Tout savoir sur l’évolution de la caméra

Publiée le 19 juin 2023

Visuel - évolution caméra

La caméra, c’est cet appareil qui permet d’enregistrer les images des films, des documentaires, des émissions télé ou de ses meilleures vacances. Incontournables de l’audiovisuel, les équipements d’aujourd’hui font preuve d’un très haut niveau de technologie et de rendu. Retour sur l’histoire de l’évolution de la caméra. 

De la photographie à l’image animée 

L’évolution de la caméra est, pendant longtemps, liée de près aux innovations photographiques. En effet, la caméra enregistre une suite de plans photos qui sont ensuite présentés successivement afin de recréer l’impression de mouvement. En 1883, un médecin français développe son « fusil photographique », qui préfigure les caméras contemporaines. Pour étudier le vol des oiseaux, il remplace le barillet de son fusil par une plaque circulaire où 12 images sont impressionnées en une seconde. Il perfectionne son concept en utilisant quelques années plus tard le chronophotographe.

Le principe de la chronophotographie consiste alors à prendre une série de clichés à des intervalles très courts. Étienne-Jules Marey, son inventeur, l’utilise pour analyser le mouvement de ses sujets. Il s’inspire très directement du travail de Muybridge qui avait photographié en 1878 la course d’un cheval à diverses allures en utilisant douze appareils photographiques placés côte à côte et déclenchés successivement.

Plus tard, on continue d’utiliser les plaques photographiques, mais en remplaçant le bromure d’argent par du collodion. Néanmoins, le temps de pause requis pour voir apparaître l’image reste long et ne permet pas de capter des plans séquentiels suffisamment rapprochés pour véritablement donner l’illusion du mouvement. Marey développe alors une nouvelle méthode, la chronophotographie sur plaque fixe.

Dans une chambre photographique (une camera obscura), il place un disque obturateur tournant percé de dix fentes. L’obturateur effectue près de 10 tours par seconde et les images sont réunies sur une plaque fixe unique (avec un temps de pose allant jusqu’à 1/1000 de seconde). Marey poursuit son travail et développe la méthode géométrique.

On retient dans l’histoire de l’évolution de la caméra que le premier kinétographe est élaboré par Edison. Il adapte au système de Marey une pellicule celluloïd de 35 mm perforée sur deux rangs. Développé en 1882, ce procédé permet de mieux contrôler la vitesse de défilement de la bande. Pour voir le film, on regarde les images depuis l’œilleton d’une boîte en bois.

C’est après sa présentation à Paris en 1894 que les frères Lumière se lancent dans l’aventure et produisent l’année suivant le cinématographe. En combinant caméra et projecteur, les Lumière peuvent filmer où ils le souhaitent, leur premier essai ayant été pris au Grand Café de Paris en 1895. Après eux, l’évolution des caméras modernes et argentiques est marquée par l’utilisation de divers systèmes de griffes. 

Évolution de la caméra dans les années 20 : vers l’art du cinéma 

On considère que la première caméra est créée en 1888 par Eastman sous la marque Kodak. Pendant longtemps, et jusqu’au milieu des années 20, les caméras fonctionnent avec une manivelle à enclenchement mécanique, d’où l’expression « ça tourne ». Il faut attendre 1925 pour voir un moteur électrique intégré à une caméra.

Déjà certains modèles de caméras argentiques sont portables à main et c’est d’ailleurs dès le début du siècle que l’on voit les premiers montages et effets spéciaux réalisés. Méliès présente par exemple le « voyage dans la lune » en 1902, retenu comme le premier film de science-fiction.

La nécessité de munir les caméras argentiques d’un système de motorisation provient de la sonorisation du procédé. Le rythme de l’enregistrement des images doit, en effet, être parfaitement synchronisé avec le passage du son.

Les progrès de la photographie profitent à l’évolution de la caméra et, avec le développement des pellicules modernes, les particuliers accèdent également aux caméras dans l’entre-deux guerres. En 1927, les caméras parviennent à enregistrer le son sur une partie de la pellicule (en réalité, un disque de phonographe). Le film « The Jazz Singer » est d’ailleurs le premier film parlant et sonore.

Dans les années 1950, l’évolution des technologies du son permettent de développer des procédés d’enregistrement magnétiques. 

Visuel - évolution caméra

La caméra : évolution du film en couleur et passage au numérique 

Les évolutions se poursuivent et, en 1932, la caméra Technicolor trichome filme même en couleurs. La caméra gère trois négatifs à la fois, qui sont entraînés dans un synchronisme parfait. Un négatif est sensible au rouge, l’autre au vert et le dernier au bleu. Disney, peu intéressé par les procédés bichromiques, va adopter la version trichrome pour une de ses Silly Symphonies (des arbres et des fleurs).

Avec la couleur, la caméra se démocratise et on voit débarquer en 1965 la célébrissime Super 8, accessible à tous. Facile à utiliser et à transporter, elle propose un zoom et un réglage automatique de l’exposition.

On développe les premiers systèmes en relief préfigurant la 3D dès les années 50. Deux projecteurs sont couplés en salle pour envoyer deux images stéréoscopiques sur l’écran. Les années 1970/1980 sont marquées par l’évolution des innovations et les caméras s’ouvrent aux particuliers. Le grand public peut s’offrir un caméscope dès 1983, alors commercialisé par Sony. Les évolutions technologiques permettent d’équiper les salles obscures d’un système Dolby.

Dès 1990, l’évolution des nouvelles technologies permet de filmer en numérique. C’est le boom des caméras digitales, utilisées pour la vidéo-surveillance, pour dialoguer en ligne, envoyer des vidéos, etc. L’évolution des caméras et le passage au cinéma numérique date des années 2000. Certains experts considèrent même que c’est en 2009, avec la sortie du film Avatar, que les cinémas se sont pleinement convertis au numérique, ce qui a permis de poursuivre l’évolution technologique des caméras.

Les étudiants de l’ISA qui souhaitent obtenir leur BTS Métiers de l’Audiovisuel apprennent tout de l’évolution de la caméra à travers l’histoire. La constitution d’une solide culture générale en la matière leur offre une vision globale du secteur de l’audiovisuel et leur permet de se constituer une solide base de connaissances fondamentales dans leur futur métier.

La technologie des caméras se poursuit : elles sont aujourd’hui de taille minuscule et peuvent même s’intégrer aux smartphones tout en maintenant un très haut niveau de rendu.

Focus sur la formation BTS Métiers de l’Audiovisuel, option Gestion de Production

Publiée le 27 octobre 2023

La gestion de production dans le cinéma est un aspect essentiel dans la réalisation d’un film. Elle englobe l’ensemble des activités qui visent à planifier, coordonner et superviser les divers éléments nécessaires à sa production, de la pré-production à la post-production jusqu’à sa sortie en salle.  

La gestion de production est une discipline riche et variée qui concerne l’ensemble des activités, des outils et des méthodes de conception, de planification et d’administration de la production des œuvres audiovisuelles. Il s’agit de la mise en place du suivi administratif, juridique et financier d’un projet.  

 

BTS Métiers de l’Audiovisuel : une formation complète 

 

Au sein de, il est possible de suivre la formation BTS Métiers de l’Audiovisuel – option Gestion de Production. Ce cursus de deux ans permet aux étudiants de suivre un parcours d’apprentissage caractérisé par son haut niveau académique et technique. Les cours donnés au sein de l’établissement sont élaborés et pris en charge par des intervenants professionnels en activité spécialisés en BTS, qui offrent des contenus actualisés, représentatifs de la réalité de l’industrie de l’audiovisuel. Cet apport est ensuite complété par des modalités d’entraînement variées : workshops et projets professionnels mais surtout par l’alternance possible dès la première année à l’ISA. L’école dispose également de matériel haut de gamme, ce qui permet aux étudiants de travailler dans des conditions professionnalisantes. Ce diplôme d’Etat offre une formation professionnelle qui vise à former des techniciens polyvalents dans le domaine de l’audiovisuel.  
 

 

Un meilleur apprentissage grâce aux cours et à l’alternance    

 

Les étudiants voulant effectuer un BTS Métiers de l’Audiovisuel à l’ISA ont le choix entre différentes options :  option image,option montage, option son et option gestion de production 

 

Parmi les nombreux cours dispensés en tronc commun on retrouve les Techniques de Mise en Œuvre (TMO), ces cours pratiques permettent d’apprendre à se servir du matériel dans différentes situations professionnelles. On retrouve des cours plus théoriques comme la Culture Audiovisuelle et Artistique (CAA) regroupant l’histoire de l’art, le cinéma, la télévision, le documentaire et les analyses filmiques et littéraires. Mais aussi des cours sur l’Environnement Économique et Juridique (EEJ) qui sont axés sur les institutions de l’audiovisuel ainsi que les droits qui y sont relatifs. 

 

Le BTS Métiers de l’Audiovisuel option Gestion de Production, dispose aussi de matières spécifiques : permettant de maîtriser la chaîne audiovisuelle (de la captation du signal à la diffusion), de comprendre la gestion du suivi administratif, juridique et financier d’un projet audiovisuel. Également de suivre l’évaluation des besoins humains, techniques et financiers, de savoir planifier et organiser la logistique, mais aussi déterminer les besoins et ressources nécessaires avec les équipes techniques. 

 

Grâce à la modalité de l’apprentissage en alternance, les étudiants ont la possibilité de mêler théorie et pratique. Cela leur permet de cumuler immédiatement de l’expérience professionnelle et de se créer un carnet d’adresses. Au cours de leurs cursus, les élèves sont accompagnés tout du long par la cellule relation entreprise (CRE). Afin d’assister les étudiants, une aide à l’élaboration du CV et à la préparation d’entretiens est proposée. Des entretiens avec les entreprises partenaires (Speed meetings) sont régulièrement organisés pour leur permettre de décrocher une alternance.  

 

 

Les différents débouchés 

À l’issue de ses deux ans de formation, les étudiants sortant de l’ISA maîtrisent l’ensemble des techniques du secteur. Ils sont en mesure de suivre toute la chaîne audiovisuelle : élaboration, captation du contenu, diffusion, etc. Les élèves obtiennent également une vision globale des contraintes de chaque corps de métier qui intervient sur un projet. S’ils le souhaitent, ils ont la possibilité de continuer leurs études au sein de l’ISA dans latroisième année de Bachelor Image / Montage (AV) en alternance. 

Quant aux débouchés professionnels, ils sont nombreux. Les diplômés peuvent travailler dans des sociétés de production audiovisuelle, des chaînes de télévision, des agences de communication, des studios d’enregistrement, des festivals ou encore des institutions culturelles. Il s’agit d’une branche de l’audiovisuel qui regroupe des métiers techniques et administratifs, par exemple : 

  • Assistant de production 

  • Chargé de Production 

  • Adjoint de chef d’atelier de production 

  • Responsable de plannings 

  • Régisseur 

 

 

Si le BTS Métiers de l’Audiovisuel option Gestion de Production de l’ISA vous intéresse, venez participer à l’un de nos cours pour échanger avec les étudiants et les intervenants lors d”une journée d’immersion.  

Le métier de chef décorateur : rencontre avec Hérald Najar

Publiée le 26 juin 2023

Parmi les métiers les plus emblématiques de l’audiovisuel, celui de chef décorateur n’est pas forcément le premier qui vient à l’esprit. Et pourtant, c’est bien le décor d’un plateau qui accroche l’œil du téléspectateur. Il y a peu, les étudiants de l’ISA ont eu l’occasion de rencontrer Hérald Najar en masterclass pour présenter ce métier prenant, mais passionnant. 

Visuel - métier chef décorateur hérald najar

La masterclass d’Hérald Najar 

C’est une habitude bien connue des étudiants de l’ISA. Tous les mois, l’école reçoit un, ou une, invité(e) de talent. Assister à une masterclass de l’ISA est l’occasion parfaite de se faire des contacts et d’en apprendre plus sur les ficelles du métier.

Composées d’interactions (questions-réponses, commentaires, démonstrations…) entre les étudiants et l’invité. Le but ? Découvrir les différents corps de métier de l’Audiovisuel, à travers des rencontres enrichissantes. Parmi les métiers déjà portés par les invités des masterclass, on retrouve : la réalisation, la direction de la photographie, la création de costumes, la prise de son, la scénarisation, le mixage, l’acting…

Ce mois-ci, c’est Hérald Najar la vedette du grand plateau de l’École des Métiers de l’Audiovisuel. Il vient présenter sa passion de toujours. Passion grâce à laquelle il réussit à vivre. Bref, il vient présenter son métier : le montage de décors. Et pas n’importe lesquels ! 

 

Gros plan sur son parcours 

L’avantage avec le métier de chef décorateur, c’est qu’on n’est jamais à court de projets. Et la cerise sur le gâteau, c’est que ce sont des projets on ne peut plus variés. Petit aperçu des productions auxquelles Hérald Najar a participé au cours de sa carrière :

  • Complètement cramé !
  • La Guerre des Lulus
  • Le Chemin du bonheur
  • Le Lion
  • Mystère
  • Amoureux de ma femme
  • Mémoire de sang 
  • La Fête des mères 
  • Madame 
  • Le Rire de ma mère 
  • Meurtres à l’Ile de Ré 
  • Amour sur place ou à emporter 
  • Boule & Bill 
  • Bowling 
  • 1, 2, 3, Voleurs 
  • Ma Première fois 
  • Ma compagne de nuit 
  • Le Fils à Jo 
  • La Première étoile 

Qu’est-ce qu’un chef décorateur ? 

Chef décorateur, décorateur scénographe, architecte-scénographe… Autant de noms pour une seule profession : habiller un plateau de tournage. Que ce soit pour l’audiovisuel, les chaînes de télévision, un documentaire, ou pour le cinéma, c’est un rôle primordial. La raison ? Le décor, et l’esthétique générale d’une production, sont parmi les premiers éléments avec le son que les auditeurs vont capter, et retenir. À la TV par exemple, ce sont en grande partie eux qui vont décider le téléspectateur à changer de chaîne, ou non. 

Le rôle du chef décorateur est multiple. Il doit non seulement conceptualiser les décors à partir du script, puis le réaliser en physique (ou se coordonner avec les équipes techniques pour le construire numériquement grâce aux VFX).

Le chef décorateur à plusieurs missions, toute de la plus haute importance pour une production audiovisuelle :

  • Être à l’écoute des demandes de l’équipe de tournage.
  • Dessiner, ou faire des maquettes, du projet afin de fixer un devis et d’acheter les ressources nécessaires à la construction des décors. 
  • Prendre en compte les différentes règles de sécurité d’un plateau. 
  • Superviser le montage des décors en compagnie des équipes techniques, ou bien les monter lui-même selon ses méthodes de travail. 

De son côté, Hérald Najar aime tout particulièrement travailler en collaboration avec les équipes VFX pour incruster des fonds verts dans ses décors, mais aussi et surtout avec le chef opérateur. Il confie aux étudiants : “Je trouve que la photo et les décors sont vraiment liés, on s’entraide. La photo va travailler sur les densités de patine, nous on va travailler sur des lumières qu’on met dans les décors et qu’on va pouvoir proposer pour le directeur photo donc c’est intéressant de travailler main dans la main. Et toute cette partielà, elle se fait en amont du tournage. 

Visuel - métier chef décorateur hérald najar

Comment devenir chef décorateur ? 

Comme pour la plupart des métiers de l’audiovisuel, l’idéal est de privilégier une formation qui inclue aussi bien une base théorique solide qu’une pratique régulière et poussée. Une formation en alternance est donc on ne peut plus indiquée. Et, bonne nouvelle, c’est tout ce que l’ISA propose. Que ce soit en BTS Métiers de l’Audiovisuel ou en troisième année de Bachelor Image et Montage. Pour le métier de chef décorateur, il faut bien sûr une appétence toute particulière pour le design et l’art en général.

Le chef décorateur est aussi doté de qualités précieuses : avoir la curiosité comme seconde nature, un grand sens de l’écoute et un des yeux capables de visualiser sans soucis un futur décor dans un espace donné. Attention, le chef décorateur n’est pas qu’un rêveur, il doit aussi pouvoir défendre ses idées ou son projet avec conviction pour les pousser vers le haut. Sans surprise, les matériaux de chaque décor ne doivent avoir aucun secret pour un chef décorateur : la stabilité, le poids, le prix, la solidité… Il peut tout estimer à vue d’œil. Il doit aussi savoir se tenir au courant des dernières actualités artistiques, mais aussi guetter la moindre matière innovante et utilisable pour les décors d’un tournage. Enfin, dans chef décorateur, il y a le mot chef : il doit être capable de travailler avec une équipe, de la diriger et de la représenter auprès des commanditaires des décors (pour tout ça, un peu d’organisation ne peut pas faire de mal). 

 

Les nouveaux enjeux de la création de décors 

Aujourd’hui, la création de décors pour le monde de l’audiovisuel, mais aussi du cinéma, font face à de tous nouveaux enjeux : la rapidité de conception et la protection de l’environnement. Une protection qui passe notamment par le recyclage. Aux étudiants, Hérald Najar révèle sa petite astuce pour un tournage plus responsable : les recycleries. On récupère des meubles, on récupère des objets, on récupère des feuilles décors […] C’est des arbres, ça met du temps à pousser les feuilles de décors. Ce n’est pas juste des panneaux. Si on peut éviter de tourner trois heures avec et de mettre tout ça à la benne c’est bien. Aller se servir en recyclerie, c’est aussi un excellent moyen de sauvegarder un peu de budget : en cherchant un peu, il est facile de trouver du très bon matériel pour une somme modique. Et d’ailleurs, ce budget économisé, Hérald Najar sait exactement où il le mettrait, dans les VFX.

Aujourd’hui le mur LED, donc le procédé “Mandalorian”, c’est vraiment quelque chose qui est en train d’exploser. J’ai un projet d’une série d’époque. On a une coursepoursuite sur un toit en 1870. On construit des toits, on se met devant des mur LED et on a des graphistes qui vont retoucher tout, ils mettent les cheminées, les fumées, enlèvent tous les monumentsqui n’existaient pas.”  

Le montage son : définition et logiciels à utiliser

Publiée le 2 novembre 2023

Le montage son c’est le processus d’enregistrement, de modification et de manipulation de sons, de musique ou de voix pour créer un résultat audio final de haute qualité. Il s’agit d’une étape essentielle dans la production audio, que ce soit pour des films, des vidéos, des émissions de radio, des podcasts, de la musique, voire même des jeux vidéo. A l’ISA les étudiants ont accès à du matériel professionnel dont des logiciels de montage son ce qui leur permet de se familiariser avec les équipements qu’ils retrouvent dans le cadre professionnel. 

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Qu’est-ce que le montage son ? 

Le montage son consiste à sélectionner, éditer et agencer les éléments sonores pour créer une narration cohérente et émotionnellement puissante. Tout d’abord, cela commence par la collecte de différents éléments sonores. Cela inclut les dialogues des acteurs, les bruitages, la musique, et parfois même des effets sonores spéciaux. Le monteur son travaille en étroite collaboration avec le réalisateur pour comprendre la vision de ce dernier et l’atmosphère qu’il souhaite créer. Ensuite, il sélectionne les meilleurs enregistrements et les organise de manière à raconter une histoire le plus efficacement possible. L’un des aspects essentiels du montage son est l’édition. Cela implique de couper, d’ajuster et de synchroniser les éléments sonores pour qu’ils s’harmonisent parfaitement entre eux. Par exemple, il peut être nécessaire de supprimer une réplique inaudible ou de faire correspondre le son des pas d’un personnage avec ses mouvements à l’écran. L’objectif est de créer une expérience sonore fluide et immersive pour le public. En effet, le montage son est une étape essentielle dans la création de tout contenu audiovisuel. Il nécessite une combinaison de compétences techniques, artistiques et créatives.

Un montage son de qualité peut transformer une œuvre ordinaire en une expérience extraordinaire. Il est donc crucial de lui accorder l’attention qu’il mérite afin de transmettre avec succès l’émotion auditive.

Le montage son joue un rôle crucial dans la création et la qualité globale d’une production et de tout contenu audiovisuel. Il peut ajouter de la profondeur, de la clarté, de l’émotion et de l’immersion à un projet, qu’il s’agisse d’une bande sonore de film, d’une chanson, d’un podcast ou de tout autre contenu audio. Il joue un rôle déterminant dans l’expérience sensorielle du spectateur ou de l’auditeur.  

Le montage son est nécessaire dans de nombreux domaines où l’audio est une composante essentielle de la production. Voici quelques-uns des domaines dans lesquels il est couramment requis :   

  • Cinéma et télévision : Le montage son est essentiel dans la post-production de films et d’émissions de télévision pour synchroniser le son, ajouter des effets sonores, éditer les dialogues, et créer la bande-son.  
  • Musique : L’industrie musicale utilise le montage son pour enregistrer, éditer et mixer des chansons. Cela inclut l’enregistrement d’instruments, le traitement vocal, le mixage et le mastering 
  • Jeux vidéo : Les jeux vidéo intègrent des éléments sonores pour l’ambiance, les dialogues, les effets sonores, la musique de fond, et le montage son est utilisé pour les intégrer dans le jeu.  

Les bruitages sont également cruciaux pour le montage son. Ils ajoutent de la profondeur et du réalisme à l’environnement sonore d’une scène. Que ce soit le bruit de la pluie qui tombe, le vrombissement d’une voiture, ou le chant des oiseaux, les bruitages sont essentiels pour créer une atmosphère authentique. En outre, le montage son peut de plus inclure des effets sonores spéciaux pour des situations particulières, comme les scènes d’action ou de science-fiction. Ces effets sonores ajoutent une dimension supplémentaire à l’expérience auditive et contribuent à l’immersion du public. 

Quels sont les meilleurs outils de montage son ?  

Dans l’univers du montage sonore et de la production audio, de nombreux logiciels existent dont : Pro Tools et Reaper. Ces logiciels, chacun avec leurs caractéristiques uniques, sont devenus des choix incontournables pour les professionnels de l’audio et les amateurs passionnés.  

  • Pro Tools  

C’est un logiciel professionnel très réputé. Il est largement utilisé dans l’industrie musicale et cinématographique. Il offre une gamme complète d’outils pour la production, l’enregistrement, le montage et le mixage audio. Il est reconnu comme l’un des meilleurs outils de montage sonet est très apprécié dans l’industrie de l’audio professionnel. C’est un outil de montage sonore de premier ordre en raison de sa qualité audio, de ses fonctionnalités avancées d’édition, de sa compatibilité avec les plugins, et de sa large utilisation dans l’industrie de l’audio professionnel. Il offre un ensemble complet d’outils pour répondre aux besoins des ingénieurs du son et des créateurs sonores, ce qui en fait un choix populaire pour la production audio de haute qualité. 

  • Reaper 

C’est un logiciel de montage son abordable et très personnalisable. Il est adapté à une variété d’utilisations, de l’édition audio à la production musicale. Reaper est un logiciel de montage son qui a gagné en popularité ces dernières années en raison de ses nombreuses qualités. Il est considéré comme un bon outil de montage son en raison de ses fonctionnalités avancées, de sa personnalisation, de son prix abordable ainsi que pour sa compatibilité multiplateforme. Il offre une alternative intéressante aux logiciels plus coûteux tout en offrant une gamme complète d’outils pour la production audio et le montage son. 

Parmi les nombreux autres outils de montage son qui existent, on retrouve également : Audacity, Adobe Audition, Logic Pro X, Cubase, GarageBand, Ableton Live, FL Studio ou encore Hindenburg Journalist. 

Comment choisir et où trouver ces outils ? 

Le choix des meilleurs outils de montage son dépend des besoins spécifiques, du niveau d’expérience et du budget alloué. Avant de choisir un logiciel, il est important de déterminer exactement l’utilisation que vous souhaitez en faire, en plus d’identifier les fonctionnalités dont vous avez le plus besoin. Par exemple, si c’est pour monter des dialogues pour des films, enregistrer et mixer de la musique, produire des podcasts, ou de créer des effets sonores pour des jeux vidéo ? Cela peut inclure l’édition audio de base, le mixage multipistes, les effets audios, la prise en charge des formats audio, etc. 

La plupart des entreprises qui développent des logiciels de montage son proposent des versions d’essai gratuites de leurs produits sur leurs sites web officiels. Il est également possible d’acheter des licences ou des abonnements complets à partir de ces sites sur Internet.  

Afin de réaliser des montages son de qualité, l’ISA offre des supports toujours plus professionnalisants à ses étudiants en fournissant par exemple des accès à Pro Tools et Reaper. L’école accompagne ses étudiants en leur permettant de s’exercer sur du matériel audiovisuel haut de gamme et neuf constamment mis à jour et de très haute qualité. 

 

Quel est le rôle d’un acousticien ?

Publiée le 24 juillet 2023

L’acousticien est l’expert des nuisances sonores et des solutions à apporter pour les réduire ou les éliminer. Il assure un rôle central dans la construction d’immeubles, la sonorisation des espaces de concert ou la préparation des plateaux de tournage. Explications. 

Visuel - accousticien

Acousticien : éviter les nuisances sonores 

L’acousticien peut exercer de différentes manières, mais avec toujours le même objectif : réduire les nuisances sonores environnantes (urbaines, industrielles, routières, etc). Il exerce donc pour tous les secteurs de l’industrie et de l’économie : travaux publics, transport aérien, audiovisuel, construction, etc.

Les problématiques qu’il rencontre sont toujours les mêmes : présence d’une nuisance sonore gênante et recherche de solution pour la supprimer ou la réduire.

Il peut intervenir en amont d’un projet et sur les plans de construction d’un bâtiment ou d’une autoroute. Les services d’un acousticien peuvent également être requis en cas de voisins trop bruyants ou de redirection de lignes de transport afin de déterminer l’intensité du bruit et de dresser un constat. 

Le rôle de l’acousticien en pratique 

L’acousticien se rend nécessairement sur les lieux de son intervention (immeuble, chantier, lieux musicaux) en vue d’effectuer un audit technique. Il y définit comment construire ou modeler les éléments permettant, en tenant compte du relief et des spécificités du lieu, de créer une acoustique agréable.

Pour y parvenir, l’acousticien réalise des mesures acoustiques et vibratoires. Il conserve ses observations et ses résultats dans des rapports à partir desquels il conçoit les solutions pour réduire le niveau sonore des nuisances auditives.

Il va donc conseiller l’utilisation de matériaux en raison de leurs propriétés d’isolation phonique, identifie les distances idéales pour réduire les bruits et définit précisément ce qui est ou sera une source d’une nuisance sonore. S’il travaille dans la construction, il opère par exemple en collaboration avec l’architecte en vue de choisir les matériaux et de définir des éléments permettant de réduire les nuisances : type de cloison, isolation, etc.

S’il travaille à l’acoustique d’une salle de concert, son objectif est de conserver le son à l’intérieur sans qu’il ne se propage de manière trop importante à l’extérieur. Il diffuse alors un bruit rose dans la salle et teste les décibels perçus hors de l’espace de concert. Le bruit rose a une intensité de chaque bande de fréquence similaire et permet une mesure précise et efficace du son. 

Compétences de l’acousticien 

L’acousticien travaille sur des instruments de mesure spécifiques et il doit faire preuve d’une compétence métier. Par exemple, s’il travaille dans le spectacle vivant, il maîtrise les principes de la sonorisation de l’espace. Il sait comment réaliser la meilleure acoustique pour éviter que le son ne se propage à l’extérieur.

L’acousticien doit constamment connaître la législation en termes d’acoustique. Elle évolue très régulièrement au niveau européen en vue de protéger, notamment, les particuliers et les travailleurs. Il doit donc savoir effectuer une veille constante et scrupuleuse de son secteur : changements législatifs, évolutions technologiques, etc. Ses préconisations respectent à ce titre le cadre légal et environnemental. 

Salaire et modalités d’exercice de l’acousticien 

L’acousticien est un spécialiste de la lutte contre les nuisances sonores. C’est un professionnel recherché dans de nombreux secteurs dont la rétribution est très attractive. La moyenne salariale se situe entre 25 000 et 45 000 euros annuels bruts.

En début de carrière, la moyenne se situe entre 2 100 et 2 500 euros bruts par mois et cette rétribution peut très rapidement évoluer en fonction des missions confiées à l’acousticien. Les seniors, quant à eux, obtiennent un salaire dépassant très généralement les 3 700 euros bruts annuels.

S’il exerce dans une grande entreprise, il peut également bénéficier d’avantages, comme une prime de participation ou d’intéressement. En somme, c’est son niveau d’expertise, son expérience professionnelle et le type d’intervention qui influent sur sa rétribution. 

Zoom sur la spécialité de l’éco-acoustique 

L’acousticien peut exercer dans les spécialités de l’éco-acoustique et de la bioacoustique. Dans ce cas, ses rôles permettent de préserver l’environnement en sensibilisant les spectateurs et les auditeurs d’émissions animales ou environnementales à la préservation des écosystèmes.

Les techniques de la bioacoustique et de l’éco-acoustiques permettent en effet de bien comprendre les évolutions de la biodiversité. Il s’agit de techniques d’acousticien à cheval entre la mesure du son et l’enregistrement, elles sont très utilisées dans l’audiovisuel afin d’élaborer des documentaires ou des reportages.

Les éco-acousticiens jouent alors un rôle prépondérant. Ils mettent en place, sur le terrain, les micros de captation et les règlent en fonction des décibels à enregistrer. Par exemple, s’il s’agit de capter le chant des oiseaux de paradis, l’acousticien se rendra sur place (dans la jungle) pour déterminer et positionner les équipements de captation. Il cherchera également à mettre en place des éléments acoustiques offrant de mieux gérer le son en extérieur, sans perturber la vie animale.

Grâce à ces études acoustiques, on peut mieux comprendre la communication animale, les déplacements des espèces et leurs comportements. L’approche acoustique du milieu naturel permet aussi de mettre en lumière les nuisances sonores humaines dont souffrent les populations animales. En ce sens, l’acousticien assure un rôle de sensibilisation auprès du public et des gouvernements. 

Audiovisuel et rôle de l’acousticien 

S’il travaille sur la construction d’une salle de spectacle, l’acousticien devra en optimiser l’acoustique. Là encore, il préconisera l’utilisation de certains matériaux et interviendra afin de déterminer le positionnement des éléments. Il peut aussi opérer sur la spatialisation d’une salle de cinéma ou de concert.

Les services des acousticiens sont également utilisés lorsqu’il faut sonoriser un espace qui, à l’origine, n’est pas destiné à une représentation musicale ou artistique ou à un tournage. Par exemple, ils interviennent dans le cadre de concerts en plein air, afin de réduire les échos disgracieux et de fournir au public la meilleure expérience possible.

L’acousticien peut donc travailler sur tous les espaces en vue de créer des zones propices à l’enregistrement audiovisuel. Par exemple, s’il intervient sur un documentaire ou un reportage, il peut faire du salon d’un interviewé une zone savamment organisée en vue que le son de l’entretien soit de qualité, facilement capté et enregistré par les appareils.

Les étudiants du parcours audiovisuel de l’ISA bénéficient d’un apprentissage très complet. Ils peuvent prendre en charge toute sorte de projets audiovisuels : reportage, publicité, vidéos de communication… Ils comprennent donc parfaitement le rôle de l’acousticien et peuvent même l’endosser lorsque leurs missions le nécessitent.

Expert du son, l’acousticien assure un rôle central pour de nombreux secteurs professionnels. Dans l’information, il doit savoir œuvrer avec les journalistes pour fournir des productions de qualité, tout comme il doit savoir s’adapter sur des plateaux ou des tournages en extérieur. 

Comment bien éclairer un plateau de tournage ?

