Nouveau cursus à l’ISA : le Bachelor Image/Montage en alternance

Publiée le 17 avril 2023

Que faire après son BTS Métiers de l’Audiovisuel ? Bonne question… Et pourquoi pas un Bachelor ? C’est tout nouveau, l’ISA ouvre son Bachelor audiovisuel : Image/Montage (AV). Désormais, une année supplémentaire dans l’école vous permet de doubler votre BTS d’un titre reconnu par l’État de niveau 6. 

 

Visuel - bachelor image montage isa

Qu’est-ce qu’un Bachelor audiovisuel ? 

Le Bachelor audiovisuel de l’ISAImage/Montageouvre ses portes pour la toute première fois. Ce nouveau programme offre une formation Bac+3, en alternance. Les étudiants sont entourés par des professionnels du secteur, en activité, lors de cours à la fois pratiques et théoriques.À la fin de ce cursus, un titre RNCP : “Chef de projet audiovisuel” reconnu par l’État de niveau 6. Plus qu’un titre, le Bachelor Image/Montage de l’ISA permet aux étudiants de parfaire leur formation audiovisuelle et de soigner, une année de plus, leur réseau de contact dans le monde professionnel. 

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. Pour candidater, il vous faudra dans un premier temps être titulaire d’un BTS MAV (Métiers de l’Audiovisuel), ou d’un Bac+2 issu d’un cycle d’étude à l’ESIS, une école partenaire de l’ISA. Les admissions se font ensuite sur concours pour les étudiants extérieur au Réseau GES – le réseau de l’école – ou bien en passerelle pour les étudiants issus des BTS MAV ESIS et ISA. 

 

Des cours théoriques et pratiques : le programme 

Cette année de Bachelor se divise en trois trimestres, comprenant eux-mêmes un fort alliage entre cours pratiques et théoriques. La raison ? Professionnaliser ses étudiants dès la formation pour qu’ils soient prêts à intégrer une équipe et investir le marché de l’emploi aussitôt leur diplôme en poche.  

 

T1 – Les bases du montage et du tournage revisitées 

Objectif : Développer toutes les compétencesnécessaires pour réaliser un clip vidéo 

Concernant les cours théoriques, les étudiants retrouvent des matières emblématiques de l’ISA, mais revisitées pour correspondre aux attentes du Bachelor. Ainsi, ils assisteront à des cours d’histoire de la télévision et de l’audiovisuel, de théorie vidéo/montage et de culture musicale. 

Question cours pratiques maintenant. Lors de leur premier trimestre, les étudiants du Bachelor ISA pourront prendre part à différents TP (travaux pratiques) : de l’image – plateau (lumière, caméras, implantation, ordres), ainsi que du montage sur AVID (un logiciel professionnel utilisé dans toutes les entreprises travaillant dans l’audiovisuel). 

 

T2 – Gestion avancée des outils de tournage et de montage 

Objectif : Apprendre à réaliser une publicité 

Pour les cours théoriques, les étudiants assisteront aux fondamentaux de l’audiovisuel, ce qu’il faut à tout prix maîtriser avant d’intégrer le monde professionnel. C’estàdire : l’anglais professionnel, le droit audiovisuel, le financement, la culture pub et le brandidentity (définir son identité de marque). 

Bien entendu avec la théorie, vient la pratique :

  • TP image Machinerie (travelling, steady, et ronin)

  • TP montage (AVID, DA Vinci, Aftereffects – tous des logiciels de montage vidéo professionnels)

  • TP post-production (mixage, étalonnage et PAD)

 

Visuel - bachelor image montage isa

 

T3 – Maîtrise du reportage 

Objectif : Savoir réaliser un reportage-documentaire en mode JRI-M (Journaliste Reporter d’Image et Monteur) 

Parmi les cours théoriques, les étudiants travailleront à nouveau leur anglais professionnel, puis ils s’initieront à la production, l’analyse et la préparation d’un reportage-documentaire. Ils apprendront également à évaluer leurs besoins techniques. 

Pour finir l’année en beauté, les bachelors de l’ISA auront droit à quatre temps forts de formation pratique : 

  • TP Image JRI-M (ITW, terrain, épaule…) 

  • TP montage (Adobe Première Pro, reportage) 

  • TP MOJO (tourner, monter, et diffuser depuis un smartphone) 

  • Culture doc(écrire et produire un documentaire) 

 

Les semaines de séminaire 

En plus des cours théoriques et pratiques, les étudiants en Bachelor de l’ISA prendront part à pas moins de 6 semaines de séminaires pratiques. Les thèmes de ces séminaires correspondent aux objectifs visés pour chaque trimestre. On retrouve donc : 

  • Semaine 1 et 2 : écriture, tournage et montage d’un clip 

  • Semaine 3 et 4 : écriture, tournage et montage d’une publicité 

  • Semaine 5 et 6 : écriture, tournage et montage d’un reportage/documentaire 

 

 

Quel rythme d’alternance ? 

Le Bachelor de l’ISA se déroule en alternance, oui, mais quel est le rythme adopté ? Cette troisième année, c’est 1 jour de cours (le samedi)et 4 jours en entreprise par semaine. Avoir cours le samedi, c’est la garantie de bénéficier d’un campus calmepour concrétiser tous ses projets scolaires, professionnels ou personnels. C’est également une façon de s’assurer de ne pas manquer les évènements importants de son entreprise, ce qui rend le profil des étudiants de l’ISA encore plus attrayant. 

D’ailleurs, pour trouver leur alternance, les étudiants sont accompagnés tout au long de l’année par la Cellule Relations Entreprises. Cette cellule leur offre un suivi personnalisé de leur dossier et partage les offres du moment. La CRE aide lors des recherches, mais aussi plus tard : un doute sur un point du contrat, les horaires, le salaire ? La CRE est là pour répondre à ces interrogations.  

 

Visuel - bachelor image montage isa

Débouchés et poursuites d’études 

Après un Bachelor à l’ISA, deux voies s’ouvrent aux étudiants : poursuivre leurs études ou rejoindre directement le monde du travail. S’ils choisissent la seconde option, les diplômés ont toute une gamme de métiers vers lesquels se tourner parmi lesquels : 

  • Chef monteur  

  • Monteur  

  • Monteur truquiste  

  • Infographiste  

  • Étalonneur 

  • Cadreur/monteur 

  • Opérateur Prise de Vues (OPV) 

  • Chef opérateur lumière 

  • Opérateurs spécifiques de l’image (steadycam, grues, paramétrage automates) 

  • Assistant opérateur  

  • Directeur de la photo  

  • JRIM (Journaliste reporter d’images-monteur) 

  • MOJO (journaliste mobile) 

  • Réalisateur audiovisuel 

S’ils décident de poursuivre leur cursus scolaire, les étudiants peuvent s’intégrerà un Mastère dans l’une des écoles partenaires de l’ISA et ainsi bénéficier d’une passerelle avantageuse dans l’une de nos écoles partenaires à savoir : l’ESIS avec ses quatre Mastères Cinématographiques et Sonores, l’ECITV avec son Mastère Communication audiovisuelle et marketing, ou bien l’ISFJ et son Mastère journalisme. 

