Comment bien choisir son option du BTS Métiers de l’Audiovisuel ?

Publiée le 4 décembre 2023

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Choisir son option d’études supérieures est une décision cruciale qui façonne non seulement le parcours académique, mais également l’avenir professionnel. Opter pour une voie en fonction de ses passions, compétences et aspirations personnelles est essentiel pour s’épanouir pleinement dans son domaine d’études. Au sein de l’ISA vous pouvez faire un BTS Métiers de l’Audiovisuel qui vous offre la possibilité de choisir entre quatre options : le montage, l’image, le son et la gestion de production. Dans cet article, l’ISA vous expliquera comment faire un bon choix réfléchit pour vous permettre de maximiser votre engagement et votre motivation.

4 OPTIONS S’OFFRENT À VOUS !

Choisir la voie des études supérieures est une étape cruciale dans la vie d’un étudiant, une décision qui façonne son avenir professionnel. Parmi les options du BTS Métiers de l’audiovisuel qui s’offrent à vous, il y a :

Ces options s’encrent dans des domaines aussi passionnants que diversifiés. Chacune d’elles ouvrent la porte à des opportunités uniques, mais il est important de faire un choix éclairé en fonction de vos passions, compétences et aspirations.

Si vous avez une affinité pour l’audiovisuel la narration, le soin du détail et de bonnes compétences techniques, l’option montage pourrait être votre terrain de jeu idéal. En maîtrisant les techniques de montage, vous deviendrez le maestro qui assemble les pièces du puzzle pour créer des œuvres audiovisuelles captivantes. C’est un monde où la créativité et la technologie convergent, offrant des carrières excitantes dans le vaste monde de l’audiovisuel. Au sein de l’ISA, en tant qu’étudiant vous serez formés à la maîtrise des logiciels de montages pris en charge par l’école comme Première et Avid.

Le son, quant à lui, est une expérience sensorielle à part entière. Si vous êtes fascinés par les nuances sonores et la manière dont elles interagissent avec les images, plonger dans le domaine du son pourrait être une aventure exceptionnelle. Devenir un ingénieur ou technicien du son vous permettra de donner vie à des univers sonores uniques, que ce soit dans la musique, les jeux vidéo ou pour tout autre évènement audiovisuel qui requiert un son de qualité. Dans le BTS Métiers de l’audiovisuel, les étudiants de l’option son reçoivent une formation pour acquérir une expertise dans l’utilisation des outils techniques pour l’enregistrement, le mixage et le montage sonore.

L’image, un langage visuel puissant, ouvre des portes infinies pour ceux qui choisissent de maîtriser cet art. La photographie, la vidéographie et la direction artistique sont des domaines qui permettent de raconter des histoires visuellement très belles et esthétiques. Si vous êtes attiré par l’esthétique, la lumière, la composition et le pouvoir narratif des images, l’option image pourrait t’offrir des opportunités exceptionnelles dans les domaines de la mode, de la publicité, du journalisme visuel et bien plus encore. Cette fois-ci, les étudiants de l’option image acquièrent les compétences nécessaires pour manipuler des caméras professionnelles, maîtrisent l’éclairage et sont capables d’organiser un plateau télévisé. Leur formation les prépare à la réalisation de tournages aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

Enfin, la gestion de production est la force motrice qui coordonne toutes les pièces du puzzle pour donner vie à un projet. Si tu excelles dans la coordination, la planification et que tu as un talent inné pour gérer des équipes, cette option te permettra de jouer un rôle essentiel dans la création et la réalisation de projets audiovisuels. Les étudiants reçoivent une formation couvrant tous les aspects de l’organisation des productions audiovisuelles, notamment sur les plans logistique, juridique, administratif, technique, financier, et désormais, sanitaire.

 

LES DÉBOUCHÉS DANS LE MONDE DE L’AUDIOVISUEL

L’univers de l’audiovisuel s’illustre comme un vaste terrain propice à d’innombrables débouchés, offrant une palette diversifiée d’opportunités professionnelles. Des perspectives captivantes s’ouvrent dans des domaines tels que la production cinématographique, le montage vidéo, l’ingénierie sonore, la direction artistique, et la gestion de projets audiovisuels. Ces multiples possibilités témoignent de la vitalité et de la richesse de l’industrie, offrant aux passionnés de l’audiovisuel la chance de forger des carrières stimulantes et gratifiantes.

Dans le domaine du montage, vous pourrez vous orienter vers le métier de monteur, de monteur truquiste, d’infographiste ou d’étalonneur.

Dans le son, vous trouverez votre bonheur parmi les métiers suivant : opérateur de prise de sons, mixeur antenne, monteur son, habillage sonore, assistant studio, sonorisateur, régisseur son.

Pour l’image, vous avez un large choix de métiers pour devenir assistant opérateur, chef opérateur lumière, directeur de la photo, régisseur lumière ou encore opérateur spécifique de l’image (steadycam, grues, paramétrage automates).

Et puis, dans la gestion de production vous aurez le choix entre assistant de production, chargé de production, adjoint de chef d’atelier de production, responsable de plannings et régisseur.

 

L’ISA, L’ÉCOLE QU’IL VOUS FAUT !

Afin de faire le bon choix parmi les options du BTS Métiers de l’audiovisuel, il est essentiel de prendre en compte vospassions, vos compétences naturelles et vos aspirations professionnelles. Que vous décidiez de façonner des histoires par le montage, de créer des mondes sonores uniques, de capturer l’instant parfait par l’image ou de coordonner l’ensemble du processus de production, votre parcours d’études supérieures sera le tremplin vers une carrière passionnante et gratifiante. C’est pourquoi, vous pouvez faire confiance à l’ISA pour vous former aux métiers de l’audiovisuel.

Si vous souhaitez continuer vos études avant de vous lancer dans le monde du travail, il est possible de réaliser une troisième année de
Bachelor Image et Montage. Ce Bachelor vous permettra de parfaire vos compétences techniques.

À noter qu’à la rentrée 2024, le Mastère Production et Réalisation Audiovisuelle sera disponible pour tous les étudiants qui ont l’ambition de continuer leurs études.

Portrait de Dany Boon

Publiée le 17 décembre 2024

Dany Boon s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ISA au campus de Paris, après des débuts difficiles comme mime de rue à Paris, il s’impose dans le one-man-show grâce à des sketchs inspirés de sa région natale. Son succès cinématographique éclate avec Bienvenue chez les Ch’tis (2008), qui bat tous les records d’audience. Acteur et réalisateur prolifique, il alterne comédies populaires et rôles plus émotionnels tout en explorant de nouveaux projets ambitieux.

Après avoir été secouriste dans le nord de la France, sa région natale, Dany Boon arrive à Paris dans les années 80, uniquement avec sa guitare sur le dos. « Ma mère, qui s’était beaucoup sacrifié pour nous, m’avait donné toutes ses économies de femme de ménage, et j’avais débarqué avec mon sac à dos et ma guitare », confie-t-il. C’est une période de galère pour le futur acteur et réalisateur : très vite endetté, il doit faire du mime de rue pour tenter de gagner sa vie. « À ce moment-là, je faisais du spectacle de rue. Du mime, le clown et de la guitare. C’était réellement compliqué parce que je n’avais pas un radis et que je devais de l’argent à tout le monde. » Après deux années particulièrement difficiles, il commence enfin à sortir la tête de l’eau lorsqu’il est engagé comme dessinateur pour des films d’animation. « J’ai commencé à rembourser mes dettes. Mais rien ne se concrétisait sur le plan artistique. Je n’étais jamais pris dans les castings et je me faisais jeter partout. » 

  

C’est en écrivant des sketchs, inspirés par son observation de la vie quotidienne et sa région natale, qu’il entame sa carrière. En effet, repéré par Patrick Sébastien, il se produit sur scène, tout en faisant de la musique et en prêtant sa voix à des spots publicitaires. Au début des années 90, ses spectacles de one-man-show connaissent enfin le succès, mais ses prestations au cinéma ne sont guère remarquées. Il faut attendre Joyeux Noël (2005) de Christian Carion pour que son rôle à contre-emploi, dans un registre plus émotionnel, lui vaille une nomination au César. On le retrouve en ami encombrant de Daniel Auteuil dans Mon meilleur ami (2006) de Patrice Leconte, puis il adapte une de ses pièces pour le cinéma avec La Maison du bonheur (2006), sa première réalisation. Deux ans plus tard, avec son deuxième long métrage, Bienvenue chez les Ch’tis, il bat tous les records du box-office en dépassant les 20 millions d’entrées ! (et même 26 millions dans le monde). « C’était un beau cadeau de la vie », reconnaît-il. « Je crois que c’est ce que raconte le film – au moment où il est sorti – sur la fraternité, sur le souci de l’autre, qui en explique le succès. Contrairement aux comédies hollywoodiennes qui mettent en avant la réussite professionnelle, je voulais parler d’un simple facteur – et j’ai dû me battre pour convaincre les producteurs de me suivre ! » D’ailleurs, une fois le film achevé, la production mène une étude de public et explique à Dany Boon qu’il ne plaira pas aux moins de 30 ans ! 

  

Désormais, tout le monde veut tourner avec Dany Boon et celui-ci est à l’affiche de plusieurs productions ambitieuses comme De l’autre côté du lit (2009) avec Sophie Marceau, Le Code a changé (2009) de Danièle Thompson et le très remarqué Micmacs à tire-larigot (2009) de Jean-Pierre Jeunet. Côté réalisation, il signe Rien à déclarer (2011), autour des relations parfois tendues entre douaniers belges et français, où il donne la réplique à Benoît Poelvoorde. Même s’il ne renoue pas avec un succès comparable à Bienvenue chez les Ch’tis, le film enregistre plus de 8 millions de billets vendus ! En 2014, il réalise la comédie Supercondriaque, où il retrouve son partenaire Kad Merad, et dépasse les 5 millions d’entrées. Ce qui ne l’empêche pas de jouer pour d’autres metteurs en scène, de Lolo (2015) de Julie Delpy, où il est savoureux en provincial qui débarque à Paris dans un milieu qui ne lui fait pas de cadeau, à Radin ! (2016) de Fred Cavayé, où il est tout aussi irrésistible en avare pathologique.  

  

En 2018, il réalise La Ch’tite famille où il égratigne les préjugés sur le nord et tourne en dérision le milieu ultra-snob des architectes. Très émouvant dans Une belle course (2022) de Christian Carion, aux côtés de Line Renaud, sa « maman de cinéma », il est épatant en entrepreneur marseillais dans Mon crime (2023) de François Ozon. « J’étais ravi et flatté », reprend Dany Boon en évoquant sa participation au film. « J’aime le cinéma d’Ozon. Même si j’ai toujours une petite appréhension. Est-ce qu’on m’appelle pour les bonnes raisons ? Est-ce que je corresponds au rôle ? Je lis le scénario, je trouve ça intelligent et drôle, dans la lignée de Huit femmes et Potiche. » Puis, il signe La Vie pour de vrai, où il retrouve Kad Merad et accueille une nouvelle venue dans son univers : Charlotte Gainsbourg. Cette année, il a accompagné le premier long métrage de Laurence Arné, La Famille Hennedricks, road-trip sensible et drôle, autour des familles recomposées. « J’ai commencé par suivre les différentes versions du scénario et j’ai soutenu Laurence dans son projet d’écriture et de réalisation de premier film. J’ai aimé la manière dont elle en parlait, ce qu’elle voulait en faire, et je trouve qu’elle a un talent d’écriture et de réalisatrice », conclut-il. 

Pourquoi il y avait des rires pré-enregistrés lors des émissions de télévisions ?

Publiée le 14 décembre 2023

Les rires pré-enregistrés, également appelés « canned laughter » en anglais, ont été largement utilisés dans l’industrie télévisuelle pour créer une atmosphère comique et encourager une réaction positive du public à domicile. Dans cet article, l’ISA vous explique les origines de ces rires pré-enregistrés si significatifs. Et surtout, comment se former aux métiers du son, qui sont si importants pour les productions audiovisuelles des émissions de télévisions.

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LES ORIGINES DES RIRES PRÉ-ENREGISTRÉS

Les rires pré-enregistrés ont fait leur apparition dans les années 50, devenant progressivement moins prisés au fil des décennies. En tant qu’éléments caractéristiques et signatures sonores des sitcoms, ils confèrent une atmosphère distinctive aux séries télévisées et orientent résolument le ton des épisodes vers la comédie.

L’apparition initiale de ces rires remonte à l’émission The Hank McCune Show diffusée sur la NBC en 1950, et c’est l’ingénieur du son Charley Douglass qui en est à l’initiative. Face aux émissions enregistrées en direct, où les réactions du public pouvaient parfois être mal synchronisées avec les éléments comiques, Douglass a eu l’idée de recalibrer le timing des rires en réponse aux moments humoristiques. Il a ainsi créé une série de sons superposés qu’il a ensuite diffusée à sa convenance à l’aide de la fameuse « boîte à rires ». Cette méthode a gagné en popularité au fil des années, étant utilisée non seulement pour susciter le rire, mais également pour exprimer diverses émotions telles que l’attendrissement ou la surprise.

Une des principales raisons d’utiliser des rires pré-enregistrés était de garantir une réponse immédiate du public. Lorsque les téléspectateurs regardent une émission à la maison, ils peuvent ne pas ressentir le même sentiment de communauté ou d’interaction sociale qu’ils pourraient avoir s’ils étaient dans un public en direct. Les rires pré-enregistrés agissaient comme un substitut, encourageant le public à participer à l’expérience comique même s’ils étaient seuls devant leur télévision.

Bien que l’âge d’or de la sitcom soit généralement associé aux années 70 à 90, certaines séries comiques post-2000 maintiennent la tradition des rires en studio. Chuck Lorre, en particulier, se distingue comme un fervent défenseur de l’utilisation du rire dans les sitcoms. Les audiences de séries telles que The Big Bang Theory ou Mon Oncle Charlie semblent indiquer que les rires pré-enregistrés ont toujours leur place dans le paysage télévisuel contemporain.

Cependant, l’utilisation de rires pré-enregistrés n’a pas été sans controverses. Certains critiques et téléspectateurs estimaient que cela rendait l’expérience comique artificielle, voire trompeuse. Au fil du temps, cette pratique a évolué, et de nombreuses émissions ont préféré l’enregistrement en direct devant un public pour capturer une réaction authentique. D’autres ont abandonné complètement l’utilisation de rires pré-enregistrés pour permettre au public de réagir de manière naturelle aux éléments humoristiques de l’émission.

 

L’IMPORTANCE DU SON DANS LES ÉMISSIONS DE TÉLÉVISIONS

Le son et les ambiances sonores sont des éléments essentiels qui transcendent la simple visualisation des émissions de télévision, offrant une expérience sensorielle complète. Ils servent de toile de fond immersive, plongeant le spectateur au cœur de l’action. Le cliquetis des clés dans une serrure, le murmure de la brise dans les feuilles ou le rugissement lointain d’une foule en liesse contribuent à créer des environnements palpables.

L’impact émotionnel est également fortement influencé par le pouvoir du son. Une mélodie émouvante peut intensifier la tristesse d’une scène, tandis que des effets sonores bien placés peuvent accentuer le suspense d’un moment crucial. Le son devient ainsi une palette d’expression qui façonne les réactions émotionnelles du public.L’importance du son dans les émissions de télévision va au-delà de l’immersion et de l’émotion. Cela guide le spectateur à travers différents lieux et actions, créant une véritable compréhension de l’environnement.

Au-delà de son rôle fonctionnel, le son contribue à la continuité d’une émission, tissant des liens entre les scènes et les séquences. Les transitions sonores créent une fluidité qui maintient l’engagement du spectateur, évitant les ruptures brusques qui pourraient altérer l’expérience de visionnage.Enfin, le son crée une identité distinctive pour chaque émission. Des thèmes musicaux reconnaissables ou des effets sonores emblématiques deviennent des signatures audio, contribuant à la mémorabilité et à la singularité de l’œuvre télévisuelle.

 

SE FORMER AUX MÉTIERS DU SON

Plonger dans l’univers des métiers du son offre une aventure captivante et créative qui peut transformer votre passion pour l’audio en une carrière stimulante et enrichissante.

L’école ISA vous propose justement de suivre sur deux ans le BTS Métiers de l’Audiovisuel – option son. Cette formation permet aux étudiants de se plonger dans le monde captivant de la maîtrise des outils techniques d’enregistrement, de mixage et de montage sonore. Cet apprentissage approfondi constitue une étape essentielle dans votre préparation en tant que futurs professionnels du son. À travers des cours spécialisés et des sessions pratiques, les étudiants développent une expertise pointue qui les prépare à faire face aux défis complexes du monde de l’audio.

Portrait de Laurence Arné

Publiée le 19 décembre 2024

 

Laurence Arné s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ISA au campus de Paris, passionnée de scène, elle se fait remarquer dès 2006 avec son spectacle Quelle conne, révélant un style percutant et plein d’humour. Après des débuts au cinéma et à la télévision dans WorkinGirls, elle collabore avec Dany Boon et s’impose comme actrice et autrice de talent. En 2023, elle réalise La Famille Hennedricks, une comédie inspirée des familles recomposées, mêlant réalisme et légèreté.

Après des études de sciences économiques, de communication d’entreprise et de sociologie, Laurence Arné s’installe à Paris où elle se consacre à sa vraie passion : la scène. Elle suit des cours de chant, de danse et de théâtre et même de one-man-show ! En 2006, à seulement 24 ans, elle se lance sur scène avec un spectacle solo, intitulé Quelle conne, où elle révèle un style énergique et un vrai talent pour croquer des portraits de femmes qui jouent sur les clichés. 

  

Très vite, elle fait ses premiers pas au cinéma dans L’Amour, c’est mieux à deux (2009), où elle campe la meilleure copine de Virginie Efira, sous la direction de… Dominique Farrugia ! Elle enchaîne avec Moi, Michel G, milliardaire, maître du monde (2010), toujours réalisé par Farrugia. Mais c’est avec son rôle de DRH un rien nymphomane dans la série humoristique WorkinGirls, sur Canal Plus, qu’elle s’impose auprès du public. En 2015, elle crée – et interprète – une série de pastilles de 4 minutes, Filles d’aujourd’hui, qui pastiche les rubriques de magazines féminins détaillant la journée-type de femmes très à l’aise dans leur époque.  

  

Un an plus tard, elle partage l’affiche avec Dany Boon dans Radin !, puis, en 2018, dans La Ch’tite famille, où elle campe une architecte d’intérieur ultra-snob qui se retrouve confrontée à la famille un rien encombrante de son compagnon et associé. « On est tombés amoureux en travaillant », confie Laurence Arné en parlant de Dany Boon. « Il y a une vraie complicité artistique entre nous, et c’est formidable. Je suis très chanceuse. » 

  

On retrouve Laurence Arné dans Une affaire française, autour du meurtre du petit Grégory, puis dans 8 rue de l’Humanité, qu’elle coécrit, sous la direction de Dany Boon. Depuis longtemps taraudée par le désir de passer à la réalisation, elle s’inspire de sa propre histoire et de la problématique des familles recomposées, sous forme de comédie. « J’ai commencé à écrire le scénario seule pendant un an et demi, puis j’ai fait une consultation avec Sara Wikler qui a mené un travail analytique sur les personnages et les enjeux », raconte-t-elle. « Elle dit toujours qu’une comédie doit avoir la même intensité narrative qu’un thriller. J’ai donc quasiment effectué un travail thérapeutique sur chacun des personnages pour qu’il n’y ait rien d’artificiel et que les bascules de conscience soient toutes légitimes. J’aime le cinéma qui me raconte des histoires crédibles et contemporaines. Quand ce n’est pas suffisamment réaliste, je me détache de l’histoire. J’ai besoin de croire profondément au parcours des protagonistes. » Road-movie ébouriffant, La Famille Hennedricks parle aussi de musique qui soude les membres de cette famille aussi improbable qu’attachante. « En écrivant le film, j’ai souvent pensé que la famille était comme un groupe de rock. Chacun doit trouver son instrument, sa voix, faire ses gammes, se mettre au diapason des uns et des autres, trouver un tempo commun pour enfin créer l’harmonie. Mais il faut aussi accepter les fausses notes car elles donnent tellement de charme à une famille ! », conclut-elle. 

Production audiovisuelle et défis logistiques : comment faire un bon repérage des lieux ?

Publiée le 21 décembre 2023

La production audiovisuelle, domaine passionnant, exigeant et complexe, qui implique la création de contenu où les professionnels doivent constamment relever des défis logistiques pour garantir la qualité de leurs projets audiovisuels. Afin de répondre à la demande croissante de ce secteur, l’ISA propose désormais un Mastère Production et Réalisation Audiovisuelle permettant aux étudiants d’offrir un titre RNCP reconnu par l’Etat de niveau 6.

Un élément important dans la réussite d’une production audiovisuelle est le repérage des lieux. En effet, le choix des lieux influence directement la mise en scène, l’atmosphère et la logistique de tournage. L’ISA vous propose ses meilleurs conseils pour relever les défis logistiques et repérer les lieux qui conviennent au mieux à vos productions audiovisuelles.

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LES DÉFIS LOGISTIQUES LIÉS À LA PRODUCTION AUDIOVISUELLE

Nombreux sont les défis à relever pour produire une réalisation audiovisuelle, parmi ces challenges on peut citer :

  • L’accessibilité et la disponibilité des lieux : un des défis majeur est de trouver des lieux qui correspondent à la vision créative et artistique du projet aux dates souhaitées. Il est essentiel que les lieux soient facilement accessibles pour les équipes et les équipements.
  • La conformité légale : la production audiovisuelle nécessite souvent l’obtention d’autorisation par exemple pour filmer dans des espaces publics, dans des bâtiments privés ou des zones réglementées. Par conséquent, la gestion de ces aspects légaux représente également un défi majeur.
  • Le budget : trouver des lieux abordables en maintenant la qualité de la production est un équilibre à trouver.
  • L’adaptation aux besoins techniques : chaque projet audiovisuel nécessite des besoins techniques spécifiques en termes de son, d’éclairage, de décors,… Repérer et trouver les lieux qui peuvent être adaptés à ces besoins tout en respectant les contraintes logistiques est un défi constant.

 

QUELLES SONT LES ÉTAPES POUR REPÉRER LES LIEUX ?

Pour relever ces défis, suivre un processus de repérage bien structuré est essentiel.

Voici des étapes essentielles pour réaliser un bon repérage des lieux :

  • Définir la vision du projet : c’est à dire savoir quel est le style visuel recherché ? Quelle atmosphère doit être créée ? Quels sont les besoins techniques spécifiques ? Une compréhension approfondie de ces éléments guidera au mieux la recherche de lieux.
  • Créer une liste de critères : après la vision définie, on peut dresser une liste de critères pour les lieux potentiels. Cette liste peut inclure des aspects tels que la taille, l’emplacement, l’accessibilité, la disponibilité aux dates souhaitées,…
  • Chercher des lieux potentiels : utilisez les ressources dont vous disposez pour trouver des lieux correspondant à vos critères. Cela peut inclure des bases de données en ligne, des agences de repérage, des réseaux professionnels, des réseaux sociaux et même des recommandations personnelles.
  • Visiter les lieux : une fois l’identification des lieux potentiels faite, vous pouvez organiser des visites pour évaluer leur adéquation à votre projet. