Le métier de chef décorateur : rencontre avec Hérald Najar

Publiée le 26 juin 2023

Parmi les métiers les plus emblématiques de l’audiovisuel, celui de chef décorateur n’est pas forcément le premier qui vient à l’esprit. Et pourtant, c’est bien le décor d’un plateau qui accroche l’œil du téléspectateur. Il y a peu, les étudiants de l’ISA ont eu l’occasion de rencontrer Hérald Najar en masterclass pour présenter ce métier prenant, mais passionnant. 

Visuel - métier chef décorateur hérald najar

La masterclass d’Hérald Najar 

C’est une habitude bien connue des étudiants de l’ISA. Tous les mois, l’école reçoit un, ou une, invité(e) de talent. Assister à une masterclass de l’ISA est l’occasion parfaite de se faire des contacts et d’en apprendre plus sur les ficelles du métier.

Composées d’interactions (questions-réponses, commentaires, démonstrations…) entre les étudiants et l’invité. Le but ? Découvrir les différents corps de métier de l’Audiovisuel, à travers des rencontres enrichissantes. Parmi les métiers déjà portés par les invités des masterclass, on retrouve : la réalisation, la direction de la photographie, la création de costumes, la prise de son, la scénarisation, le mixage, l’acting…

Ce mois-ci, c’est Hérald Najar la vedette du grand plateau de l’École des Métiers de l’Audiovisuel. Il vient présenter sa passion de toujours. Passion grâce à laquelle il réussit à vivre. Bref, il vient présenter son métier : le montage de décors. Et pas n’importe lesquels ! 

 

Gros plan sur son parcours 

L’avantage avec le métier de chef décorateur, c’est qu’on n’est jamais à court de projets. Et la cerise sur le gâteau, c’est que ce sont des projets on ne peut plus variés. Petit aperçu des productions auxquelles Hérald Najar a participé au cours de sa carrière :

  • Complètement cramé !
  • La Guerre des Lulus
  • Le Chemin du bonheur
  • Le Lion
  • Mystère
  • Amoureux de ma femme
  • Mémoire de sang 
  • La Fête des mères 
  • Madame 
  • Le Rire de ma mère 
  • Meurtres à l’Ile de Ré 
  • Amour sur place ou à emporter 
  • Boule & Bill 
  • Bowling 
  • 1, 2, 3, Voleurs 
  • Ma Première fois 
  • Ma compagne de nuit 
  • Le Fils à Jo 
  • La Première étoile 

Qu’est-ce qu’un chef décorateur ? 

Chef décorateur, décorateur scénographe, architecte-scénographe… Autant de noms pour une seule profession : habiller un plateau de tournage. Que ce soit pour l’audiovisuel, les chaînes de télévision, un documentaire, ou pour le cinéma, c’est un rôle primordial. La raison ? Le décor, et l’esthétique générale d’une production, sont parmi les premiers éléments avec le son que les auditeurs vont capter, et retenir. À la TV par exemple, ce sont en grande partie eux qui vont décider le téléspectateur à changer de chaîne, ou non. 

Le rôle du chef décorateur est multiple. Il doit non seulement conceptualiser les décors à partir du script, puis le réaliser en physique (ou se coordonner avec les équipes techniques pour le construire numériquement grâce aux VFX).

Le chef décorateur à plusieurs missions, toute de la plus haute importance pour une production audiovisuelle :

  • Être à l’écoute des demandes de l’équipe de tournage.
  • Dessiner, ou faire des maquettes, du projet afin de fixer un devis et d’acheter les ressources nécessaires à la construction des décors. 
  • Prendre en compte les différentes règles de sécurité d’un plateau. 
  • Superviser le montage des décors en compagnie des équipes techniques, ou bien les monter lui-même selon ses méthodes de travail. 

De son côté, Hérald Najar aime tout particulièrement travailler en collaboration avec les équipes VFX pour incruster des fonds verts dans ses décors, mais aussi et surtout avec le chef opérateur. Il confie aux étudiants : “Je trouve que la photo et les décors sont vraiment liés, on s’entraide. La photo va travailler sur les densités de patine, nous on va travailler sur des lumières qu’on met dans les décors et qu’on va pouvoir proposer pour le directeur photo donc c’est intéressant de travailler main dans la main. Et toute cette partielà, elle se fait en amont du tournage. 

Visuel - métier chef décorateur hérald najar

Comment devenir chef décorateur ? 

Comme pour la plupart des métiers de l’audiovisuel, l’idéal est de privilégier une formation qui inclue aussi bien une base théorique solide qu’une pratique régulière et poussée. Une formation en alternance est donc on ne peut plus indiquée. Et, bonne nouvelle, c’est tout ce que l’ISA propose. Que ce soit en BTS Métiers de l’Audiovisuel ou en troisième année de Bachelor Image et Montage. Pour le métier de chef décorateur, il faut bien sûr une appétence toute particulière pour le design et l’art en général.

Le chef décorateur est aussi doté de qualités précieuses : avoir la curiosité comme seconde nature, un grand sens de l’écoute et un des yeux capables de visualiser sans soucis un futur décor dans un espace donné. Attention, le chef décorateur n’est pas qu’un rêveur, il doit aussi pouvoir défendre ses idées ou son projet avec conviction pour les pousser vers le haut. Sans surprise, les matériaux de chaque décor ne doivent avoir aucun secret pour un chef décorateur : la stabilité, le poids, le prix, la solidité… Il peut tout estimer à vue d’œil. Il doit aussi savoir se tenir au courant des dernières actualités artistiques, mais aussi guetter la moindre matière innovante et utilisable pour les décors d’un tournage. Enfin, dans chef décorateur, il y a le mot chef : il doit être capable de travailler avec une équipe, de la diriger et de la représenter auprès des commanditaires des décors (pour tout ça, un peu d’organisation ne peut pas faire de mal). 

 

Les nouveaux enjeux de la création de décors 

Aujourd’hui, la création de décors pour le monde de l’audiovisuel, mais aussi du cinéma, font face à de tous nouveaux enjeux : la rapidité de conception et la protection de l’environnement. Une protection qui passe notamment par le recyclage. Aux étudiants, Hérald Najar révèle sa petite astuce pour un tournage plus responsable : les recycleries. On récupère des meubles, on récupère des objets, on récupère des feuilles décors […] C’est des arbres, ça met du temps à pousser les feuilles de décors. Ce n’est pas juste des panneaux. Si on peut éviter de tourner trois heures avec et de mettre tout ça à la benne c’est bien. Aller se servir en recyclerie, c’est aussi un excellent moyen de sauvegarder un peu de budget : en cherchant un peu, il est facile de trouver du très bon matériel pour une somme modique. Et d’ailleurs, ce budget économisé, Hérald Najar sait exactement où il le mettrait, dans les VFX.

Aujourd’hui le mur LED, donc le procédé “Mandalorian”, c’est vraiment quelque chose qui est en train d’exploser. J’ai un projet d’une série d’époque. On a une coursepoursuite sur un toit en 1870. On construit des toits, on se met devant des mur LED et on a des graphistes qui vont retoucher tout, ils mettent les cheminées, les fumées, enlèvent tous les monumentsqui n’existaient pas.”  

Tout savoir sur l’évolution de la caméra

Publiée le 19 juin 2023

Visuel - évolution caméra

La caméra, c’est cet appareil qui permet d’enregistrer les images des films, des documentaires, des émissions télé ou de ses meilleures vacances. Incontournables de l’audiovisuel, les équipements d’aujourd’hui font preuve d’un très haut niveau de technologie et de rendu. Retour sur l’histoire de l’évolution de la caméra. 

De la photographie à l’image animée 

L’évolution de la caméra est, pendant longtemps, liée de près aux innovations photographiques. En effet, la caméra enregistre une suite de plans photos qui sont ensuite présentés successivement afin de recréer l’impression de mouvement. En 1883, un médecin français développe son « fusil photographique », qui préfigure les caméras contemporaines. Pour étudier le vol des oiseaux, il remplace le barillet de son fusil par une plaque circulaire où 12 images sont impressionnées en une seconde. Il perfectionne son concept en utilisant quelques années plus tard le chronophotographe.

Le principe de la chronophotographie consiste alors à prendre une série de clichés à des intervalles très courts. Étienne-Jules Marey, son inventeur, l’utilise pour analyser le mouvement de ses sujets. Il s’inspire très directement du travail de Muybridge qui avait photographié en 1878 la course d’un cheval à diverses allures en utilisant douze appareils photographiques placés côte à côte et déclenchés successivement.

Plus tard, on continue d’utiliser les plaques photographiques, mais en remplaçant le bromure d’argent par du collodion. Néanmoins, le temps de pause requis pour voir apparaître l’image reste long et ne permet pas de capter des plans séquentiels suffisamment rapprochés pour véritablement donner l’illusion du mouvement. Marey développe alors une nouvelle méthode, la chronophotographie sur plaque fixe.

Dans une chambre photographique (une camera obscura), il place un disque obturateur tournant percé de dix fentes. L’obturateur effectue près de 10 tours par seconde et les images sont réunies sur une plaque fixe unique (avec un temps de pose allant jusqu’à 1/1000 de seconde). Marey poursuit son travail et développe la méthode géométrique.

On retient dans l’histoire de l’évolution de la caméra que le premier kinétographe est élaboré par Edison. Il adapte au système de Marey une pellicule celluloïd de 35 mm perforée sur deux rangs. Développé en 1882, ce procédé permet de mieux contrôler la vitesse de défilement de la bande. Pour voir le film, on regarde les images depuis l’œilleton d’une boîte en bois.

C’est après sa présentation à Paris en 1894 que les frères Lumière se lancent dans l’aventure et produisent l’année suivant le cinématographe. En combinant caméra et projecteur, les Lumière peuvent filmer où ils le souhaitent, leur premier essai ayant été pris au Grand Café de Paris en 1895. Après eux, l’évolution des caméras modernes et argentiques est marquée par l’utilisation de divers systèmes de griffes. 

Évolution de la caméra dans les années 20 : vers l’art du cinéma 

On considère que la première caméra est créée en 1888 par Eastman sous la marque Kodak. Pendant longtemps, et jusqu’au milieu des années 20, les caméras fonctionnent avec une manivelle à enclenchement mécanique, d’où l’expression « ça tourne ». Il faut attendre 1925 pour voir un moteur électrique intégré à une caméra.

Déjà certains modèles de caméras argentiques sont portables à main et c’est d’ailleurs dès le début du siècle que l’on voit les premiers montages et effets spéciaux réalisés. Méliès présente par exemple le « voyage dans la lune » en 1902, retenu comme le premier film de science-fiction.

La nécessité de munir les caméras argentiques d’un système de motorisation provient de la sonorisation du procédé. Le rythme de l’enregistrement des images doit, en effet, être parfaitement synchronisé avec le passage du son.

Les progrès de la photographie profitent à l’évolution de la caméra et, avec le développement des pellicules modernes, les particuliers accèdent également aux caméras dans l’entre-deux guerres. En 1927, les caméras parviennent à enregistrer le son sur une partie de la pellicule (en réalité, un disque de phonographe). Le film « The Jazz Singer » est d’ailleurs le premier film parlant et sonore.

Dans les années 1950, l’évolution des technologies du son permettent de développer des procédés d’enregistrement magnétiques. 

Visuel - évolution caméra

La caméra : évolution du film en couleur et passage au numérique 

Les évolutions se poursuivent et, en 1932, la caméra Technicolor trichome filme même en couleurs. La caméra gère trois négatifs à la fois, qui sont entraînés dans un synchronisme parfait. Un négatif est sensible au rouge, l’autre au vert et le dernier au bleu. Disney, peu intéressé par les procédés bichromiques, va adopter la version trichrome pour une de ses Silly Symphonies (des arbres et des fleurs).

Avec la couleur, la caméra se démocratise et on voit débarquer en 1965 la célébrissime Super 8, accessible à tous. Facile à utiliser et à transporter, elle propose un zoom et un réglage automatique de l’exposition.

On développe les premiers systèmes en relief préfigurant la 3D dès les années 50. Deux projecteurs sont couplés en salle pour envoyer deux images stéréoscopiques sur l’écran. Les années 1970/1980 sont marquées par l’évolution des innovations et les caméras s’ouvrent aux particuliers. Le grand public peut s’offrir un caméscope dès 1983, alors commercialisé par Sony. Les évolutions technologiques permettent d’équiper les salles obscures d’un système Dolby.

Dès 1990, l’évolution des nouvelles technologies permet de filmer en numérique. C’est le boom des caméras digitales, utilisées pour la vidéo-surveillance, pour dialoguer en ligne, envoyer des vidéos, etc. L’évolution des caméras et le passage au cinéma numérique date des années 2000. Certains experts considèrent même que c’est en 2009, avec la sortie du film Avatar, que les cinémas se sont pleinement convertis au numérique, ce qui a permis de poursuivre l’évolution technologique des caméras.

Les étudiants de l’ISA qui souhaitent obtenir leur BTS Métiers de l’Audiovisuel apprennent tout de l’évolution de la caméra à travers l’histoire. La constitution d’une solide culture générale en la matière leur offre une vision globale du secteur de l’audiovisuel et leur permet de se constituer une solide base de connaissances fondamentales dans leur futur métier.

La technologie des caméras se poursuit : elles sont aujourd’hui de taille minuscule et peuvent même s’intégrer aux smartphones tout en maintenant un très haut niveau de rendu.

Matériel audiovisuel : quels sont les outils utilisés dans l’audiovisuel ?

Publiée le 13 juin 2023

Visuel - matériel audiovisuel

L’audiovisuel se caractérise par le regroupement de très nombreux métiers différents. Techniciens du son, de la lumière, comédiens, réalisateurs ou encore directeurs de la photographe œuvrent conjointement sur une production. Dans ce contexte, quels sont les principaux outils de l’audiovisuel et quel matériel prévoir pour un tournage ? 

Outils mécaniques : le matériel audiovisuel technique 

Dans l’audiovisuel, et que ce soit en plateau TV ou en cinéma, les appareils comme les caméras ou les projecteurs doivent être installés sur les plateaux pour chaque tournage. Accroches et rails sont donc des outils mécaniques et techniques de l’audiovisuel qui permettent d’assurer la position, la sécurité ou le mouvement du matériel technique.

Le matériel technique et mécanique de l’audiovisuel peut prendre de très nombreuses formes. Dans la bijoute du chef machiniste on peut trouver des blocs pour surélever les décors, des cales, des presses ou des pinces pour accrocher, régler et protéger le matériel. Ces outils permettent d’accrocher le pied de la caméra, d’effectuer des travellings, de caler les rails à niveau ou même de monter une grue.

L’éclairage est un matériel qui occupe une place prépondérante, il en existe de très nombreux : flash pour un tournage en studio, projecteurs de lumière continue, diffuseurs spéciaux, tentes de diffusion, etc. Trépied, réflecteurs, déflecteurs ou pieds de lampe font aussi partie du matériel de gestion de la lumière.

Le matériel technique de l’audiovisuel comprend également les équipements d’enregistrement : caméras, miros, etc. Le matériel de captation en audiovisuel concerne les caméras, les caméscopes de poing, les cartes mémoire et même les systèmes d’enregistrement du son.

Le matériel d’enregistrement des prises de vue varie en fonction du projet et du tournage (intérieur ou extérieur). Les techniciens peuvent donc préférer une steadycam à un caméscope à l’épaule ou changer d’objectif en fonction des plans (besoin d’un gros plan, d’un zoom ou spécificités de la focale). On considère que le matériel de captation des prises de vue peut comporter :

  • Des objectifs.
  • Les batteries supplémentaires pour les caméras et les cartes mémoire.
  • Les caméras.

On retrouve sur un plateau des microphones sur trépied, des câbles assurant les liaisons, des casques d’écoute pour les techniciens, etc.

Tout le matériel technique doit, sur un plateau ou un tournage en extérieur, être stabilisé et sécurisé. Il faut donc compter sur des outils spécifiques, comme le trépied d’éclairage ou les cages, qui offrent d’équilibrer les caméras.

Notez que l’on peut citer au titre du matériel en tournage les costumes et trucages d’une œuvre.

Matériel d’une production audiovisuelle : outils numériques 

Le matériel de captation et d’enregistrement des images et du son permet de conserver au format numérique les rushes d’un tournage. Le passage au numérique a fait apparaître une autre catégorie d’outils, devenus essentiels dans l’audiovisuel : le matériel numérique de post-production.

Désormais, les logiciels de retouche d’image, de montage et d’étalonnage font pleinement partie du matériel à prévoir pour un tournage. On compte parmi eux les stations de montage, les ordinateurs, les disques durs externes ou même les graveurs. Photoshop, AfterEffect ou encore Final Cut Pro ont toute leur place au sein du matériel de l’audiovisuel. 

Visuel - matériel audiovisuel

Quel matériel faut-il prévoir pour une production audiovisuelle ? 

Produire une œuvre audiovisuelle requiert de faire intervenir de nombreux corps de métier. Chaque technicien est spécialisé dans une branche et est en charge de son propre matériel. Les cameramen vérifient donc l’état de leurs appareils d’enregistrement, et en assurent le transfert jusqu’au lieu de tournage. Il en va de même des régisseurs lumière, qui fournissant les projecteurs et s’assurent qu’ils ne sont pas endommagés. Les régisseurs son vont aussi vérifier les branchements et positionner au bon endroit leurs équipements.

Pour réussir un tournage audiovisuel, il faut donc regrouper tout le matériel nécessaire. Pour y parvenir, il est important d’anticiper ses besoins et de dresser une liste complète des outils :

  • Une ou plusieurs caméras.
  • Plusieurs objectifs adaptés permettant une variation des plans.
  • Un micro, un casque audio, une ou plusieurs perches.
  • Projecteurs, diffuseurs, et autres outils de gestion de la lumière.
  • Un ordinateur équipé des logiciels de post-production ou, à défaut, d’une carte mémoire permettant de transférer les rushes sur une table de post-production en studio.
  • La machinerie permettant de sécuriser le tournage et d’opérer des mouvements de caméra. 

Outils de l’audiovisuel : comment se procurer son matériel ? 

Il est possible de louer son matériel de tournage en vue de répondre à ses besoins. La location est une solution économique, qui n’avantage cependant que les productions ponctuelles. Sachez, par exemple, que les sociétés de production louent leur matériel auprès d’entreprises spécialisées dans la location des outils audiovisuels. Toutefois, ces contrats de location longue durée sont très spécifiques et ne s’adressent pas aux particuliers.

Pour plus d’autonomie, il faut acheter son propre matériel. Néanmoins, cette solution est très onéreuse et inaccessible à de nombreux étudiants en audiovisuel. Ces derniers bénéficient d’une solution pour obtenir du bon matériel d’audiovisuel dans le cadre de leurs projets professionnels. Les écoles spécialisées prêtent à leurs étudiants le meilleur matériel du secteur audiovisuel. Elles disposent généralement de locaux équipés (salles de studios, plateaux de tournage) et mettent à jour leur inventaire afin de proposer les derniers outils sur le marché.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les frais de scolarité sont parfois élevés dans les établissements spécialisés en audiovisuel. Leur haut niveau de pédagogie et l’entretien du matériel professionnel représentent, en effet, un budget important. Mais, s’entraîner sur du matériel de qualité représente un excellent moyen de parfaire ses compétences professionnelles.

Les étudiants se familiarisent avec un équipement qu’ils retrouveront dans le cadre professionnel. Ils n’ont pas besoin d’être formés à son utilisation une fois sur le terrain et s’épanouissent mieux dans leur apprentissage en raison de la confiance en eux qu’ils obtiennent de savoir immédiatement maîtriser les outils à l’issue de leur cursus.

L’ISA accompagne ses étudiants du BTS Métiers de l’Audiovisuel en leur permettant de s’entraîner sur du matériel audiovisuel neuf constamment mis à jour, entretenu et de très haute qualité.

Le matériel de l’audiovisuel englobe de très nombreux outils différents. Il faut se former pour savoir comment les utiliser : paramétrage, prise en main, entretien ou encore mise à jour.

Parcoursup : on fait le point sur les formations ISA

Publiée le 7 juin 2023

Les premières réponses aux vœux Parcoursup, tant attendues des étudiants, sont enfin disponibles en ligne, sur la plateforme. Où vous devriez en être à l’heure actuelle et quelle sont les formations que l’ISA propose ? 

Visuel - ISA parcoursup

Pour rappel : Parcoursup 

C’est LA plateforme nationale qui permet d’accéder aux formations de l’enseignement supérieur, en France. En quelques clics, vous créez votre dossier de préinscription. En quelques clics de plus, vous accédez à 21 000 formations dans des domaines aussi divers que variés. Et, parmi ces formations, l’ISA. L’École des Métiers de l’Audiovisuel propose un BTS (disponible sur Parcoursup) et une troisième année de Bachelor Image et Montage sur le campus de Paris (hors Parcoursup, les candidatures sont ouvertes sur notre site web).

Petit point sur le calendrier Parcoursup. Les résultats sont donc tombés le 1er juin 2023, plaçant ainsi les candidats sur liste d’attente ou leur envoyant des propositions d’admissions de la part des écoles. Pour les formations en apprentissage, comme le BTS Métiers de l’Audiovisuel de l’ISA,les vœux peuvent être formulés jusqu’au 12 septembre 2023. 

Si vous avez postulé au BTS Métiers de l’Audiovisuel 

Si vous avez postulé au BTS Métiers de l’Audiovisuel (MAV)de l’ISA, vous êtes sûrement passé par Parcoursup. La formation étant proposée en alternance, vous avez donc jusqu’au 12 septembre pour formuler vos vœux définitifs sur la plateforme. Après ça, l’école étudiera votre dossier et vous invitera, ou non, à rejoindre l’une de ses classes. En attendant, vous pouvez vous mettre à la recherche d’une entreprise qui vous accueillera en alternance pour l’année à venir. 

Le BTS Métiers de l’Audiovisuel, c’est quoi ? 

Un tronc commun et 4 options de spécialisation, cette formation permet d’acquérir une vision globale de l’industrie de l’audiovisuel (télévision, publicité, communication interne…). Cette formation est supervisée par des professionnels de l’audiovisuel (pour la très grande majorité, des professionnels toujours en activité dans le secteur). Ces intervenants sont là pour enseigner, de façon très concrète, les réalités actuelles des métiers de l’audiovisuel.

Pour rappel, les 4 options de spécialisation du BTS sont les suivantes :

  • Option image
  • Option montage
  • Option son
  • Option gestion de production

Obtenir un BTS, c’est également se dégager le chemin vers une poursuite d’études. Vous pouvez par exemple choisir d’intégrer la troisième année de Bachelor Image et Montage, nouvellement ouverte à l’ISA sur le campus de Paris.

Grâce au Réseau GES, dont fait partie l’école, vous pouvez également rejoindre une formation dans une école partenaire comme le Bachelor Cinéma et VFX(ESIS), le Bachelor Son et Musique (ESIS), ou le Bachelor Journalisme (ISFJ).

Visuel - ISA parcoursup

La 3ème année de Bachelor 

Toujours bien en phase avec les réalités du métier, cette troisième année – toujours en alternance mais hors Parcoursup – permet de renforcer les acquis du BTS tout en acquérant un titre reconnu par l’État, de niveau 6. Pour ce cursus, deux options possibles : Image et Montage. Cette formation se destine à tous les étudiants issus du BTS Métiers de l’Audiovisuel dispensé à l’ISA ou à l’ESIS, mais aussi à ceux issus d’une formation audiovisuelle solide.

En plus des cours théoriques et de l’alternance, le Bachelor Image et Montage met ses étudiants au défi à travers 6 semaines de projets concrets qui incluent l’écriture, le tournage et le montage d’un clip, d’une publicité et d’un reportage/documentaire. 

Cette troisième année vous permet de déboucher sur un grand nombre de métiers dans l’industrie de l’audiovisuel :

  • Chef monteur
  • Monteur
  • Monteur truquiste
  • Infographiste
  • Étalonneur
  • Cadreur/monteur
  • Opérateur Prise de Vues (OPV)
  • Chef opérateur lumière
  • Opérateurs spécifiques de l’image (steadycam, grues, paramétrage automates)
  • Assistant opérateur
  • Directeur de la photo
  • JRI-M (Journaliste reporter d’images-monteur)
  • MOJO (journaliste mobile)
  • Réalisateur audiovisuel 

Quel est le rôle de l’INA ?

Publiée le 5 juin 2023

L’Institut National de l’Audiovisuel, abrégé en INA, est un établissement public à caractère industriel et commercial. L’INA assure plusieurs missions ; conservation du patrimoine audiovisuel français, missions de recherche et création audiovisuelle. Il endosse un rôle de formateur auprès des professionnels ou des étudiants en audiovisuel. Zoom sur les missions, les rôles et l’importance de l’INA pour l’industrie audiovisuelle française. 

Visuel - rôles INA

L’INA : qu’est-ce que c’est ? 

L’INA est créé en 1974, suite à une loi portant la création d’un EPIC dont le rôle est de conserver des archives, d’assurer des missions de création et de formation audiovisuelle. Cette réforme de l’audiovisuel, dont la mise en place a pleinement lieu en 1975, donne à l’INA des rôles qui sont fixés par l’État. C’est donc le gouvernement qui contrôle ses activités (des membres du gouvernement et des parlementaires font partie de son conseil d’administration). L’État dispose également d’un droit d’enquête et de rapport, l’INA recevant une partie de la redevance audiovisuelle pour financer ses activités.

Depuis cette date, l’INA n’a pas changé de statut. Elle voit toutefois son champ d’action s’élargir en 1992 et au tournant des années 2000. L’INA conserve depuis lors des formats numériques, des extraits d’émission TV, Radio ou même des contenus web. En 2002, le dépôt légal de l’EPIC est étendu aux chaînes du câble, du satellite et depuis 2005 aux chaînes numériques de la TNT.

La numérisation de son fond de collection dans les années 2000 a été considérée comme un projet d’importance prioritaire et a donné lieu à des opérations massives et systématiques. Il a permis de sauvegarder des archives menacées de dégradation et a sauvé quelque 600 000 heures de la destruction inéluctable.

En 1998, son ouverture au public est effective (au rez-de-jardin de la bibliothèque François Mitterrand). En outre dès 2006, l’INA offre l’accès à ses collections numérisées à tous les citoyens, gratuitement et à toute heure depuis son site ina.fr. En ligne sont accessibles près de 1000 000 œuvres, soit 10 000 heures de programmes. 80 % de ces contenus sont gratuits. 

Le rôle de conservation du patrimoine audiovisuel français de l’INA 

Il s’agit de la première mission de l’INA, qui se doit de conserver le patrimoine audiovisuel. Pour y parvenir, elle assure des missions de collecte, de sauvegarde et de restauration des œuvres. Ses collections sont composées de toute la variété des supports de l’audiovisuel et proviennent de nombreuses sources :

  • Des archives professionnelles, composées des extraites des chaînes publiques et TV et de radio depuis 1945.
  • Les diffusions des chaînes hertziennes de radio et de TV depuis 1995.
  • Le dépôt des sites web médias, web radios et web TV (depuis 2006).
  • Des fonds issus de collections privées : Opéra de Paris, Fédération française de football, etc. 

Son rôle de protectrice des œuvres audiovisuelles passe, notamment, par la numérisation de son fond de collection. Quant à la restauration, elle est désormais envisagée également via les logiciels. 

INA : la mise en valeur et la diffusion des fonds de collections 

L’INA assure donc un rôle de diffuseur des œuvres à sa charge. L’institut propose des services spécifiques à destination des professionnels en France et à l’étranger.

L’INA assure une mission de transmission du patrimoine audiovisuel en travaillant auprès du grand public au moyen d’une politique éducative et culturelle. Elle intervient en proposant ses supports filmés à l’occasion de festivals, d’expositions ou de rétrospectives. Via ses services en ligne (site internet, application, TV connectées, etc), elle assure la promotion de son fond en offrant l’accès à plus de 45 000 heures de programme.

Elle met en avant ses collections de manière ludique, en organisant des dossiers thématiques de ses archives, en lien avec l’actualité (passage d’une personnalité en plateau TV, anniversaire, etc).

Les moyens dont use l’INA pour mettre en valeur ses collections dépendent du médium de l’œuvre. Ses fonds sont d’ailleurs caractérisés par la grande variété des formats : cinéma, télévision, radio, publicité, photographies, fonds régionaux, sites internet, infographies, etc. 

Visuel - rôles INA

L’INA et son rôle de chercheur 

La mission de recherche et d’expérimentation sur l’image et le son fait de l’INA un haut lieu de recherche et de formation. 95 % de ses activités dans ce secteur sont désormais dédiées à la conservation des œuvres.

Elle poursuit également un objectif de développement des pratiques et des méthodologies dans l’audiovisuel. Elle s’associe à des universités au même titre que des entreprises privées et développe des solutions de classement des contenus multimédias, de traçage des images, etc.

L’INA assure aussi un rôle de producteur dans le paysage audiovisuel français. Elle intervient dans la création musicale, propose des documentaires audiovisuels ou même des contenus pédagogiques.

Car, l’INA, c’est aussi un centre de formation aux métiers de l’audiovisuel. L’INA Sup assure un rôle de formateur auprès de 250 élèves en formation post-bac. L’institut délivre des diplômes de licence ou des mastères spécialisés. Elle assure également un rôle auprès des professionnels en les accompagnant dans le développement de leurs compétences. Elle intervient par le biais de formations et de séminaires professionnels dans de nombreux secteurs d’activité : gestion de production, journalisme, management des contenus, etc. 

Comment l’INA assure ses rôles après la fin de la redevance audiovisuelle ? 

Les contenus que propose l’INA sur son site sont à 80 % gratuits, l’internaute peut visionner les premières minutes des œuvres payantes. Afin de financer ses missions, l’INA propose le téléchargement payant de certains éléments de son fond de collection. Il existe plusieurs formules : location ou achat des programmes.

L’EPIC a aussi signé des accords avec les géants Dailymotion et Youtube. Les plateformes peuvent diffuser une partie de ses vidéos contre le partage des revenus publicitaires.

Son service INA MEDIAPRO recherche, sélectionne et commercialise les droits d’exploitation des œuvres audiovisuelles. Les professionnels désireux d’utiliser un support audiovisuel à des fins promotionnelles financent ainsi indirectement les activités de l’EPIC.

Les étudiants de l’ISA qui préparent le BTS Métiers de l’Audiovisuel apprennent tout des institutions du cinéma en France. Ils comprennent le rôle de l’INA et sont sensibilisés à son importance dans le cadre d’un apprentissage de haut niveau, structuré autour de stages pratiques.

À l’étranger, l’INA assure un rôle contribuant au rayonnement de la France : conseil aux institutions et aux entreprises, aide aux pays en guerre afin de reconstituer leur mémoire audiovisuelle, etc. 

L’ISA : ce qu’on trouve dans les locaux de l’école

Publiée le 29 mai 2023

L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel, ne se contente pas de pousser ses étudiants à réaliser des projets toujours plus ambitieux : elle leur donne aussi les moyens d’y parvenir. Que ce soit grâce aux formations qu’elle dispense ou à son équipement et ses locaux : l’école forme les futurs techniciens des métiers de l’audiovisuel. 

Visuel - Focus matériel

L’École des Métiers de l’Audiovisuel 

Vous souhaitez rejoindre l’ISA pour une année de BTS MAV, ou continuer en troisième année de Bachelor, mais vous n’êtes pas encore décidé(e) à 100% ? Pas de souci, le temps d’un article, on vous ouvre les portes de l’école et on vous fait découvrirune partie des locaux. Quand on pense école d’audiovisuel, on pense dans un premier temps auxprofesseurs (qui, à l’ISA, sont tous des professionnels en activité dans l’audiovisuel)ou bien aux salles de classe. Et, oui, ce sont des éléments indispensables à tout lieu d’enseignement. Mais à l’ISA, on pense aussi et surtout caméras, plateaux de tournage et perches son. 

Les campus 

Avant toute chose, où se trouve l’ISA ? L’école dispose de plusieurs campus en région et au sein même de la capitale.

Paris : le campus de Paris se trouve à peine à quelques mètres du fameux canal Saint-Martin, au plein cœur du Xe arrondissement. Quartier fameux pour les nombreux tournages qu’il a accueilli, il est une source constante d’inspiration pour les étudiants.

Lille : loin de la capitale mais toujours aussi célèbre pour son patrimoine culturel dans le milieu de l’audiovisuel. Lille a vu naître de nombreux films cultes comme le célébrissime Bienvenue chez les Ch’tis.

Lyon :récemment, l’ISA a trouvé sa place parmi les 13 écoles du campus Science-U Lyon. Une autre équipe, une autre région mais toujours la même formation professionnalisante. 

Encourager les projets 

Que ce soit à travers les semaines de cours, les deux années de formation en alternance ou les semaines de travaux pratiques (TP), l’ISA prend soin de donner le goût de réaliser des projets aux étudiants. Pas seulement les réaliser : les penser, les écrire, les produire et le tout, en collaboration avec les différentes filières de l’école. Les étudiants en son s’associent à ceux en image, sous la houlette des étudiants en gestion de production, et transmettent le projet aux monteurs pour le rendu final.

Grâce à ça, les étudiants développent l’envie de construire leurs propres projets, formant par la même occasion comme des mini boîtes de production, enrichissant leur expérience à l’ISA avec des chaînes YouTube, ou des comptes aux rendus presque professionnels sur les nouveaux supports en vogue comme TikTok. 

Les locaux 

Les locaux de l’école eux-mêmes appellent sans cesse à la pratique. Tester le mixage dans les studios, le montage dans les box… Une station de montage, pour tous les étudiants de cette option, équipée de tous les outils professionnels nécessaires : Avid, Suite Adobe, Pro Tools, Aftereffect et DaVinci.

En tout, l’ISA propose :

  • 6 studios son
  • 2 plateaux TV
  • 1 studio radio
  • 2 cabines speak
  • 6 box individuels de montage
  • 2 plateaux de tournageavec un fond vert, un fond blanc ou un fond noir, équipés d’une régie.
  • 3 salles de montage (80 postes)
  • 1 salle info son
  • 2 salles VFX
  • 2 salles Mac
  • Un amphithéâtre, équipé d’un grand écran de projection et modulable en salle de cinéma.

Chacun de ces espaces sont ouverts tous les jours aux étudiants. Ils sont même réservables pour des projets. 

Le magasin 

Avec l’amphithéâtre, ou le grand plateau, le magasin est l’une des pièces maîtresses des campus de l’ISA. C’est ici qu’on trouve tout le matériel nécessaire aux tournages. C’est d’ailleurs l’une des pièces préférées des étudiants. C’est qu’ils viennent tester le matériel, réserver des sets de tournage… C’est un lieu de rassemblement autour d’une même passion : l’audiovisuel.

Le magasin est divisé en trois grandes parties, quatre avec le comptoir : la partie image, la partie son et enfin la partie lumière.

Visuel - Focus matériel

Focus sur le matériel 

Listes détaillées mais non-exhaustives du matériel stocké dans le magasin de Paris.

Partie image :

  • Trépieds Manfrotto
  • SONY XDCAM Z150
  • SONY XDCAM PXW 160
  • PANASONIC AG UX 90
  • SONY PXW FS5
  • SONY PXW FS7 

Partie son :

  • Mixette Sound Devices (Référence : Mix pre 6, 633, mix p re 10)
  • Perche carbone
  • Zoom H4
  • Zoom H5
  • Zoom H6
  • Sennheiser MKH 416
  • Sennheiser G4 ew
  • Raycott Windjammer 

Partie lumière :

  • Projecteurs HMI
  • Tungstène
  • Panneaux LED 480
  • Blondes
  • Mandarines 300w 800w 

Comment réserver du matériel 

Pour réserver du matériel au magasin, rien de plus simple. Via leur compte MyGes (un extranet étudiant), les étudiants en BTS Métiers de l’Audiovisuel ou en Bachelor Image / Montage à l’ISA peuvent trouver le lien versle site My Campus Prod” : le Graal.

Caméra, perches, micro et même de la petite machinerie (tous les petits éléments insoupçonnables d’un set de tournage, mais indispensables comme des pinges à linge pour tenir les gélatines devant les panneaux LED): tout y est référencé, numéroté et réservable. Il leur suffit d’avoir déposé le chèque de caution matériel de début d’année pour pouvoir emprunter le matériel qu’ils souhaitent.  

En résumé 

L’ISA dispose de plusieurs campus à Paris, Lille et Lyon, trois villes réputées pour leur immense patrimoine culturel, notamment dans l’industrie de l’audiovisuel. Dans ces campus, des locaux tout équipés, et dans ces locaux, du matériel de haute qualité, apte à répondre à toutes les demandes de jeunes professionnels de l’audiovisuel.

En plus de sa formation professionnalisante en alternance, l’ISA encourage la créativité des étudiants en les incitant à multiplier les projets. Apprendre en faisant. Une méthode pédagogique innovante et en phase avec les réalités du terrain. Plongés dans tous ces projets, les étudiants sont aptes, dès leur diplomation, à rejoindre le monde professionnel sereinement. 

Qu’est-ce que le dérushage ?

Publiée le 22 mai 2023

Le « rush » désigne l’ensemble des vidéos, dans leur aspect brut, enregistrées au moment du tournage. Le dérushage, quant à lui, est le processus qui consiste à sélectionner les images et les vidéos à conserver en vue d’assurer le montage final d’un film. Zoom sur le procédé, les techniques et les outils pour réussir son dérushage.

Visuel - Dérushage

 

Dérushage : le concept technique 

Lors d’un tournage, les équipes spécialisées dans l’image conservent toutes les vidéos brutes qui ont été enregistrées. Ces enregistrements peuvent être longs, comprendre des scènes inutiles, des « ratés », ou encore des pauses trop longues et des erreurs de cadrage. Ces séquences sont alors inutiles pour le montage final, il faut les écarter et ne sélectionner que les rushes propices à la constitution d’un film de qualité.   

Le dérushage consiste alors à visionner tous ces enregistrements vidéo pour retirer des fichiers les éléments superflus. Cette étape a donc lieu après le tournage, au début des étapes de post-production, c’est même la première étape du montage à proprement parler. 

Il faut donc identifier les séquences à retirer en notant le moment du début et de la fin des plans directement sur le logiciel de montage. Sur cette interface numérique, on peut importer les vidéos (les rushes) à visionner et les intégrer directement dans la timeline en vue de faciliter le processus d’identification. 

Le dérushage constitue par conséquent un processus technique, qui s’effectue en studio et sur des logiciels professionnels spécialisés dans le montage vidéo. Il peut être chronophage, surtout lorsque le nombre de rushes est élevé. Sur certains projets, le volume des rushes peut atteindre plusieurs gigas / heures d’images. Par ailleurs, le dérushage est plus ou moins long en fonction du type de film sur lequel les professionnels travaillent. Par exemple, pour une vidéo institutionnelle tirée d’un événement, le nombre d’images brutes à visionner est important et il faut faire preuve d’un très bon œil pour repérer les plans dignes d’intérêt. 

 

Le dérushage en pratique 

Les professionnels du montage vidéo et de la post-production commencent le dérushage en important dans leur éditeur logiciel l’intégralité des rushes. Ils déterminent une méthode de tri des images. 

La catégorisation des vidéos à conserver ou à supprimer peut s’effectuer au regard de plusieurs critères. Le premier et le plus évident est le critère technique. Dans ce cas de figure, on écarte les vidéos floues, surexposées, à contre-jour, avec des erreurs de luminosité, etc. Esthétiquement, les plans qui ne sont pas attractifs ou qui sont incompréhensibles sont également mis de côté. 

Les professionnels du montage en charge du dérushage sélectionnent également les vidéos à conserver en fonction du scénario final du film : les rushes qu’ils conservent correspondent à une étape de la narration de l’œuvre. Ainsi, les experts de la post-production et du montage cinématographique bénéficient des documents de création du projet sur lequel ils travaillent : story-boards, scénario ou encore script. Dans leur travail de sélection, ils doivent privilégier les plans et les séquences qui correspondent à la vision du réalisateur et prennent appui sur ces informations afin de savoir quel rush conserver ou non. Il est important que la séquence sélectionnée s’intègre à l’histoire du film et qu’elle ne rajoute pas du temps au film inutilement. 

Après la sélection terminée, il faut que les professionnels organisent les séquences en fonction de la timeline du projet. Ils doivent donc respecter le rythme du film, l’alternance de séquences longues ou courtes, etc. Il faut aussi qu’ils soient attentifs aux éventuels décalages entre le son et la vidéo. 

Après le dérushage, les professionnels du montage travaillent sur l’étalonnage du film, l’intégration de scènes d’effets spéciaux ou ajoutent des filtres aux images. Les techniciens du son interviennent également dans leur spécialité. En effet, après la première étape du montage vidéo que constitue le dérushage, les professionnels effectuent dans l’ordre : le montage, l’étalonnage, le sound design puis le maquettage du film. 

Visuel - Dérushage

Dérushage, retouche vidéo et organisation de travail 

Lorsque les professionnels de la post-production commencent le dérushage, ils peuvent aussi mettre de côté les séquences ou les plans à retoucher. Il s’agit des passages filmés qui nécessitent un apport en effets spéciaux, une intervention en étalonnage ou un travail de matte painting. Dans ce cas, ils doivent prêter attention à la timeline et vérifier la cohérence de timing. 

Par ailleurs, les étapes de post-production s’effectuent via un seul et unique logiciel, ce qui leur permet de travailler directement sur les séquences à retoucher. Par exemple, sur Adobe Premiere Pro ou Final Cut Pro X, on peut reprendre partiellement les sons ou la luminosité. Les professionnels du dérushage peuvent ainsi faire gagner du temps à leurs collaborateurs en traitant les séquences faciles à retoucher. 

Le choix de l’outil numérique de dérushage s’avère donc crucial pour une équipe de post-production. Les propositions actuellement sur le marché offrent des fonctionnalités très pointues et un champ d’action large : découpage, étalonnage, etc. Par exemple, FCPX (Final Cut Pro X) ne fonctionne que sur Macintosh, tandis que Premiere Pro est aussi compatible sur PC. 

Puisque le dérushage est une étape qui doit permettre aux autres équipes de la post-production d’intervenir, il est important de respecter une organisation performante et compréhensible. À ce titre, les logiciels professionnels permettent de créer des dossiers. On peut y ranger, par catégories, les éléments qui ne sont pas conservés : interviews, scènes coupées (trop longues et peu pertinentes), erreurs de cadrage, etc. Les autres techniciens pourront alors y piocher des alternatives au moment du montage final, ce qui permet d’enrichir le film. 

Les étudiants du BTS Métiers de l’Audiovisuel option image de l’école ISA apprennent tout du montage vidéo et du dérushage. Grâce à la pédagogie pratique de l’établissement, ils bénéficient de stages en alternance et obtiennent leur diplôme à l’issue de leur cursus. 

Le dérushage est la spécialité du dérusher. Au premier emploi, ce technicien de l’audiovisuel bénéficie d’une rétribution située aux alentours de 35 000 euros annuels bruts, rétribution qui augmente avec son expérience professionnelle.

Visuel - Dérushage

Qu’est-ce qu’une adaptation audiovisuelle ?

Publiée le 15 mai 2023

L’adaptation audiovisuelle est un exercice technique hautement complexe dans le milieu du cinéma et de l’audiovisuel. Il consiste à reprendre une œuvre déjà existante, mais sans tomber dans l’écueil de la copie ou de la caricature. L’adaptation audiovisuelle répond donc à des normes et doit être menée par des professionnels. Explications.

 

Visuel - adaptation audiovisuelle

 

Quelles sont les sources d’une bonne adaptation audiovisuelle ?

L’adaptation audiovisuelle consiste à reprendre une œuvre déjà existante. Cette œuvre originale peut prendre la forme d’un film, d’une série, d’un roman, d’une BD ou même d’un jeu vidéo. Par exemple, le célébrissime film Le père Noël est une ordure est un film tiré d’une pièce de théâtre.

En principe, l’adaptation audiovisuelle peut rester fidèle à l’original ou prendre ses libertés et s’en éloigner. Lorsque la nouvelle production audiovisuelle reprend un film, et que le médium ne diffère pas, il s’agit d’un remake et non d’une adaptation. C’est le cas de l’Armée des 12 signes, King Kong ou La Chose.