Montage vidéo et effets sonores : 5 sites de ressources libres de droits

Publiée le 14 août 2023

Pour le montage d’une vidéo réussie, il y a tout un tas d’éléments à prendre en compte. Les rushes, la post production, les VFX, mais aussi et surtout la bande son. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de production audiovisuelle. À la télévision ou sur les réseaux sociaux, en passant par les jeux vidéo, les SFX (les effets sonores), sont essentiels pour plonger l’auditeur dans l’ambiance du projet. 

Visuel - trouver effets sonores

Pourquoi utiliser des effets sonores dans son montage vidéo ? 

De bons bruitages dans une production audiovisuelle, ça change tout. Que ce soit dans une publicité pour capter l’attention de l’auditeur, ou dans une émission télévisée pour marquer un temps fort, le bon bruitage ajoute une nouvelle dimension à la vidéo ou production. On appelle ces effets sonores des SFX (special effects en anglais). Ces effets sont autant utilisés dans le cinéma que dans les autres types de productions audiovisuelles : ils servent à renforcer l’illusion de certaines actions, à rendre plus réelle la présence d’un objet en particulier ou d’un environnement spécifique, ils peuvent même servir à souligner certains effets comiques. 

Par exemple, l’utilisation d’effets sonores dans la réalisation de contenus pour les réseaux sociaux permet de relancer l’attention des followers. Les effets sonores sont également une façon de faire transparaître l’identité de sa chaîne ou de sa marque dans le cas de communications pour une entreprise. Il en va de même pour la publicité. Si l’on veut vendre de l’eau à bulles, rien de mieux qu’un bruit net d’eau pétillante versée dans un verre. Ça aide non seulement le téléspectateur à visualiser le produit, mais aussi à attiser son envie. 

Si certains bruitages sont reconnaissables entre tous, comme l’ouverture d’une canette de soda, d’autres sont plus difficiles à trouver et à sélectionner. Heureusement il existe des sites web avec un large choix de ressources disponibles en téléchargement, mais aussi et surtout libres de droits. 

Où trouver de bons effets sonores ? 

Internet à la particularité bien pratique de pouvoir fournir, en seulement quelques clics, tout ce dont on pourrait avoir besoin. Et bien sûr, ça vaut aussi pour les effets sonores. Ils sont présents par millier et disponibles sur au moins autant de sites différents. Mais justement, dans cette masse de possibilités, il est facile de se perdre et de prendre du retard sur son montage. C’est pourquoi il vaut mieux prévoir ses besoins à l’avance en enregistrant, par exemple, quelques sites pratiques. En voici 5 qui ne nécessitent que la création d’un compte (gratuit) avant de lancer les téléchargements. 

1. Pixabay 

C’est une plateforme de téléchargement très complète, qui est régulièrement mise à jour par les utilisateurs. Pixabay propose aussi bien des photos, que des vidéos, des illustrations, des GIF et, bien évidemment, des effets sonores. Tout ce qui est sur la plateforme est libre de droits et téléchargeable très facilement. Le tout est soigneusement rangé par catégories : transition, intro, nature, “whoosh”, meme, explosion, glitch, logo, notification, film, horreur et ambiance. Il est même possible d’ajouter un filtre à ces recherches par catégories : les plus tendances, les plus récents, et les coups de cœur. 

2. YouTube 

Eh oui, YouTube propose aussi sa propre base d’effets sonores. Il suffit de se connecter à YouTube Studio puis de sélectionner dans le menu de gauche “Bibliothèque audio”. Une fois dans la bibliothèque YouTube, rien de plus simple. Vous pouvez rechercher les effets sonores ou la musique qui vous correspond en utilisant la barre de recherche, puis de les télécharger en MP3. Il suffit de taper le nom d’un artiste en particulier, un titre ou un motclef. Il est aussi possible de filtrer les résultats obtenus en fonction du titre, du genre, de la durée ou de l’humeur. Si vous ne voulez pas tout télécharger d’un coup, il est également possible de mettre certains titres en favoris et de les retrouver plus tard dans l’onglet Titres Favoris. La bibliothèque est actualisée deux fois par mois. Attention petite subtilité toutefois, certains titres peuvent être placés sous licence Creative Commons. Lorsque le droit de paternité est demandé, il ne faut surtout pas oublier d’indiquer le nom de l’artiste dans le générique ou la description d’une vidéo. 

3. Free sound 

Même si le site propose une large catégorie d’effets sonores, une bonne partie d’entre eux se trouvent également sous accréditation Creative Commons. Il est donc possible de les utiliser à des fins personnelles et ou professionnelles, mais encore une fois, il est très important de notifier au générique le créateur ou la créatrice des effets utilisés. 

4. Audio Micro 

Audio Micro propose trois catégories de son distinctes : la musique, les effets sonores et les “loop (des motifs musicaux qui tournent en boucle). Le site propose plus de 300 000 effets sonores libres de droits, là aussi, classés et triés par genre. 

5. Adobe Audition 

Adobe Audition fournit des effets sonores de qualité professionnelle et facilement intégrables à tout projet audio : vidéo, podcast, publicité, contenus réseaux sociaux… Attention cependant, pour utiliser Audition, il faudra cette fois-ci avoir un compte payant. Afin d’offrir des supports professionnels à ses étudiants, l’ISA fournit des licences pour la suite Adobe Creative qui comprend l’accès à Adobe Audition, mais également à Premiere Pro, After Effect, et bien d’autres. 

Portrait de Dany Boon

Publiée le 17 décembre 2024

Dany Boon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ISA au campus de Paris, après des débuts difficiles comme mime de rue à Paris, il s’impose dans le one-man-show grâce à des sketchs inspirés de sa région natale. Son succès cinématographique éclate avec Bienvenue chez les Ch’tis (2008), qui bat tous les records d’audience. Acteur et réalisateur prolifique, il alterne comédies populaires et rôles plus émotionnels tout en explorant de nouveaux projets ambitieux.

Après avoir été secouriste dans le nord de la France, sa région natale, Dany Boon arrive à Paris dans les années 80, uniquement avec sa guitare sur le dos. « Ma mère, qui s’était beaucoup sacrifié pour nous, m’avait donné toutes ses économies de femme de ménage, et j’avais débarqué avec mon sac à dos et ma guitare », confie-t-il. C’est une période de galère pour le futur acteur et réalisateur : très vite endetté, il doit faire du mime de rue pour tenter de gagner sa vie. « À ce moment-là, je faisais du spectacle de rue. Du mime, le clown et de la guitare. C’était réellement compliqué parce que je n’avais pas un radis et que je devais de l’argent à tout le monde. » Après deux années particulièrement difficiles, il commence enfin à sortir la tête de l’eau lorsqu’il est engagé comme dessinateur pour des films d’animation. « J’ai commencé à rembourser mes dettes. Mais rien ne se concrétisait sur le plan artistique. Je n’étais jamais pris dans les castings et je me faisais jeter partout. » 

  

C’est en écrivant des sketchs, inspirés par son observation de la vie quotidienne et sa région natale, qu’il entame sa carrière. En effet, repéré par Patrick Sébastien, il se produit sur scène, tout en faisant de la musique et en prêtant sa voix à des spots publicitaires. Au début des années 90, ses spectacles de one-man-show connaissent enfin le succès, mais ses prestations au cinéma ne sont guère remarquées. Il faut attendre Joyeux Noël (2005) de Christian Carion pour que son rôle à contre-emploi, dans un registre plus émotionnel, lui vaille une nomination au César. On le retrouve en ami encombrant de Daniel Auteuil dans Mon meilleur ami (2006) de Patrice Leconte, puis il adapte une de ses pièces pour le cinéma avec La Maison du bonheur (2006), sa première réalisation. Deux ans plus tard, avec son deuxième long métrage, Bienvenue chez les Ch’tis, il bat tous les records du box-office en dépassant les 20 millions d’entrées ! (et même 26 millions dans le monde). « C’était un beau cadeau de la vie », reconnaît-il. « Je crois que c’est ce que raconte le film – au moment où il est sorti – sur la fraternité, sur le souci de l’autre, qui en explique le succès. Contrairement aux comédies hollywoodiennes qui mettent en avant la réussite professionnelle, je voulais parler d’un simple facteur – et j’ai dû me battre pour convaincre les producteurs de me suivre ! » D’ailleurs, une fois le film achevé, la production mène une étude de public et explique à Dany Boon qu’il ne plaira pas aux moins de 30 ans ! 

  

Désormais, tout le monde veut tourner avec Dany Boon et celui-ci est à l’affiche de plusieurs productions ambitieuses comme De l’autre côté du lit (2009) avec Sophie Marceau, Le Code a changé (2009) de Danièle Thompson et le très remarqué Micmacs à tire-larigot (2009) de Jean-Pierre Jeunet. Côté réalisation, il signe Rien à déclarer (2011), autour des relations parfois tendues entre douaniers belges et français, où il donne la réplique à Benoît Poelvoorde. Même s’il ne renoue pas avec un succès comparable à Bienvenue chez les Ch’tis, le film enregistre plus de 8 millions de billets vendus ! En 2014, il réalise la comédie Supercondriaque, où il retrouve son partenaire Kad Merad, et dépasse les 5 millions d’entrées. Ce qui ne l’empêche pas de jouer pour d’autres metteurs en scène, de Lolo (2015) de Julie Delpy, où il est savoureux en provincial qui débarque à Paris dans un milieu qui ne lui fait pas de cadeau, à Radin ! (2016) de Fred Cavayé, où il est tout aussi irrésistible en avare pathologique.  

  

En 2018, il réalise La Ch’tite famille où il égratigne les préjugés sur le nord et tourne en dérision le milieu ultra-snob des architectes. Très émouvant dans Une belle course (2022) de Christian Carion, aux côtés de Line Renaud, sa « maman de cinéma », il est épatant en entrepreneur marseillais dans Mon crime (2023) de François Ozon. « J’étais ravi et flatté », reprend Dany Boon en évoquant sa participation au film. « J’aime le cinéma d’Ozon. Même si j’ai toujours une petite appréhension. Est-ce qu’on m’appelle pour les bonnes raisons ? Est-ce que je corresponds au rôle ? Je lis le scénario, je trouve ça intelligent et drôle, dans la lignée de Huit femmes et Potiche. » Puis, il signe La Vie pour de vrai, où il retrouve Kad Merad et accueille une nouvelle venue dans son univers : Charlotte Gainsbourg. Cette année, il a accompagné le premier long métrage de Laurence Arné, La Famille Hennedricks, road-trip sensible et drôle, autour des familles recomposées. « J’ai commencé par suivre les différentes versions du scénario et j’ai soutenu Laurence dans son projet d’écriture et de réalisation de premier film. J’ai aimé la manière dont elle en parlait, ce qu’elle voulait en faire, et je trouve qu’elle a un talent d’écriture et de réalisatrice », conclut-il. 

Qu’est-ce que le dérushage ?

Publiée le 22 mai 2023

Le « rush » désigne l’ensemble des vidéos, dans leur aspect brut, enregistrées au moment du tournage. Le dérushage, quant à lui, est le processus qui consiste à sélectionner les images et les vidéos à conserver en vue d’assurer le montage final d’un film. Zoom sur le procédé, les techniques et les outils pour réussir son dérushage.

Visuel - Dérushage

 

Dérushage : le concept technique 

Lors d’un tournage, les équipes spécialisées dans l’image conservent toutes les vidéos brutes qui ont été enregistrées. Ces enregistrements peuvent être longs, comprendre des scènes inutiles, des « ratés », ou encore des pauses trop longues et des erreurs de cadrage. Ces séquences sont alors inutiles pour le montage final, il faut les écarter et ne sélectionner que les rushes propices à la constitution d’un film de qualité.   

Le dérushage consiste alors à visionner tous ces enregistrements vidéo pour retirer des fichiers les éléments superflus. Cette étape a donc lieu après le tournage, au début des étapes de post-production, c’est même la première étape du montage à proprement parler. 

Il faut donc identifier les séquences à retirer en notant le moment du début et de la fin des plans directement sur le logiciel de montage. Sur cette interface numérique, on peut importer les vidéos (les rushes) à visionner et les intégrer directement dans la timeline en vue de faciliter le processus d’identification. 

Le dérushage constitue par conséquent un processus technique, qui s’effectue en studio et sur des logiciels professionnels spécialisés dans le montage vidéo. Il peut être chronophage, surtout lorsque le nombre de rushes est élevé. Sur certains projets, le volume des rushes peut atteindre plusieurs gigas / heures d’images. Par ailleurs, le dérushage est plus ou moins long en fonction du type de film sur lequel les professionnels travaillent. Par exemple, pour une vidéo institutionnelle tirée d’un événement, le nombre d’images brutes à visionner est important et il faut faire preuve d’un très bon œil pour repérer les plans dignes d’intérêt. 

 

Le dérushage en pratique 

Les professionnels du montage vidéo et de la post-production commencent le dérushage en important dans leur éditeur logiciel l’intégralité des rushes. Ils déterminent une méthode de tri des images. 

La catégorisation des vidéos à conserver ou à supprimer peut s’effectuer au regard de plusieurs critères. Le premier et le plus évident est le critère technique. Dans ce cas de figure, on écarte les vidéos floues, surexposées, à contre-jour, avec des erreurs de luminosité, etc. Esthétiquement, les plans qui ne sont pas attractifs ou qui sont incompréhensibles sont également mis de côté. 

Les professionnels du montage en charge du dérushage sélectionnent également les vidéos à conserver en fonction du scénario final du film : les rushes qu’ils conservent correspondent à une étape de la narration de l’œuvre. Ainsi, les experts de la post-production et du montage cinématographique bénéficient des documents de création du projet sur lequel ils travaillent : story-boards, scénario ou encore script. Dans leur travail de sélection, ils doivent privilégier les plans et les séquences qui correspondent à la vision du réalisateur et prennent appui sur ces informations afin de savoir quel rush conserver ou non. Il est important que la séquence sélectionnée s’intègre à l’histoire du film et qu’elle ne rajoute pas du temps au film inutilement. 