Publiée le 13 novembre 2023

L’éclairage sur un plateau de tournage revêt une importance cruciale, car il façonne l’esthétique et la narration d’une production cinématographique. La lumière influence l’atmosphère, créant des émotions et mettant en valeur les détails visuels. Un éclairage bien conçu devient un véritable partenaire du réalisateur, contribuant à la réussite artistique et technique d’une production. De ce fait, l’ISA vous donne les meilleurs conseils et surtout les erreurs à éviter pour bien éclairer un plateau lors de vos tournages cinématographiques ou tout autres productions.  

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L’importance de l’éclairage sur un plateau de tournage  

L’éclairage sur un plateau de tournage est d’une importance capitale pour plusieurs raisons. Déjà, cela joue un rôle essentiel dans la création de l’ambiance d’une scène. Il peut établir le ton émotionnel, renforcer la narration ou bien même influencer la perception du public quand il est très bien exécuté. L’éclairage adéquat permet de mettre en valeur les acteurs, les décors et les objets. Il attire l’attention du public sur ce qui est important dans la scène. Quand il est bien conçu, il peut ajouter de la profondeur à l’image en créant des ombres et des reflets. Cela donne une sensation de réalisme et de tridimensionnalité. Il permet également de contrôler l’exposition de l’image et d’obtenir les niveaux de luminosité souhaités pour chaque élément de la scène.  

Un éclairage professionnel peut minimiser les ombres et les reflets indésirables, ce qui améliore la qualité de l’image. Mais assure aussi la cohérence visuelle d’une production, ce qui est essentiel pour le montage et la continuité visuelle. L’éclairage d’ambiance peut établir l’atmosphère de la scène, que ce soit une ambiance romantique, sinistre, joyeuse, etc. Et, surtout influencer le spectateur dans son ressenti tout en accentuant les contours des personnages, de les détacher du fond et de créer des effets de silhouette. L’éclairage peut résoudre des problèmes techniques liés à la lumière naturelle, à l’emplacement du tournage et aux limitations du matériel. Mais surtout, un éclairage bien géré offre une flexibilité créative en permettant de changer rapidement l’atmosphère d’une scène en ajustant l’éclairage. 

En somme, l’éclairage est un outil puissant pour les réalisateurs, les directeurs de la photographie et les concepteurs de production pour atteindre leurs objectifs artistiques et narratifs. Une maîtrise adéquate de l’éclairage est essentielle pour créer des images cinématographiques de qualité et pour donner vie à une histoire sur un plateau de tournage. 

 

Meilleurs conseils pour éclairer un plateau de tournage 

L’éclairage d’un plateau de tournage est essentiel pour créer l’ambiance visuelle souhaitée et assurer une qualité d’image optimale. Il apparaît donc primordial de savoir mettre en place un bon éclairage sur un plateau de tournage. Voilà donc 10 conseils pour réussir un bon éclairage : 

  1. Planification au préalable : commencez par définir le style visuel que vous souhaitez pour votre production, cela déterminera le type d’éclairage nécessaire. Ensuite, établissez un plan d’éclairage en fonction des scènes et des emplacements. Puis, tenez compte de la disposition du plateau, de la position de la caméra et des besoins spécifiques de chaque plan.
  2. Utilisez une variété de sources lumineuses : les sources lumineuses principales comprennent les projecteurs, les panneaux LED, les éclairages fluorescents, etc. Utilisez différents types d’éclairage pour créer une texture et une ambiance différente et changeante.
  3. Contrôlez la température de couleur : assurez-vous que toutes les sources lumineuses ont la même température de couleur pour éviter des variations indésirables. Utilisez des filtres ou des gels pour ajuster la température de couleur si nécessaire. 
  4. Positionnement des éclairages : placez les éclairages de manière à créer un éclairage principal, un éclairage d’appoint ainsi qu’un éclairage de contre-jour pour définir les sujets et ajouter de la profondeur à l’image. Utilisez des réflecteurs et des diffuseurs pour adoucir la lumière et réduire les ombres. 
  5. Réglage de l’intensité lumineuse : contrôlez l’intensité de chaque source lumineuse pour obtenir les niveaux d’exposition souhaités. 
  6. Éclairage d’ambiance : ajoutez des éclairages d’ambiance pour créer une atmosphère particulière. Cela peut inclure des lampes de table, des lampadaires, des bougies, etc. 
  7. Éclairage des décors : assurez-vous que les décors sont bien éclairés pour qu’ils apparaissent correctement à l’écran, cela rendra la scène plus naturelle pour les spectateurs. 
  8. Évitez les reflets indésirables : soyez attentif aux reflets sur les surfaces brillantes, comme les verres, les miroirs et les écrans. Il est impératif d’avoir des antireflets et des polariseurs pour minimiser ces problèmes. 
  9. Contrôlez la lumière ambiante : si vous tournez en extérieur, soyez conscient de la lumière naturelle et de son évolution au cours de la journée. Utilisez des éclairages artificiels pour équilibrer la lumière naturelle si nécessaire. 
  10. Testez et ajustez : faites des tests d’éclairage avant de commencer le tournage pour vous assurer que tout est correctement configuré. Soyez prêt à apporter des ajustements pendant le tournage si nécessaire. 

Quelles sont les erreurs à ne pas faire concernant l’éclairage d’un plateau de tournage ?   

À l’inverse, il peut être courant de faire quelques erreurs quand il s’agit d’éclairer un plateau de tournage de manière adéquate. Éviter ces maladresses contribue à améliorer la qualité de votre production. Voici les 8 erreurs majeures à ne pas faire : 

  1. Éclairer de manière excessive ou insuffisante : il est important d’obtenir un équilibre entre l’éclairage excessif et insuffisant. Un éclairage excessif peut entraîner des reflets indésirables et une perte de contraste, tandis qu’un éclairage insuffisant peut entraîner une perte des détails.
  2. Mélanger les températures de couleur : l‘utilisation de sources lumineuses avec des températures de couleur différentes sans ajustement peut provoquer des variations de couleur indésirables à l’écran. Il est essentiel de maintenir la cohérence de la température de couleur sur l’ensemble du plateau.
  3. Éclairer de manière uniforme : l‘éclairage uniforme peut rendre une scène terne et sans relief. Il est essentiel de créer des zones d’ombre et de lumière pour donner de la profondeur et de la texture à l’image.
  4. Sous-estimer l’éclairage des décors : l‘éclairage des décors est aussi important que l’éclairage des acteurs. Assurez-vous que les décors sont correctement éclairés pour qu’ils apparaissent à l’écran comme vous le souhaitez.
  5. Utiliser des éclairages amateurs : l‘utilisation d’éclairages de mauvaise qualité peut nuire à la qualité de l’image. Investissez dans des équipements d’éclairage professionnels ou assurez-vous que votre matériel est en bon état de fonctionnement.
  6. Négliger l’ajustement en cours de tournage : les conditions d’éclairage peuvent changer tout au long du tournage en raison de la lumière naturelle, de la météo ou d’autres facteurs. Soyez prêt à ajuster l’éclairage pendant le tournage pour maintenir une qualité d’image constante.
  7. Ne pas utiliser de réflecteurs et de diffuseurs : ces outils peuvent être essentiels pour adoucir la lumière et réduire les ombres dures. Les négliger peut entraîner un éclairage peu flatteur.
  8. Ignorer l’éclairage d’ambiance : l‘éclairage d’ambiance est essentiel pour créer l’atmosphère souhaitée. Négliger cette étape peut rendre la production moins immersive. 

De ce fait, au sein de l’ISA, il est possible de réaliser pendant deux ans un BTS Métiers de l’Audiovisuel option Image, puis faire une troisième année au sein du Bachelor Image et Montage et un Mastère Réalisation et Production Audiovisuelle en alternance. Tout au long de ces formations, vous serez dans un environnement propice à la création et serez accompagnéspour utiliser du matériel de haute qualité lié à l’éclairage et aux lumières. En effet, le campus de l’ISA, offre toutes les conditions et tout le matériel nécessaire pour réaliser un éclairage de qualité pendant vos tournages. Comme plusieurs plateaux de tournage ainsi qu’un magasin équipé de matériel audiovisuel dédié. 

