projets hybrides, comprenant la sortie simultanée de leurs productions en salle comme sur plateforme. C’est le cas des films Suicide Squad, Dune ou Matrix Resurrections. Cependant, à l’heure actuelle, les résultats au box office de ces productions ne sont pas engageants, à part Dune, qui a su se faire reconnaître du grand public en salle. 

Ce qui offre à l’industrie du cinéma de tirer son épingle du jeu, ce sont les moyens à sa disposition et les équipements en salle. Ainsi, le dernier Spider-Man : No Way Home a engrangé quelque 1,8 milliards de dollars. Ce succès s’explique par la haute qualité du film et les dispositifs 3D accessibles en salle. 

En France, le système de la chronologie des médias offre au cinéma de conserver sa place face aux plateformes de streaming. Depuis les années 1980, la diffusion des films ne peut intervenir que 17 mois après leur sortie en salle (contre 36 mois auparavant). 

Se former à l’audiovisuel dans son ensemble est une option intéressante pour qui souhaite faire carrière dans le secteur. Afin de savoir élaborer ou produire des œuvres pour les plateformes de streaming comme pour le cinéma, il faut commencer son parcours avec l’obtention du BTS Métiers de l’Audiovisuel. À ce titre, l’ISA offre une préparation aux examens qui bénéficie de la modalité de l’apprentissage en alternance. 

Le cinéma n’est pas prêt à abandonner face aux plateformes de streaming et les salles obscures rivalisent d’idées séduisantes, donnant une seconde vie à l’industrie. 

Quelles sont les missions d’un chargé de production ?

Publiée le 4 juillet 2022

Gestion des équipes, organisation des étapes de tournage, analyse et anticipation des besoins humains et matériels : le métier de chargé de production revêt un grand nombre de missions. Zoom sur ce professionnel de l’audiovisuel, fin organisateur au sens artistique. 

En quoi consiste la mission principale du chargé de production ? 

Le chargé de production travaille sous les indications du directeur de production en vue d’organiser concrètement le tournage du projet sur lequel il travaille. Il peut exercer son métier dans une société de production ou mener à bien ses missions au sein d’une compagnie de spectacle. Nombreux sont aussi ceux qui travaillent dans une chaîne de télévision. 

La mission principale du chargé de production, c’est de s’assurer que sur le tournage, tout se passe comme prévu. En réalité, c’est un métier central dans le cadre de la création d’une œuvre audiovisuelle. En effet, le chargé de production intervient à toutes les étapes qui constituent un tournage. 

En amont, il effectue le repérage des lieux du tournage afin d’en déterminer les contraintes techniques. Cette analyse lui permet de déterminer quels vont être les moyens logistiques nécessaires au tournage et les moyens humains incontournables pour mener à bien le projet. À ce titre, il peut d’ailleurs contribuer aux opérations de recrutement des équipes techniques. 

Pour présenter un projet complet aux équipes de production et au réalisateur, le chargé de production évalue les coûts de l’intervention de ces moyens et leur fournit lui-même un plan budgétaire. 

Toujours avant le tournage proprement dit et afin d’organiser convenablement l’intervention de tous les techniciens, le chargé de production peut aller jusqu’à contacter les prestataires, demander les autorisations auprès des autorités compétentes (fermeture d’une voie, occupation de la route, etc), ou encore négocier les contrats avec des fournisseurs. 

Ses missions d’organisateur vont plus loin, et c’est encore lui qui organise la logistique quotidienne du tournage : transport des équipements, des repas et hébergement des équipes, etc. Planning des techniciens, des prestataires et des intervenants extérieurs ou encore respect des règles de sécurité sont à sa charge. 

 

Chargé de production : le suivi au moment du tournage 

La mission du chargé de production ne s’arrête pas là. En effet, il est physiquement présent tout au long du tournage. C’est lui qui est le mieux à même de solutionner des situations problématiques, puisque c’est lui-même qui a organisé les opérations pré-tournage. 

Il est le centralisateur de tous les échanges et des flux d’informations pendant le projet : demandes des prestataires, questions du personnel, problèmes techniques, retards, etc. À ce titre, il fait preuve d’un excellent relationnel et sait travailler avec les responsables et directeurs de projet au même titre qu’avec les techniciens sur le tournage. Bien souvent, le chargé de production a d’ailleurs commencé sa carrière comme régisseur ou assistant de production. 

Pour mettre un pied dans le milieu de l’audiovisuel et évoluer afin de devenir chargé de production, il faut d’abord et avant tout se former et cumuler de l’expérience professionnelle. C’est ce que propose l’ISA à ses étudiants : apprendre au sein d’un établissement spécialisé dans l’audiovisuel tout en bénéficiant de nombreux stages en alternance et de projets pratiques. 

Chargé de production, c’est un métier aux multiples missions. Véritable passionné de l’audiovisuel, il fait preuve de qualités organisationnelles de haut vol et d’une grande résistance au stress. 

Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées

Cette école fait partie du Réseau Skolae

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Dernière mise à jour : Septembre 2025

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