Après la sélection terminée, il faut que les professionnels organisent les séquences en fonction de la timeline du projet. Ils doivent donc respecter le rythme du film, l’alternance de séquences longues ou courtes, etc. Il faut aussi qu’ils soient attentifs aux éventuels décalages entre le son et la vidéo. 

Après le dérushage, les professionnels du montage travaillent sur l’étalonnage du film, l’intégration de scènes d’effets spéciaux ou ajoutent des filtres aux images. Les techniciens du son interviennent également dans leur spécialité. En effet, après la première étape du montage vidéo que constitue le dérushage, les professionnels effectuent dans l’ordre : le montage, l’étalonnage, le sound design puis le maquettage du film. 

Visuel - Dérushage

Dérushage, retouche vidéo et organisation de travail 

Lorsque les professionnels de la post-production commencent le dérushage, ils peuvent aussi mettre de côté les séquences ou les plans à retoucher. Il s’agit des passages filmés qui nécessitent un apport en effets spéciaux, une intervention en étalonnage ou un travail de matte painting. Dans ce cas, ils doivent prêter attention à la timeline et vérifier la cohérence de timing. 

Par ailleurs, les étapes de post-production s’effectuent via un seul et unique logiciel, ce qui leur permet de travailler directement sur les séquences à retoucher. Par exemple, sur Adobe Premiere Pro ou Final Cut Pro X, on peut reprendre partiellement les sons ou la luminosité. Les professionnels du dérushage peuvent ainsi faire gagner du temps à leurs collaborateurs en traitant les séquences faciles à retoucher. 

Le choix de l’outil numérique de dérushage s’avère donc crucial pour une équipe de post-production. Les propositions actuellement sur le marché offrent des fonctionnalités très pointues et un champ d’action large : découpage, étalonnage, etc. Par exemple, FCPX (Final Cut Pro X) ne fonctionne que sur Macintosh, tandis que Premiere Pro est aussi compatible sur PC. 

Puisque le dérushage est une étape qui doit permettre aux autres équipes de la post-production d’intervenir, il est important de respecter une organisation performante et compréhensible. À ce titre, les logiciels professionnels permettent de créer des dossiers. On peut y ranger, par catégories, les éléments qui ne sont pas conservés : interviews, scènes coupées (trop longues et peu pertinentes), erreurs de cadrage, etc. Les autres techniciens pourront alors y piocher des alternatives au moment du montage final, ce qui permet d’enrichir le film. 

Les étudiants du BTS Métiers de l’Audiovisuel option image de l’école ISA apprennent tout du montage vidéo et du dérushage. Grâce à la pédagogie pratique de l’établissement, ils bénéficient de stages en alternance et obtiennent leur diplôme à l’issue de leur cursus. 

Le dérushage est la spécialité du dérusher. Au premier emploi, ce technicien de l’audiovisuel bénéficie d’une rétribution située aux alentours de 35 000 euros annuels bruts, rétribution qui augmente avec son expérience professionnelle.

Visuel - Dérushage

Audiovisuel : d’où vient la télévision ?

Publiée le 7 août 2023

Dans le vaste monde de l’audiovisuel, la télévision occupe une place de choix. Elle est présente dans presque tous les foyers français, et devient de plus en plus performante. Écran 4K, Dolby audio, HD, technologie QLED, smart TV… D’où vient cette invention qui a révolutionné l’audiovisuel ? 

Visuel - Invention TV

Un peu de contexte 

Aujourd’hui encore, c’est elle qui garantit un large échantillon d’emplois aux professionnels de l’audiovisuel. La télévision est une industrie colossale. Selon une étude de Statista, en 2021, les Français ont acheté4,1 millions de téléviseurs. Et, pour occuper tous ces utilisateurs, il faut bien entendu produire du contenu. Une source inépuisable d’employabilité. Mais alors, d’où vient cette invention miraculeuse pour les travailleurs de l’audiovisuel, et comment est-elle devenue si populaire ? 

La télévision est le résultat d’un long parcours de petites révolutions. Il est donc impossible d’en attribuer la création à une seule et unique personne. Le 26 janvier 1926 est la date la plus emblématique de la TV : il s’agit du moment de la première diffusion publique d’images télévisées, réalisée John Logie Baird. Avant ça, la télévision était tenue secrète, en plus d’être en noir et blanc. Mais, courant 50’s, elle est officiellement adoptée du grand public (et gagne même ses premières couleurs). On est encore loin des télévisions modernes, mais elles restent un véritable chamboulement technologique. 

Les dates clés  

Si elle fait aujourd’hui partie intégrante de la vie de la majorité des Français, son évolution s’est étendue sur de nombreuses années. L’histoire de la télévision regorge de dates toutes plus symboliques les unes que les autres, en voici cinq particulièrement marquantes. 

Le 25 mai 1949 

Un mois avant la diffusion du tout premier JT, le RTF organise un concours pour élire la première speakerine Française (il s’agit de la personne chargée d’annoncer le programme télévisé. Arrive donc sur les écrans Jacqueline Joubert, Arlette Accart, puis Catherine Langeais, Jacqueline Caurat, Jacqueline Huet et Anne-Marie Peysson. Une carrière de courte durée pour les dernières arrivantes puisque qu’en 1992, la télévision se modernise et déclare la fin des speakerines.  

Le 29 juin 1949 

Pierre Sabbagh, pionner de la RTF, présente pour la première fois le journal télévisé : format qu’il a lui-même inventé. Grâce à ça, les Français peuvent connaître l’actualité du pays sans avoir à se procurer une quelconque gazette. Le début d’une longue tradition qui n’est pas prête de s’arrêter, tous les soirs, le JT est diffusé, et sur plusieurs chaînes. Petite anecdote : à l’époque, le JT n’était diffusé ni le mardi, ni le dimanche.  

Le 18 avril 1960 

Johnny Hallyday fait sa toute première apparition télévisée aux côtés de Line Renaud (sa parraine dans le show-business) et Aimée Mortimer (animateur de l’émission “L’École des vedettes”). Il n’a que 17 ans. 

Le 26 mars 1961 

L’ORTF (anciennement connue sous le nom RTF), met en place le fameux carré blanc. L’objectif : signaler les programmes violents ou à connotation sexuelle. C’est le début des “pegi”, désormais connus de tous. Le premier film qui y a droit est “Riz amer” de Giuseppe de Santis. Si le titre paraît plutôt inoffensif, le film met en scène un couple de délinquants poursuivis par la police. 

Le 31 mars 2005

C’est le lancement officiel de la TNT gratuite. Paris, Marseille, Bordeaux, Niort, Mantes, Lille, Rouen, Rennes, Brest, Vannes, Lyon et Toulouse se voient accorder 14 chaînes télévisées entièrement gratuites. Très vite, ce privilège est étendu à la France entière. Aujourd’hui, la TNT propose 26 chaînes nationales gratuites et 42 chaînes locales. 

Les publicités 

Omniprésentes sur la plupart des chaînes télévisées, les publicités sont également une source d’emploi inépuisable pour les futurs professionnels de l’audiovisuel formés à l’ISA. Après tout, la télévision reste LE média de référence pour développer la visibilité d’une marque. Selon Médiamétrie, l’année 2021 a vu près de 44,5 millions de téléspectateurs installés devant leur télévision, pour une durée de plus de 3 heures. Sur ces heures, un nombre incalculable de publicités ont défilé. 