Zoom sur l’Arcom : l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique

Publiée le 10 juillet 2023

Récemment mise sur le devant de la scène audiovisuelle française, l’Arcom interroge. Qui est-elle ? Que fait-elle ? Pourquoi a-t-elle été créée ? L’ISA vous propose un zoom sur ce nouveau géant méconnu de l’audiovisuel. 

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Donc, qu’est-ce que l’Arcom ? 

L’Arcom, c’est l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Un bien grand intitulé dont l’acronyme est le bienvenu. Cette autorité publique française est née de la fusion du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (le CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi).

Avec beaucoup de noms et un rôle très vaste, l’Arcom prend ses fonctions officielles le premier janvier 2022. Bien que nouvelle sur le tableau de la communication audiovisuelle et numérique, l’Arcom est déjà bien connue des chaînes de télévision, des stations de radio, d’Internet, des médias de masse, et même de l’administration publique générale.

D’après les Échos, Roch-Olivier Maistre (le président de l’Arcom) et ses 355 collaborateurs disposent de hauts budgets pour exercer leurs fonctions de régulateur : 46,6 millions d’euros pour 2022 contre 37,4 millions pour le CSA et 8,2 millions pour Hadopi en 2021. 

Mais quelles sont ces fonctions ? 

Plus que de simples fonctions, ce sont de véritables missions que s’est fixé l’Arcom.

  • Lutte contre le piratage
  • Rixe contre les sites miroirs 
  • Sanctions face aux retransmissions illicites (de manifestation ou de compétitions sportives) 
  • La protection des mineurs (grâce au classement des différentes productions audiovisuelles via des “pegi”) 
  • Vigilance face aux manipulations de l’information ainsi que contre les contenus haineux sur le web 

Lorsqu’une chaîne télévisée ne respecte pas les principes protégés et défendus par l’Arcom (l’équilibre des propos tenus, le pluralisme politique et/ou déontologique), l’Autorité de régulation des communications est en droit d’appliquer des sanctions. Des sanctions comme une amende (dont les sommes varient en fonction de la faute), la suspension de diffusion du programme concernéou, carrément, l’interdiction d’émettre. 

Connaître l’Arcom, quand on fait des études d’audiovisuel 

Que l’on veuille s’orienter dans la production, l’image, le montage et même dans le son, il est essentiel de bien connaître tous les acteurs de son futur corps de métier. Grâce à son cursus BTS MAV et sa troisième année de Bachelor Image et Montage proposé sur le campus de Paris, l’ISA forme la future vague de régisseurs, opérateurs, monteurs, étalonneurs, mixeurs, cadreur et bien d’autres.

Travailler dans des métiers aussi fluctuants que l’audiovisuel – des métiers sans cesse dans une optique de renouvellement, d’évolution et d’avancées technologiques – nécessite de se tenir à jour concernant toute l’actualité de ces secteurs. Après tout, on ne travaille jamais mieux qu’en ne connaissant parfaitement ses plus proches collaborateurs.

Les moments de cours théoriques à l’ISA, ponctués de travaux pratiques et de semaines en entreprises, sont des occasions idéales pour que les étudiants sachent qu’ils peuvent ou ne peuvent pas diffuser, pourquoi et qui en décide. Les intervenants de l’école sont des professionnels en activité qui savent pertinemment quelles sont les réalités du secteur, et surtout, qui savent comment y préparer les étudiants. 

Un équilibre fragile 

Lorsque l’on est une Autorité de contrôle des médias – et de l’audiovisuel en général – formée à partir d’une fusion de structures au lourd passé historique, ce n’est pas si simple de trouver le bon équilibre. Un an d’existence déjà, et pourtant, l’Arcom fluctue entre deux rôles :défendre l’indépendance des médias ou se positionner en contrôleuse sévère de contenus, pour faire respecter les principes déontologiques et politiques français ?

Résultat : l’Arcom est considérée comme un peu craintive vis-à-vis de certaines chaînes et productions qui ont tendance à se trouver à la frontière des limites imposées par cette autorité. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique n’intervient, par conséquent, pas aussi souvent qu’elle ne pourrait le faire.

D’ailleurs, son président Roch-Olivier Maistre, est intervenu sur BFMTV en présentant l’Arcom comme tout sauf “une police de la pensée” et précise par la même occasion que “l’Arcom n’est pas une autorité de censure”. 

La télévision en France : retour historique 

Si le rôle de l’Arcom n’est pas toujours très clair, c’est aussi à cause de l’historique français concernant la télévision. À leurs débuts entièrement occupées par la RTF puis par l’ORTF, les ondes étaient sous un presque monopole. Le gouvernement les utilisaient pour servir les idées et intérêts du pouvoir. Sans aller jusqu’à la propagande, la liberté d’expression de l’audiovisuel était fortement refrénée, voire inexistante. 

En Mai 68 souffle un premier vent de liberté : les radios pirates se joignent à la partie et diffusent, en toute illégalité, les derniers titres pop-rock tout droit venus de la GrandeBretagne et des États-Unis d’Amérique. L’État français ne l’entend pas de cette oreille et décide d’instaurer un contrôle politique officiel des diffusions audiovisuelles au sein de l’Hexagone.

Après de longues années de batailles sur les différentes ondes de diffusion, un candidat à la présidence française fait une proposition qui va révolutionner le paysage audiovisuel : il s’agit de François Mitterrand et de sa promesse d’instaurer une autorité administrative dont le rôle serait de trancher tous liens entre le pouvoir (l’État) et l’audiovisuel. 

Finalement, l’Arcom 

Si les premières autorités de régulation des diffusions étaient acclamées en héroïnes, l’Arcom fait aujourd’hui débat. Elle est trop sévère. Elle ne l’est pas assez. D’un public à l’autre, d’une chaîne télévisée à une autre, les avis divergent. Sur la toile, de récents commentaires la mettent en porte-à-faux : ils jugent qu’elle n’est pas en mesure de garantir la sécurité des mineurs vis-à-vis de certains contenus disponibles sur le web, mais pas assez sécurisés. 

Une sénatrice, Dominique Vérien, a d’ailleurs récemment souligné ce problème au cours de l’audition au Sénat d’une représentante de l’Arcom qui visait à présenter cette nouvelle autorité de régulation.

Mais alors, quelles seront les prochaines mises en place de l’Arcom pour la protection du paysage audiovisuel ? Et est-ce que son rôle sera amenée à évoluer au fils des ans ? Seul le temps pourra le dire. Cependant, une chose est sûre : à l’ISA, les futures petites mains de l’audiovisuel terminent leur formation. 

Focus sur le métier de technicien vidéo

Publiée le 19 novembre 2023

Le technicien vidéo est un professionnel spécialisé dans l’exploitation des équipements vidéo. Il veille à la qualité des productions audiovisuelles et assure leur coordination technique. Polyvalent, il allie expertise technique, créativité et résolution de problèmes pour garantir le succès des projets visuels dans divers secteurs. L’ISA   vous partage tout ce qu’il faut savoir sur ce métier ainsi que les formations à réaliser au sein de l’école.  

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Focus sur le métier de technicien vidéo et ses fonctions  

Le métier de technicien vidéo est une profession essentielle dans le domaine de la production audiovisuelle, du cinéma, de la diffusion télévisuelle ou encore de l’événementiel. Ces professionnels jouent un rôle clé dans la mise en œuvre, l’entretien et l’exploitation des équipements vidéo qui sont au cœur de la création visuelle contemporaine.

Un aspect essentiel du rôle du technicien vidéo est la maintenance préventive et corrective des équipements. Il doit être en mesure de diagnostiquer rapidement les problèmes potentiels, effectuer des réparations si nécessaire et assurer que tous les systèmes soient opérationnels pour éviter les interruptions lors de la production ou de la diffusion d’événements en direct.

Sa capacité à travailler sous pression, à résoudre des problèmes en temps réel et à assurer une qualité d’image optimale est cruciale dans ces situations. En plus de cela, le technicien vidéo doit communiquer efficacement avec d’autres membres de l’équipe de production, des réalisateurs aux ingénieurs du son, afin de garantir une coordination sans faille et la réalisation de la vision créative globale.