Par exemple, dans une adaptation libre, le réalisateur peut décider de changer l’époque de l’histoire, modifier des péripéties ou ajouter des personnages. C’est le cas du fameux Roméo + Juliette qui transpose la célèbre tragédie dans une époque contemporaine. Les adaptations fidèles conservent la trame narrative, les personnages principaux et leurs traits de caractère et cherchent en tout point à coller à la vision de l’artiste. C’est le cas du Seigneur des Anneaux ou de la saga Harry Potter, qui est d’ailleurs une adaptation audiovisuelle menée en collaboration avec l’autrice des romans.

L’adaptation audiovisuelle traduit donc la vision personnelle du réalisateur à propos d’une œuvre de grande ampleur ou qui l’a personnellement marquée. Désormais, elle concerne les films, les séries, les web séries et même les courts-métrages. Elle peut donner lieu à une production filmée, animée ou en images de synthèse. Rappelons que le dessin animé Disney Le Bossu de Notre-Dame est une adaptation de Victor Hugo.

Le succès des adaptations audiovisuelles est colossal, il s’agit d’un format qui plaît au public : Games of Thrones, Le Silence des Agneaux, Jurassic Park, La Ligne Verte, etc. Exercice technique, c’est également une grande source de revenus pour une société de production, grâce à la vente des produits dérivés et à la monétisation des goodies.

 

Visuel - adaptation audiovisuelle

 

Adaptation audiovisuelle et environnement légal

Attention, l’adaptation audiovisuelle est encadrée de près par les normes légales. Le droit français rappelle que la création d’une adaptation est libre, mais c’est son exploitation qui est encadrée par la loi. L’adaptation est, sur le plan juridique, considérée quant à elle comme une œuvre dérivée, qui fait également l’objet d’une protection.

Il faut alors produire une véritable adaptation et non une copie de l’œuvre originale, au risque de bafouer les droits d’auteur et les règles de la propriété intellectuelle. Ainsi, avant de commencer un projet d’adaptation audiovisuelle, les équipes de production doivent s’assurer de disposer des droits d’adaptation, les financer le cas échéant ou recevoir l’autorisation explicite d’exploitation par le créateur de la production originale. Dans le cas d’une adaptation d’une œuvre tombée dans le domaine public, elle est considérée comme libre de droits. Si le créateur est décédé, les équipes de production doivent impérativement prendre contact avec ses ayants droit dans le but d’obtenir les droits d’exploitation et de les leur régler.

Toute exploitation d’une adaptation audiovisuelle fait l’objet d’un contrat. Il détermine et détaille l’étendue des droits qui ont été cédés, la durée de session et les modalités d’exploitation. On y prévoit également la rémunération de l’auteur et de ses ayants droit, généralement déterminée en fonction du succès de l’adaptation audiovisuelle. Plus l’adaptation a du succès, plus l’auteur gagne de l’argent. Bien souvent, ces conventions mettent en place un minimum garanti au profit du créateur originel.

Légalement, la cession de droits d’une œuvre littéraire est négociée entre les producteurs audiovisuels et la maison d’édition. Le Code de la propriété intellectuelle stipule que cette cession fait l’objet d’un contrat séparé de celui concernant les modalités d’édition.

Ces contrats d’adaptation audiovisuelle comprennent également des paragraphes et des clauses à propos de la vente et de la commercialisation d’objets dérivés : figurines, t-shirts, etc.

Attention, la cession des droits d’exploitation ne concerne pas les droits moraux de l’auteur sur son œuvre, qu’il garde pleinement. Certes, l’adaptation nécessite la limitation de son droit moral, mais toute clause en privant intégralement l’auteur originel serait nulle au regard du droit français. Ainsi, il peut intervenir en cas d’une adaptation ne respectant pas son œuvre.

 

Visuel - adaptation audiovisuelle

 

Quelle est la meilleure méthode de l’adaptation audiovisuelle ?

L’adaptation audiovisuelle est un exercice complexe sur le plan de la préparation du projet. Il suppose de s’approprier l’œuvre de quelqu’un d’autre et de la moduler afin de proposer une vision dérivée et originale.

Les raisons de produire une adaptation audiovisuelle varient d’un professionnel à l’autre. En effet, le projet provient de l’histoire personnelle du réalisateur ou du scénariste : un roman qui l’a marqué dans sa jeunesse, une pièce de théâtre polémique, etc.

Le passage d’un médium à un autre est un point clé pour réussir une bonne adaptation audiovisuelle. C’est pour cette raison qu’il s’agit d’un exercice complexe, qui requiert de faire appel à des techniciens chevronnés.

Tout commence par le travail du scénariste, qui doit prendre connaissance de la production de base : lecture du livre, visionnage des diverses versions, etc. La prise de notes est vivement conseillée afin de s’approprier pleinement la trame, la psychologie des personnages, leurs interactions et l’univers dans lequel se déroule l’histoire. Le scénario doit ensuite restituer l’œuvre : le professionnel doit donc être capable d’en sélectionner les points caractéristiques (époque, personnages, péripéties, etc). Il devra toujours veiller à respecter l’intégrité de l’œuvre originale afin de ne pas aller à l’encontre des droits moraux de l’auteur.

Puis, la production d’une adaptation audiovisuelle suit le processus cinématographique classique : constitution des équipes, tournage et post-production.

Les étudiants du BTS Métiers de l’Audiovisuel qui suivent leur formation à l’ISA découvrent et maîtrisent les principes de l’adaptation audiovisuelle. Grâce à l’accompagnement personnalisé dispensé par l’établissement et à sa pédagogie pratique axée sur l’alternance, les étudiants intègrent sereinement le monde professionnel.

Les œuvres existantes sont une source considérable d’inspiration pour les cinéastes et les professionnels de l’audiovisuel.

Quelles sont les différentes étapes de la production d’un film documentaire ?

Publiée le 8 mai 2023

Le documentaire est une production audiovisuelle spécifique qui vise à informer le public sur un sujet ou une thématique spécifique. Il doit donc faire preuve d’un haut niveau de réalisation technique et proposer un contenu de fond de grande qualité journalistique. Quelles sont les étapes de la production d’un film documentaire qui débouchent sur la création d’un support audiovisuel de qualité basé sur des faits véridiques et vérifiés ? 

Visuel - étapes production film documentaire

Étape 1 de la production d’un film documentaire : la préparation 

Avant même de conceptualiser techniquement la production audiovisuelle de son documentaire, il faut passer par l’étape cruciale de la préparation. À ce titre, la première chose à faire est de choisir un sujet de documentaire et de bien formuler la problématique à laquelle le court-métrage va répondre. 

Pour parvenir à trouver une thématique qui plaît, il est possible de s’inspirer de l’actualité ou de mettre en place un sondage. Dans le cadre de la production d’un documentaire, il est important de garder à l’esprit que l’objectif de ce support audiovisuel est d’informer. Il est donc conseillé de privilégier des thématiques originales ou de souligner des problématiques encore peu connues du grand public. 

La sélection du sujet du documentaire peut aussi s’effectuer au regard d’un premier travail d’enquête journalistique qui a permis de regrouper des documents viables sur lesquels baser sa problématique. 

Étape 2 de la production d’un film documentaire : l’écriture 

Comme toute œuvre audiovisuelle, le documentaire doit être écrit selon les méthodes d’une rédaction technique et scrupuleuse. On peut alors faire appel aux services d’un scénariste. 

Généralement, il est préférable de créer un storyboard afin de hiérarchiser les informations à présenter au public. En effet, le genre du documentaire est très particulier. Ce support est créé à l’issue d’une enquête journalistique de fond. Par conséquent, le documentaire doit présenter les informations d’une manière didactique et s’appuyer sur des images d’illustration propres à étayer le propos, le rendre plus compréhensible et mieux formulé. 