Mais alors pour produire une publicité, qui faut-il ? Une fois que la stratégie de communication est bien définie, la société souhaitant produire sa publicité doit faire appel à une équipe de production audiovisuelle. Grâce à sa pédagogie par projets, l’ISA forme ces futurs professionnels de l’audiovisuel, aptes à intégrer directement le marché de l’emploi. Les étudiants suivent des cours théoriques mais aussi et surtout pratiques. Tout au long de leur formation, ils sont amenés à travailler sur des projets concrets comme la réalisation de publicités ou de reportage. Grâce à cette connaissance pratique du secteur, les étudiants sont aptes à intégrer les métiers de la télévision. 

Portrait de Laurence Arné

Publiée le 19 décembre 2024

 

Laurence Arné s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ISA au campus de Paris, passionnée de scène, elle se fait remarquer dès 2006 avec son spectacle Quelle conne, révélant un style percutant et plein d’humour. Après des débuts au cinéma et à la télévision dans WorkinGirls, elle collabore avec Dany Boon et s’impose comme actrice et autrice de talent. En 2023, elle réalise La Famille Hennedricks, une comédie inspirée des familles recomposées, mêlant réalisme et légèreté.

Après des études de sciences économiques, de communication d’entreprise et de sociologie, Laurence Arné s’installe à Paris où elle se consacre à sa vraie passion : la scène. Elle suit des cours de chant, de danse et de théâtre et même de one-man-show ! En 2006, à seulement 24 ans, elle se lance sur scène avec un spectacle solo, intitulé Quelle conne, où elle révèle un style énergique et un vrai talent pour croquer des portraits de femmes qui jouent sur les clichés. 

  

Très vite, elle fait ses premiers pas au cinéma dans L’Amour, c’est mieux à deux (2009), où elle campe la meilleure copine de Virginie Efira, sous la direction de… Dominique Farrugia ! Elle enchaîne avec Moi, Michel G, milliardaire, maître du monde (2010), toujours réalisé par Farrugia. Mais c’est avec son rôle de DRH un rien nymphomane dans la série humoristique WorkinGirls, sur Canal Plus, qu’elle s’impose auprès du public. En 2015, elle crée – et interprète – une série de pastilles de 4 minutes, Filles d’aujourd’hui, qui pastiche les rubriques de magazines féminins détaillant la journée-type de femmes très à l’aise dans leur époque.  

  

Un an plus tard, elle partage l’affiche avec Dany Boon dans Radin !, puis, en 2018, dans La Ch’tite famille, où elle campe une architecte d’intérieur ultra-snob qui se retrouve confrontée à la famille un rien encombrante de son compagnon et associé. « On est tombés amoureux en travaillant », confie Laurence Arné en parlant de Dany Boon. « Il y a une vraie complicité artistique entre nous, et c’est formidable. Je suis très chanceuse. » 

  

On retrouve Laurence Arné dans Une affaire française, autour du meurtre du petit Grégory, puis dans 8 rue de l’Humanité, qu’elle coécrit, sous la direction de Dany Boon. Depuis longtemps taraudée par le désir de passer à la réalisation, elle s’inspire de sa propre histoire et de la problématique des familles recomposées, sous forme de comédie. « J’ai commencé à écrire le scénario seule pendant un an et demi, puis j’ai fait une consultation avec Sara Wikler qui a mené un travail analytique sur les personnages et les enjeux », raconte-t-elle. « Elle dit toujours qu’une comédie doit avoir la même intensité narrative qu’un thriller. J’ai donc quasiment effectué un travail thérapeutique sur chacun des personnages pour qu’il n’y ait rien d’artificiel et que les bascules de conscience soient toutes légitimes. J’aime le cinéma qui me raconte des histoires crédibles et contemporaines. Quand ce n’est pas suffisamment réaliste, je me détache de l’histoire. J’ai besoin de croire profondément au parcours des protagonistes. » Road-movie ébouriffant, La Famille Hennedricks parle aussi de musique qui soude les membres de cette famille aussi improbable qu’attachante. « En écrivant le film, j’ai souvent pensé que la famille était comme un groupe de rock. Chacun doit trouver son instrument, sa voix, faire ses gammes, se mettre au diapason des uns et des autres, trouver un tempo commun pour enfin créer l’harmonie. Mais il faut aussi accepter les fausses notes car elles donnent tellement de charme à une famille ! », conclut-elle. 

Quelles sont les différentes étapes de la production d’un film documentaire ?

Publiée le 8 mai 2023

Le documentaire est une production audiovisuelle spécifique qui vise à informer le public sur un sujet ou une thématique spécifique. Il doit donc faire preuve d’un haut niveau de réalisation technique et proposer un contenu de fond de grande qualité journalistique. Quelles sont les étapes de la production d’un film documentaire qui débouchent sur la création d’un support audiovisuel de qualité basé sur des faits véridiques et vérifiés ? 

Visuel - étapes production film documentaire

Étape 1 de la production d’un film documentaire : la préparation 

Avant même de conceptualiser techniquement la production audiovisuelle de son documentaire, il faut passer par l’étape cruciale de la préparation. À ce titre, la première chose à faire est de choisir un sujet de documentaire et de bien formuler la problématique à laquelle le court-métrage va répondre. 

Pour parvenir à trouver une thématique qui plaît, il est possible de s’inspirer de l’actualité ou de mettre en place un sondage. Dans le cadre de la production d’un documentaire, il est important de garder à l’esprit que l’objectif de ce support audiovisuel est d’informer. Il est donc conseillé de privilégier des thématiques originales ou de souligner des problématiques encore peu connues du grand public. 

La sélection du sujet du documentaire peut aussi s’effectuer au regard d’un premier travail d’enquête journalistique qui a permis de regrouper des documents viables sur lesquels baser sa problématique. 

Étape 2 de la production d’un film documentaire : l’écriture 

Comme toute œuvre audiovisuelle, le documentaire doit être écrit selon les méthodes d’une rédaction technique et scrupuleuse. On peut alors faire appel aux services d’un scénariste. 

Généralement, il est préférable de créer un storyboard afin de hiérarchiser les informations à présenter au public. En effet, le genre du documentaire est très particulier. Ce support est créé à l’issue d’une enquête journalistique de fond. Par conséquent, le documentaire doit présenter les informations d’une manière didactique et s’appuyer sur des images d’illustration propres à étayer le propos, le rendre plus compréhensible et mieux formulé. 

Le plan du documentaire, qui est élaboré en parallèle de l’écriture du scénario, doit donc mettre en lumière les problématiques du sujet, amener le spectateur à se questionner et lui fournir des informations viables et véridiques. Généralement, on choisit une organisation en entonnoir en vue de développer le sujet sur toute la durée du film en positionnant au centre le cœur de la problématique. 

Étape 3 de la production d’un film documentaire : la sélection du matériel de tournage et la constitution des équipes 

Pour produire un bon documentaire, il faut disposer d’un équipement dernier cri : caméra et systèmes de rails ou de steady-cam, drones pour les vues aériennes et support de retouche numérique, etc. Il faut aussi penser aux équipements de captation et d’enregistrement sonore, afin de donner du corps au documentaire. 

Afin de s’assurer de disposer du bon matériel et savoir comment le sélectionner, il faut constituer ses équipes de techniciens de l’audiovisuel. Chaque corps de métier connaît parfaitement sa spécialité et sait travailler au sein de projets multidisciplinaires. 

Généralement, ce sont les assistants de production qui prennent contact avec des techniciens du son, des cadreurs ou des professionnels de l’étalonnage en vue de constituer leurs équipes. Ils peuvent aussi faire directement appel à des agences et des studios de production qui travaillent avec leurs propres techniciens salariés. 

Visuel - étapes production film documentaire

Étape 4 de la production d’un film documentaire : la réalisation 

Pour collecter les images d’illustration du documentaire ou les interviews, il faut ensuite passer aux étapes de réalisation. L’enregistrement des prises de vues d’un documentaire est alors identique aux techniques d’un tournage classique. Pour s’assurer de réussir à filmer tous les contenus de son documentaire, il faut créer un time shedule et planifier son tournage. 

Ce qui est aussi important, c’est d’anticiper les besoins des équipes techniques. Dans le cadre de la réalisation d’un documentaire de grande ampleur, les équipes qui travaillent sur le tournage peuvent être nombreuses. Il faut donc anticiper leurs besoins de restauration, d’hébergement et même de transport. Les techniciens de l’audiovisuel devront, chacun pour leur spécialité, penser à leur propre logistique : images tournées en extérieur, micros pour les zones urbaines, etc. 

Lors de cette étape, il faut aussi penser à collecter ou à créer tous les contenus multimédias de son documentaire. Par exemple, de nombreuses équipes de production font aujourd’hui le choix de l’image de synthèse pour l’illustration de certaines séquences. Attention à ne pas oublier l’habillage sonore de sa production : musique de fond, bruitages, etc. Pensez aussi à obtenir les autorisations d’utilisation des éléments intégrés au documentaire : pistes audios, interviews, etc. 

Étape 5 de la production d’un film documentaire : la post-production 

La création d’un documentaire est finalisée par les incontournables étapes de post-production. Une fois tous les éléments rassemblés ou enregistrés, les techniciens de l’audiovisuel opèrent sur les logiciels du montage, du son ou de l’étalonnage. 

L’objectif est de travailler sur les éléments visuels et sonores qui constituent le documentaire en vue de les nettoyer ou de les améliorer pour obtenir un ensemble cohérent, esthétique et compréhensible. Par exemple, les professionnels de l’image et du montage interviennent pour créer un flux de séquences fluide, tout en respectant la chronologie indiquée par le réalisateur. 

Les professionnels du son vont passer au peigne fin les pistes audios et en retirer les éléments gênants, notamment en cas de tournage en extérieur (passage d’une voiture ou augmentation du volume de la voix de l’interviewé, par exemple). Dans la production d’un documentaire, il est possible de devoir impérativement intervenir afin de flouter le visage des personnes interrogées, dans le but de protéger ses sources et l’intégrité des personnes. 

Les étudiants du BTS Métiers de l’Audiovisuel (toutes options confondues) de l’ISA découvrent toutes les étapes de production d’un documentaire et apprennent grâce à des stages et à des riodes d’alternance les méthodes des professionnels. 

Les étapes de la production d’un film documentaire font partie d’un processus de création complexe et technique, qui ne se maîtrise qu’après des études spécialisées et une expérience significative sur le terrain.

Qu’est-ce que le son 3D ?

Publiée le 11 septembre 2023

Le son 3D, son binaural ou encore immersion sonore autant de termes pour désigner une technique de sonorisation qui reproduit notre écoute naturelle dans le monde réel en 3 dimensions. A ce titre, le son 3D se présente sous différentes formes et existe dans de nombreuses applications. Il rend l’écoute plus naturelle et réaliste. Cette technologie avancée a révolutionné l’expérience auditive des utilisateurs.  

Mais concrètement, en quoi consiste le son 3D, quels sont ses champs d’application, ses avantages et ses défis  

visuel-3d

L’Histoire et les origines du son 3D  

Pour mieux comprendre le concept du Son 3D est petit retour en arrière s’impose ! 

Au début du siècle dernier, un seul mode écoute : la monophonie c’est-à-dire la transmission d’un signal depuis une seule direction, un seul canal. 

Peu de temps après, la stéréo apparait et permet de mieux reconstituer l’espace sonore avec l’utilisation de deux canaux de diffusion. 

Dans les années 40 apparait les débuts du format multicanal, l’industrie audiovisuelle est en particulier le cinéma répand l’expérience du son multicanal avec des sources sonores autour des individus

En 2012, la création des espaces 3D apparait avec le « le Dolby Atmos » et le multicanal commence ensuite à se répandre chez les particuliers avec par exemple le home cinéma. Dans les principales normes audio on retrouve : Dolby, DTS, MPEG-H, THX. Elles utilisent des technologies pour reproduire le son.

Actuellement avec une paire d’écouteurs, nous pouvons profiter pleinement d’une expérience immersive n’importe où et n’importe quand. Mais concrètement qu’est que c’est le son 3 ? 

 Définition du concept 

Le son est un des éléments les plus importantes dans notre perception du monde. Il nous permet à la fois de communiquer, ressentir des émotions et naviguer dans notre environnement. 

Le son 3D est une technique de sonorisation qui consiste à reproduire le fonctionnement de notre système auditif. Il correspond à notre écoute naturelle quotidienne, grâce à lui nous entendons l’audio comme dans le monde réel. Contrairement aux images, le son se reproduit sans contrainte de support dans l’espace. 

Le son 3D lui repose sur des techniques d’enregistrement, de traitement et de reproduction sonore avancées. A la différence duson stéréo traditionnel qui se déplace dans un espace bidimensionnel, le son 3D enveloppe les auditeurs dans un environnement sonore en trois dimensions. 

Il s’agit de : la hauteur, la largeur et la profondeur. 

La hauteur se rapporte à la position verticale d’une source sonore, avec la possibilité d’ainsi différencier les sons au-dessus, au niveau et en dessous de l’individu

La largeur fait référence à la localisation horizontale d’un son, permettant de placer un son à droite, à gauche ou au centre de l’auditeur. 

Enfin la profondeur, quant-à-elle, permet de placer la source sonore à différentes distances de l’auditeur proche ou éloigné. 

Les différents champs applications du son 3D 

Il existe de nombreuses applications dans différents domaines dans lesquelles le son 3D offre des avantages et améliore l’expérience des individus : 

L’industrie cinématographique :Pour le cinéma, le son 3D enrichit considérablement l’expérience en effet, grâce à cette technologie, les effets audio peuvent être positionner de manière précise, créant une sensation de réalisme. 

La musique : l’utilisation du son 3D dans l’industrie musicale peut permettre aux auditeurs des expériences d’écoute plus captivantes. 