En raison de l’évolution rapide de la technologie vidéo, le technicien vidéo doit constamment mettre à jour ses compétences pour rester au fait des dernières avancées. Il peut également être impliqué dans la recherche et le développement de nouvelles technologies pour améliorer la qualité et l’efficacité des productions vidéo. 

 

Dans quels secteurs le technicien vidéo opère-t-il ?  

Le technicien vidéo exerce son expertise dans divers secteurs, jouant un rôle essentiel dans la capture, la manipulation et la diffusion d’images visuelles. Ses compétences techniques et sa compréhension approfondie de l’équipement vidéo sont précieuses dans les domaines dans lesquels il opère. Tout d’abord, dans la production audiovisuelle, le technicien vidéo est souvent impliqué dans la production de contenus audiovisuels tels que des films, des vidéos promotionnelles, des documentaires et des émissions de télévision. Il contribue à la réalisation de la vision artistique en gérant les aspects techniques de la capture et de l’enregistrement vidéo.

Dans l’industrie audiovisuel, le technicien vidéo travaille sur le tournage de films pour s’occuper de l’installation des caméras, des éclairages et d’autres équipements vidéo essentiels. Son expertise contribue à la qualité visuelle finale dans le monde de l’audiovisuel. Pour la télévision, le technicien vidéo est indispensable pour la production et la diffusion d’émissions de télévisions en direct ou bien souvent préenregistrées. Pour ce genre d’évènement, il gère les caméras et toutes les consoles, tout en s’assurant que la qualité visuelle est optimale pour les téléspectateurs.

Dans le domaine de l’événementiel, le technicien vidéo est responsable de la mise en place d’équipements pour des événements en directs comme des concerts, des conférences ou des spectacles. Ensuite, avec la montée en puissance des plateformes en ligne, le technicien vidéo est impliqué dans la création de contenu pour des sites web, des chaînes YouTube, des services de streaming et pleins d’autres médias en ligne. Puis, dans le domaine de l’industrie musicale, il est chargé de la réalisation visuelle pour la production de clips musicaux. Le technicien vidéo travaille en étroite relation avec les artistes et les réalisateurs pour donner vie à la vision créative. 

 

Les compétences et qualités à développer  

  • Connaissance technique : cela nécessite une compréhension approfondie des principes fondamentaux de la vidéo comme la résolution et la fréquence d’image, les formats de fichier, etc. Une connaissance des différents types de caméras, d’équipements d’éclairage, de projecteurs et d’autres dispositifs vidéo est également essentielle. 
  • Maîtrise des équipements vidéo : savoir installer, configurer, entretenir et réparer les équipements vidéo tels que les caméras, les moniteurs, les enregistreurs, les consoles de commutation, etc. 
  • Compétences en montage vidéo : une connaissance de base des logiciels de montage vidéo est souvent nécessaire. Des compétences dans des logiciels tels que Adobe Premiere, Final Cut Pro, DaVinci Resolve, etc., peuvent être requises en fonction du domaine d’activité. 
  • Compétences en éclairage : comprendre les principes de base de l’éclairage pour la vidéo, y compris la direction de la lumière, et la capacité à configurer des systèmes d’éclairage pour obtenir le meilleur rendu visuel. 
  • Coordination d’équipe : travailler en collaboration avec d’autres membres de l’équipe de production, tels que les réalisateurs, les opérateurs de caméra, les ingénieurs du son, etc. La communication efficace est essentielle pour assurer une production fluide. 
  • Créativité : bien que le rôle du technicien vidéo soit souvent axé sur la technique, une certaine dose de créativité est nécessaire pour résoudre des problèmes imprévus et contribuer à la réalisation de la vision artistique globale d’un projet.  

 

Une formation de qualité pour devenir technicien vidéo  

La formation revêt une importance cruciale pour ceux qui aspirent à devenir technicien vidéo, un professionnel dont le rôle est central dans l’industrie audiovisuelle. Au-delà de la simple manipulation d’équipements, une formation de qualité offre une expertise technique approfondie, permettant aux futurs techniciens de maîtriser les subtilités des caméras, des éclairages, des consoles de commutation, et des logiciels de montage. 

La complexité croissante de la technologie vidéo nécessite une compréhension approfondie, et une formation bien conçue offre aux apprenants la possibilité de se familiariser avec des situations réelles et des projets concrets. Cela développe non seulement leurs compétences techniques, mais aussi leur capacité à résoudre des problèmes sur le terrain, une aptitude inestimable dans un domaine où la réactivité est essentielle. 

Enfin, dans une industrie en constante évolution, la formation continue est indispensable. Elle permet aux techniciens vidéo de rester à la pointe des dernières technologies, de s’adapter aux innovations émergentes et de maintenir une compétitivité dans un secteur dynamique. 

En somme, une bonne formation pour devenir technicien vidéo n’est pas simplement une étape obligatoire, mais un investissement essentiel. Elle façonne des professionnels compétents, polyvalents et prêts à relever les défis complexes de l’industrie audiovisuelle contemporaine. 

Au sein de l’ISA, il est possible de réaliser un BTS Métiers de l’Audiovisuel option Image d’une durée de deux ans. Une troisième année de Bachelor Image et Montage est également disponible pour continuer ses études.  Ces formations professionnalisantes permettent de travailler dans le monde de l’audiovisuel et plus spécifiquement se former au métier de technicien vidéo 

 

 

Fiche métier d’un cadreur : missions, études, salaire

Publiée le 3 juillet 2023

Le cadreur est un technicien de l’audiovisuel qui assure et détermine les bons mouvements de la caméra, la qualité des prises de vue et leur enregistrement. Responsable de son équipement, il peut intervenir pour une émission TV, un reportage, ou encore un documentaire. 

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Cadreur : missions du métier 

La principale mission du cadreur professionnel est de paramétrer sa caméra en vue de garantir une bonne qualité des images enregistrées lors d’un tournage. Il travaille sur les indications du réalisateur et du directeur de la photographie : il cherche à constamment respecter leur vision de la production sur laquelle il travaille. Il se base alors sur le story-board pour reproduire les cadrages et les points de vue, ainsi que pour connaître les positions et les mouvements des acteurs lors d’un documentaire de fiction par exemple.

Néanmoins le cadreur peut être convié aux réunions d’élaboration d’un projet audiovisuel. Dans ce cas, il fournit des indications techniques et renseigne le réalisateur sur la faisabilité de son projet. Son rôle est alors de contribuer à la composition des plans de manière à diriger l’œil et l’attention du spectateur sur un point précis. S’il travaille sur des projets à gros budget, il peut donner des instructions à une équipe d’assistants-opérateurs.

Plus concrètement, c’est le cadreur qui manipule la caméra mise en marche : positionnement sur les rails, ajustement des focales, choix des points de vue, pilotage des trajectoires. Il est responsable de la netteté de l’image enregistrée, sélectionne les mouvements au préalable et est chargé de la mobilité de la caméra.

De manière générale, c’est lui qui s’assure du bon fonctionnement de son matériel. Il doit donc l’entretenir, vérifier son état et effectuer une veille des innovations technologiques. Il doit aussi fournir à la régie des rapports sur la consommation des pellicules et des batteries et s’assurer d’avoir toujours du matériel disponible en stock.

Le cadreur doit assurer ses missions sur les tournages en studio et en extérieur. Il a donc une bonne connaissance des contraintes techniques de l’audiovisuel en général : gestion de la lumière, marquage au sol pour les comédiens, les présentateurs ou les chroniqueurs, temps d’antenne et codes du direct. 

Salaire du métier de cadreur 

En moyenne, le cadreur obtient un salaire de 2800 euros bruts par mois. À cette rétribution, on peut ajouter les indemnités repas. Son salaire varie également en fonction des projets sur lesquels il travaille.

S’il travaille comme employé d’une société de télévision, le salaire moyen d’un cadreur débutant est de 56 727 euros annuels bruts. S’il est rémunéré à la semaine, son salaire hebdomadaire sera de 1800 euros bruts en tant que cadreur junior. 

Le cadreur en plateau : spécificités du métier 

Sur un plateau de télévision (émission TV ou journal télévisé, par exemple), le cameraman doit conserver un œil constant sur les écrans de contrôle afin de savoir ce qu’effectuent les autres équipes techniques au même moment. Il reçoit ses ordres de la régie et doit être très réactif, surtout dans le cadre d’une émission en direct. Le direct ne lui laisse pas droit à l’erreur : le cadreur est donc constamment préparé. Le cadreur travaille fréquemment sur les mêmes émissions et sait se concentrer sur le long-terme.

Par ailleurs, sur un plateau de tournage, il travaillera en respectant les indications du chef de la photographie et des équipes de gestion de la lumière. Dans une optique de collaboration, il est tout à fait susceptible de se tourner vers les régisseurs lumière en vue de faire déplacer un projecteur ou de trouver des solutions offrant de produire une œuvre de qualité.

Lorsqu’il œuvre sur une émission, le cadreur est également responsable de la machinerie. Il s’agit des équipements qui supportent la caméra et qui permettent de lui faire effectuer des mouvements complexes : travelling, slider, grues, steadycam, etc. Généralement, c’est le directeur de la photographie qui conçoit les mouvements de la caméra. Néanmoins, le caméraman peut proposer son opinion. C’est lui, dans tous les cas, qui sera chargé de manipuler les équipements pour qu’ils effectuent les mouvements et suivent les trajectoires déterminées. 

Métier de cadreur : zoom sur les missions en reportage 

S’il œuvre sur un reportage sur le terrain, le cadreur est souvent accompagné d’un ingénieur du son et d’un journaliste. Dans ce cas de figure, il doit être très réactif et suivre les indications du journaliste, auquel il fournit en échange de précieuses informations techniques : luminosité naturelle, environnement pour l’interview, etc. Il doit parfois faire preuve de discrétion pour tourner des images cachées et dévoiler la vérité, autant qu’il lui faut savoir utiliser une caméra à l’épaule pour les prises de vue extérieures. S’il collabore sur un reportage, il peut tout à fait être amené à réaliser des prises de vue atypiques : depuis un hélicoptère, sous-marines, etc.

En reportage, les missions du cadreur sont plus importantes et englobent un panel plus large de taches. Mobile et très dynamique, il est souvent laissé libre par le journaliste de ses points de vue et des images enregistrées. Généralement, il est le seul à manipuler la caméra. Occasionnellement, dans le contexte du reportage, il devra gérer la lumière, qu’il s’agisse d’un plan tourné en studio, en extérieur ou encore chez les personnes interviewées.

Notons que les cadreurs qui travaillent pour les web TV doivent savoir endosser toutes les missions des techniciens de l’audiovisuel. Habituellement, il leur est demandé de procéder au tournage des images, ainsi qu’au montage et à la retouche des plans.

Les étudiants qui aspirent au BTS Métiers de l’Audiovisuel de l’ISA reçoivent un enseignement de haut niveau ultra-complet leur permettant de travailler dans toutes les branches de l’audiovisuel. Ils découvrent le métier de cadreur, peuvent intervenir sur le montage de leur documentaire ou de leur émission ou travailler en collaboration étroite avec les autres techniciens de l’audiovisuels.

Métier technique et créatif, les bons cadreurs savent intervenir sur tous les types de projets : reportage, documentaire, émission musicale ou journal TV. 

L’impact de l’audiovisuel dans le monde du marketing et de la publicité

Publiée le 27 novembre 2023

L’évolution constante des technologies a profondément transformé la manière dont les entreprises interagissent avec leur public cible. Parmi les outils les plus puissants à la disposition des marketeurs et publicitaires figure l’audiovisuel, qui englobe la combinaison du son et de l’image pour créer des contenus captivants. L’ISA,  l’Institut Supérieur de l’Audiovisuel avec ses multiples formations en alternance vous en dit plus sur l’impact que l’audiovisuel peut avoir dans le monde du marketing et de la publicité. 

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L’importance de l’audiovisuel dans le marketing et la publicité 

L’audiovisuel s’est imposé comme un catalyseur puissant dans le domaine du marketing et de la publicité, transformant radicalement la manière dont les marques communiquent avec leur public. À l’ère de la surcharge d’informations, l’association du son et de l’image offre une palette créative sans précédent, stimulant l’engagement, suscitant des émotions et générant des connexions durables.  

Avec la généralisation de l’accès à Internet à haut débit, la vidéo en ligne est devenue l’un des moyens les plus populaires de consommer du contenu. Les réseaux sociaux ont ouvert la porte à nouvelles avenues pour les annonceurs afin de diffuser des messages créatifs et engageants. Les consommateurs préfèrent souvent la vidéo pour sa facilité de consommation et sa capacité à transmettre des informations de manière visuellement attrayante.  

Les entreprises qui réussissent sont celles capables de créer des contenus visuels et sonores impactants, exploitant les dernières technologies et s’adaptant aux préférences changeantes des consommateurs. En investissant dans des stratégies audiovisuelles innovantes, les marques peuvent établir des connexions plus profondes avec leur public et rester compétitives dans un paysage marketing en constante évolution. 

Comment l’audiovisuel est utile au marketing et à la publicité ? 

L’audiovisuel sert le marketing et la publicité de multiples manières, offrant un éventail d’outils puissants pour capter l’attention, créer des connexions émotionnelles et transmettre des messages de manière percutante. Voici comment l’audiovisuel contribue à l’efficacité du marketing et de la publicité : 

  • La captation de l’attention : les éléments visuels et sonores d’une vidéo attirent naturellement l’attention. Dans un monde saturé d’informations, l’audiovisuel se démarque en captant rapidement l’œil du spectateur, favorisant ainsi une première impression positive si le visuel est attractif. 
  • La création de lémotion : l‘audiovisuel permet de transmettre des émotions de manière puissante. Des publicités bien réalisées peuvent évoquer la joie, la tristesse, l’excitation ou d’autres sentiments, créant ainsi des connexions émotionnelles entre la marque et le public. 
  • La narration (storytelling) : le storytelling est une stratégie clé dans le marketing, et l’audiovisuel offre une plateforme idéale pour raconter des histoires. Une narration impactantee permet de susciter l’intérêt du public, de transmettre des messages de manière mémorable et de renforcer l’identité de la marque chez le spectateur. 
  • Le partage facilité sur les médias sociaux :la viralité potentielle des vidéos contribue à étendre la portée d’une campagne publicitaire, permettant ainsi à la marque d’atteindre un public plus vaste. 
  • La personnalisation et le ciblage : l‘audiovisuel peut être adapté en fonction des caractéristiques du public cible. Des publicités personnalisées en fonction de l’emplacement géographique, du comportement en ligne ou des préférences démographiques contribuent à rendre les messages plus pertinents pour chaque segment de l’audience. 
  • Innovation Technologique : L’audiovisuel s’adapte constamment aux progrès technologiques. Des expériences en réalité virtuelle ou augmentée aux vidéos interactives, les marques exploitent l’innovation pour créer des campagnes publicitaires novatrices et captivantes. 

 

Comment bien se former ?  

La formation aux métiers de l’audiovisuel revêt une importance capitale dans un paysage professionnel en constante évolution. Notamment dans le domaine du marketing et de la publicité où il est important de se renouveler et de savoir proposer des visuels esthétiques et attractifs. 

À l’ISA, les étudiants peuvent réaliser un BTS Métiers de l’Audiovisuel option image. Si vous souhaitez continuer vos études à l’ISA, il est également possible de réaliser une troisième année grâce au Bachelor Image et Montage   et un Mastère en Production et Réalisation Audiovisuelle. En plus, l’école met à disposition des étudiants du matériel haut-de-gamme disponible pour tous ses étudiants pour leurs projets professionnels et personnels. Plus de 50 œuvres audiovisuelles sont produites chaque année. En effet, l’ école favorise une pédagogie par projets qui est alimenté par de rencontres professionnelles de personnalités de renom dans monde de l’audiovisuel. Retrouvez certaine de ces moments d’échange ici. 

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