Le plan du documentaire, qui est élaboré en parallèle de l’écriture du scénario, doit donc mettre en lumière les problématiques du sujet, amener le spectateur à se questionner et lui fournir des informations viables et véridiques. Généralement, on choisit une organisation en entonnoir en vue de développer le sujet sur toute la durée du film en positionnant au centre le cœur de la problématique. 

Étape 3 de la production d’un film documentaire : la sélection du matériel de tournage et la constitution des équipes 

Pour produire un bon documentaire, il faut disposer d’un équipement dernier cri : caméra et systèmes de rails ou de steady-cam, drones pour les vues aériennes et support de retouche numérique, etc. Il faut aussi penser aux équipements de captation et d’enregistrement sonore, afin de donner du corps au documentaire. 

Afin de s’assurer de disposer du bon matériel et savoir comment le sélectionner, il faut constituer ses équipes de techniciens de l’audiovisuel. Chaque corps de métier connaît parfaitement sa spécialité et sait travailler au sein de projets multidisciplinaires. 

Généralement, ce sont les assistants de production qui prennent contact avec des techniciens du son, des cadreurs ou des professionnels de l’étalonnage en vue de constituer leurs équipes. Ils peuvent aussi faire directement appel à des agences et des studios de production qui travaillent avec leurs propres techniciens salariés. 

Visuel - étapes production film documentaire

Étape 4 de la production d’un film documentaire : la réalisation 

Pour collecter les images d’illustration du documentaire ou les interviews, il faut ensuite passer aux étapes de réalisation. L’enregistrement des prises de vues d’un documentaire est alors identique aux techniques d’un tournage classique. Pour s’assurer de réussir à filmer tous les contenus de son documentaire, il faut créer un time shedule et planifier son tournage. 

Ce qui est aussi important, c’est d’anticiper les besoins des équipes techniques. Dans le cadre de la réalisation d’un documentaire de grande ampleur, les équipes qui travaillent sur le tournage peuvent être nombreuses. Il faut donc anticiper leurs besoins de restauration, d’hébergement et même de transport. Les techniciens de l’audiovisuel devront, chacun pour leur spécialité, penser à leur propre logistique : images tournées en extérieur, micros pour les zones urbaines, etc. 

Lors de cette étape, il faut aussi penser à collecter ou à créer tous les contenus multimédias de son documentaire. Par exemple, de nombreuses équipes de production font aujourd’hui le choix de l’image de synthèse pour l’illustration de certaines séquences. Attention à ne pas oublier l’habillage sonore de sa production : musique de fond, bruitages, etc. Pensez aussi à obtenir les autorisations d’utilisation des éléments intégrés au documentaire : pistes audios, interviews, etc. 

Étape 5 de la production d’un film documentaire : la post-production 

La création d’un documentaire est finalisée par les incontournables étapes de post-production. Une fois tous les éléments rassemblés ou enregistrés, les techniciens de l’audiovisuel opèrent sur les logiciels du montage, du son ou de l’étalonnage. 

L’objectif est de travailler sur les éléments visuels et sonores qui constituent le documentaire en vue de les nettoyer ou de les améliorer pour obtenir un ensemble cohérent, esthétique et compréhensible. Par exemple, les professionnels de l’image et du montage interviennent pour créer un flux de séquences fluide, tout en respectant la chronologie indiquée par le réalisateur. 

Les professionnels du son vont passer au peigne fin les pistes audios et en retirer les éléments gênants, notamment en cas de tournage en extérieur (passage d’une voiture ou augmentation du volume de la voix de l’interviewé, par exemple). Dans la production d’un documentaire, il est possible de devoir impérativement intervenir afin de flouter le visage des personnes interrogées, dans le but de protéger ses sources et l’intégrité des personnes. 

Les étudiants du BTS Métiers de l’Audiovisuel (toutes options confondues) de l’ISA découvrent toutes les étapes de production d’un documentaire et apprennent grâce à des stages et à des riodes d’alternance les méthodes des professionnels. 

Les étapes de la production d’un film documentaire font partie d’un processus de création complexe et technique, qui ne se maîtrise qu’après des études spécialisées et une expérience significative sur le terrain.

Quel est le rôle d’un chef opérateur lumière ?

Publiée le 1 mai 2023

Le chef opérateur lumière est un technicien supérieur de l’audiovisuel. Responsable d’une équipe sur un tournage, en plateau ou en extérieur, il prend en charge un nombre très varié de missions. Zoom sur son rôle dans la création audiovisuelle et sur les compétences à développer pour devenir chef opérateur lumière à son tour. 

Visuel - opérateur lumière

En quoi consiste le métier de chef opérateur lumière ? 

Selon l’ampleur et le budget des productions sur lesquelles il intervient, le chef opérateur lumière peut prendre en charge des missions plus vastes : réglages du cadrage des appareils de prise de vue, détermination des mouvements de la caméra, contrôle de la qualité esthétique des images capturées, etc. 

Dans ses interventions, il respectera d’ailleurs la vision du réalisateur de l’œuvre. Il est donc en charge de moduler l’éclairage en vue de restituer les tons, les couleurs et les émotions visuelles qu’a imaginés le réalisateur. Il peut aussi intervenir lors des réunions de préparation du projet, en donnant son avis sur sa faisabilité ou sur l’emplacement le plus pertinent des sources lumineuses. 

Il est également envisageable qu’il soit demandé au chef opérateur lumière de contrôler le rendu qualitatif et esthétique des étapes de post-production. Dans ce cas de figure, il épaule les techniciens et doit disposer de connaissances en informatique et en traitement numérique de l’image.  

Son rôle peut évoluer au fil de sa carrière : il peut devenir directeur de la photographie ou responsable créatif et technique. 

 

Chef opérateur lumière : des compétences techniques et artistiques 

Le chef opérateur lumière est un professionnel qui présente un profil double. Il a une très grande fibre artistique et une vision esthétique de l’image. C’est également un ingénieur aguerri qui connaît et comprend le fonctionnement des appareils les plus avancés dans le domaine de l’éclairage audiovisuel. 

À ce titre, il dispose de connaissances vastes dans le secteur de l’appareillage qui lui permettent de sélectionner les justes outils de prise de vue ainsi que les bonnes sources d’éclairage. Sa vision esthétique des productions audiovisuelles lui permet aussi de savoir comment placer les projecteurs ou pour obtenir des effets spécifiques sur les images : dynamisme, fondu, flou, contrastes, etc. 

Responsable de ses équipes, il sait aussi travailler avec les autres corps de métier qui interviennent sur une production audiovisuelle : caméraman, perchistes et responsables du son ou directeur de la photographie, notamment. 

Enfin, le chef opérateur lumière doit savoir travailler en intérieur, en extérieur, sur des plateaux de tournage et même sur des projets en direct (émissions TV, concerts in vivo, spectacle vivant, etc). 

Pour devenir chef opérateur lumière, il faut suivre des études spécialisées en audiovisuel en commençant par obtenir son BTS Métiers de l’Audiovisuel, option image. L’ISA propose à ce titre un accompagnement personnalisé pour réussir aux examens. 

La rémunération d’un chef opérateur lumière varie selon le budget de la production sur laquelle il travaille. On note néanmoins une moyenne stable aux alentours de 2500 euros mensuels s’il est employé par une structure.

Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées

Cette école fait partie du Réseau Skolae

Établissement d'Enseignement Supérieur Privé

CGI

Dernière mise à jour : Septembre 2025

200