Les expériences en réalité augmentée ou virtuelle : il va permettre de créer une expérience complète. Il renforce le sentiment de présence en permettant aux utilisateurs d’entendre les sons venant de différentes directions dans un environnement simulé.

Les jeux vidéo : Avec le son 3D, les concepteurs de jeux peuvent améliorer l’expérience client en offrant un usage du jeu plus immersive. Par exemple, les effets sonores peuvent permettre aux joueurs de localiser précisément les sources sonores 

 Ses avantages et ses défis   

Au-delà de procurer une sensation agréable d’enveloppement, le son en trois dimensions rend notre écoute : intense, concrète et réaliste. Le sentiment d’immersion améliore le rapport à l’image. 

L’un de ces principaux avantages est son impact sur l’expérience client. En créant un environnement audio plus immersif, il peut susciter plus d’émotions et une grande connexion avec le contenu et ainsi améliorer l’engagement des individus.

Le son 3D est aujourd’hui accessible à tous avec l’utilisation d’un casque, d’une paire d’écouteurs et/ou d’une enceinte.

Même si le son 3D présente des avantages certains, il comporte également des défis. L’une des principales difficultés réside dans les équipements ; pour en profiter pleinement les individus ont besoin de casques qui peuvent être coûteux. Sa création nécessite également des compétences et un savoirfaire spécifique. Enfin, l’utilisation généralisée du son 3D dépend de : la disponibilité de la technologie chez les consommateurs.  

Malgré les défis, le Son 3D suscite un intérêt plus que croissant qui ouvre de nouvelles perspectives dans divers domaines

 

En conclusion, les nouvelles technologies ont considérablement modifié les métiers du son avec de nouveaux modes de travail et influences. 

LISA vous offre l’opportunité de suivre son BTS Métiers de l’Audiovisuel option Son.

Cette formation pratique et immersive est en alternance et permet aux étudiants de bénéficier d’une vision globale et réaliste du secteur et de leurs métiers.   

L’épineuse question de l’adaptation d’œuvres littéraires au cinéma

Publiée le 4 septembre 2024

Depuis quelques années, le cinéma français connaît un engouement particulier pour les films adaptant des classiques de la littérature. Les scénarios créés pour ces derniers sont d’une qualité variable, mais ils posent une question très importante : qu’est-ce qu’une bonne adaptation cinématographique ? 

Il y a quelques semaines est sorti dans nos salles Le Comte de Monte-Cristo, la 14ème adaptation filmique de l’œuvre d’Alexandre Dumas depuis le début du XXème siècle. Avant Pierre Niney, d’autres acteurs ont incarné le rôle d’Edmond Dantès avec brio, comme Léon Mathot en 1918, dans une adaptation en 8 épisodes. La version de Jean Marais, réputée pour sa fidélité au roman, atteint les 8 millions d’entrées lors de sa sortie. Le film est même passé par Hollywood, avec Jim Caviezel pour interpréter le comte. Ces adaptations ont le point commun d’être globalement à l’image de l’œuvre originale et elles ont toutes connu le succès. La dernière en date est peut-être celle qui prend le plus de libertés artistiques, en risquant de faire plusieurs changements concernant le personnage d’Angèle, en supprimant de Noirtier et la famille d’Epinay. L’objectif était de faire tenir l’histoire en trois heures de film, d’où ces choix scénaristiques très bien pensés. 

Julie Anselmini, enseignante-chercheuse à l’Université de Caen et spécialiste de l’oeuvre d’Alexandre Dumas précise : “Il est toujours difficile de savoir ce qu’est une bonne adaptation, les dernières de Dumas [Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo] prouvent cette ambiguïté, le premier a moins bien marché que le dernier alors que c’est la même recette”. En effet, les réalisateurs sont les mêmes, mais le succès est plus retentissant pour le Comte que pour d’Artagnan. Les deux films cumulent tout de même à eux seuls un peu plus de 5 millions d’entrées. 

Le cas Eragon

Eragon : pour ceux qui l’auraient oublié, le roman a eu droit à une adaptation cinématographique en 2006, par Stefan Fangmeier. Le film devait suivre le roman et avoir plusieurs suites, un projet qui sera avorté après la diffusion du premier film. Pourquoi ? Déjà, parce que le film n’a pas rencontré (ou retrouvé) son public dans les salles, n’ayant atteint que les 3/4 de son budget (75 millions de dollars récupérés sur 100 millions investis) et surtout pour les trop grandes libertés prises par rapport aux livres de Christopher Paolini. Entre suppression de personnages, raccourcis scénaristiques et oublis majeurs empêchant la production d’une suite, Eragon s’est saboté tout seul en même temps qu’il a anéanti la carrière de certains acteurs, comme Edward Speleers, le détenteur du rôle éponyme. 

Le film pourrait servir de cas d’école car manifestement, le réalisateur ne connaissait pas l’œuvre d’origine et a commis des erreurs empêchant la poursuite du projet, notamment le retrait des Nains, cruciaux dans la suite du roman. Ce que nous montre ce raté, c’est que le film aurait dû prendre le temps de suivre les points importants du livre, comme Peter Jackson avec Le Seigneur des Anneaux, en retirant les parties jugées anecdotiques pour faire tenir la narration dans les trois opus qui lui ont été donnés. Il aurait pu au moins s’attirer la faveur des fans et s’assurer ainsi une base de visionnages solide, puisque le livre a été un immense succès lorsqu’il est sorti. 

Le contre-exemple 

A l’inverse de cela, il y a Shining. Pour ceux qui ont vu le film sans lire le livre, ils pourraient penser que c’est une œuvre tout à fait originale. Et pourtant, c’est un roman de Stephen King qui a servi de fondation à l’œuvre cinématographique. A sa sortie, le film a reçu un accueil mitigé, l’actrice Shelley Duvall et le réalisateur Stanley Kubrick ont été nommés aux Razzie Awards pour les catégories de la Pire actrice et du Pire réalisateur. Le succès ne viendra que plus tard, tant et si bien que le film est devenu un classique du cinéma d’horreur. Jack Torrance figure parmi les meilleurs “méchants” de l’histoire du cinéma, et le film est classé à la 29ème place des 100 meilleurs thrillers du cinéma américain. Pourtant, le film est un bel exemple d’adaptation très libre d’œuvre littéraire. Stephen King reproche à Stanley Kubrick la disparition de thèmes importants (par exemple, l’alcoolisme de Jack Torrance et sa transformation en père horrible à cause de l’abus d’alcool), à tel point que l’auteur prendra les commandes d’une nouvelle adaptation en un téléfilm de trois parties, pour rester fidèle à son histoire. Il refusera aussi que son nom apparaisse dans le générique du film, considérant ce dernier totalement détaché de l’ouvrage original. Alors, comment la popularité du film peut-elle s’expliquer ? Peut-être par l’interprétation magistrale de Jack Nicholson, qui rend à merveille la folie du personnage sur le grand écran, ou encore la vision géniale de Kubrick, qui tire des mots du livre une imagerie sublime et de très belles musiques.  

La question de l’adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire est très complexe, notamment parce qu’elle ne dispose pas de cas types permettant de déterminer une sorte de norme analytique. Il est impossible de savoir ce qu’est une bonne adaptation, si elle doit coller le livre de la plus proche des manières, ou bien s’en détacher. Certains prennent la voie de l’entre-deux, comme les dernières adaptations des œuvres de Dumas, tandis que d’autres sortent du chemin tracé par le livre et créent quelque chose d’unique. Mettre des mots en images n’est pas chose facile, de même que traduire des pensées de personnages. Certains s’y cassent les dents, comme Stefan Fangmeier avec Eragon, œuvre dont on attend encore une adaptation digne de ce nom. 

Théo Tourneur 

L’ISA : ce qu’on trouve dans les locaux de l’école

Publiée le 29 mai 2023

L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel, ne se contente pas de pousser ses étudiants à réaliser des projets toujours plus ambitieux : elle leur donne aussi les moyens d’y parvenir. Que ce soit grâce aux formations qu’elle dispense ou à son équipement et ses locaux : l’école forme les futurs techniciens des métiers de l’audiovisuel. 

Visuel - Focus matériel

L’École des Métiers de l’Audiovisuel 

Vous souhaitez rejoindre l’ISA pour une année de BTS MAV, ou continuer en troisième année de Bachelor, mais vous n’êtes pas encore décidé(e) à 100% ? Pas de souci, le temps d’un article, on vous ouvre les portes de l’école et on vous fait découvrirune partie des locaux. Quand on pense école d’audiovisuel, on pense dans un premier temps auxprofesseurs (qui, à l’ISA, sont tous des professionnels en activité dans l’audiovisuel)ou bien aux salles de classe. Et, oui, ce sont des éléments indispensables à tout lieu d’enseignement. Mais à l’ISA, on pense aussi et surtout caméras, plateaux de tournage et perches son. 

Les campus 

Avant toute chose, où se trouve l’ISA ? L’école dispose de plusieurs campus en région et au sein même de la capitale.

Paris : le campus de Paris se trouve à peine à quelques mètres du fameux canal Saint-Martin, au plein cœur du Xe arrondissement. Quartier fameux pour les nombreux tournages qu’il a accueilli, il est une source constante d’inspiration pour les étudiants.

Lille : loin de la capitale mais toujours aussi célèbre pour son patrimoine culturel dans le milieu de l’audiovisuel. Lille a vu naître de nombreux films cultes comme le célébrissime Bienvenue chez les Ch’tis.

Lyon :récemment, l’ISA a trouvé sa place parmi les 13 écoles du campus Science-U Lyon. Une autre équipe, une autre région mais toujours la même formation professionnalisante. 

Encourager les projets 

Que ce soit à travers les semaines de cours, les deux années de formation en alternance ou les semaines de travaux pratiques (TP), l’ISA prend soin de donner le goût de réaliser des projets aux étudiants. Pas seulement les réaliser : les penser, les écrire, les produire et le tout, en collaboration avec les différentes filières de l’école. Les étudiants en son s’associent à ceux en image, sous la houlette des étudiants en gestion de production, et transmettent le projet aux monteurs pour le rendu final.

Grâce à ça, les étudiants développent l’envie de construire leurs propres projets, formant par la même occasion comme des mini boîtes de production, enrichissant leur expérience à l’ISA avec des chaînes YouTube, ou des comptes aux rendus presque professionnels sur les nouveaux supports en vogue comme TikTok. 

Les locaux 

Les locaux de l’école eux-mêmes appellent sans cesse à la pratique. Tester le mixage dans les studios, le montage dans les box… Une station de montage, pour tous les étudiants de cette option, équipée de tous les outils professionnels nécessaires : Avid, Suite Adobe, Pro Tools, Aftereffect et DaVinci.

En tout, l’ISA propose :

  • 6 studios son
  • 2 plateaux TV
  • 1 studio radio
  • 2 cabines speak
  • 6 box individuels de montage
  • 2 plateaux de tournageavec un fond vert, un fond blanc ou un fond noir, équipés d’une régie.
  • 3 salles de montage (80 postes)
  • 1 salle info son
  • 2 salles VFX
  • 2 salles Mac
  • Un amphithéâtre, équipé d’un grand écran de projection et modulable en salle de cinéma.

Chacun de ces espaces sont ouverts tous les jours aux étudiants. Ils sont même réservables pour des projets. 

Le magasin 

Avec l’amphithéâtre, ou le grand plateau, le magasin est l’une des pièces maîtresses des campus de l’ISA. C’est ici qu’on trouve tout le matériel nécessaire aux tournages. C’est d’ailleurs l’une des pièces préférées des étudiants. C’est qu’ils viennent tester le matériel, réserver des sets de tournage… C’est un lieu de rassemblement autour d’une même passion : l’audiovisuel.

Le magasin est divisé en trois grandes parties, quatre avec le comptoir : la partie image, la partie son et enfin la partie lumière.

Visuel - Focus matériel

Focus sur le matériel 

Listes détaillées mais non-exhaustives du matériel stocké dans le magasin de Paris.

Partie image :

  • Trépieds Manfrotto
  • SONY XDCAM Z150
  • SONY XDCAM PXW 160
  • PANASONIC AG UX 90
  • SONY PXW FS5
  • SONY PXW FS7 

Partie son :

  • Mixette Sound Devices (Référence : Mix pre 6, 633, mix p re 10)
  • Perche carbone
  • Zoom H4
  • Zoom H5
  • Zoom H6
  • Sennheiser MKH 416
  • Sennheiser G4 ew
  • Raycott Windjammer 

Partie lumière :

  • Projecteurs HMI
  • Tungstène
  • Panneaux LED 480
  • Blondes
  • Mandarines 300w 800w 

Comment réserver du matériel 

Pour réserver du matériel au magasin, rien de plus simple. Via leur compte MyGes (un extranet étudiant), les étudiants en BTS Métiers de l’Audiovisuel ou en Bachelor Image / Montage à l’ISA peuvent trouver le lien versle site My Campus Prod” : le Graal.

Caméra, perches, micro et même de la petite machinerie (tous les petits éléments insoupçonnables d’un set de tournage, mais indispensables comme des pinges à linge pour tenir les gélatines devant les panneaux LED): tout y est référencé, numéroté et réservable. Il leur suffit d’avoir déposé le chèque de caution matériel de début d’année pour pouvoir emprunter le matériel qu’ils souhaitent.  

En résumé 

L’ISA dispose de plusieurs campus à Paris, Lille et Lyon, trois villes réputées pour leur immense patrimoine culturel, notamment dans l’industrie de l’audiovisuel. Dans ces campus, des locaux tout équipés, et dans ces locaux, du matériel de haute qualité, apte à répondre à toutes les demandes de jeunes professionnels de l’audiovisuel.

En plus de sa formation professionnalisante en alternance, l’ISA encourage la créativité des étudiants en les incitant à multiplier les projets. Apprendre en faisant. Une méthode pédagogique innovante et en phase avec les réalités du terrain. Plongés dans tous ces projets, les étudiants sont aptes, dès leur diplomation, à rejoindre le monde professionnel sereinement. 

Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées

Cette école fait partie du Réseau Skolae

Établissement d'Enseignement Supérieur Privé

CGI

Dernière mise à jour : Septembre 2025

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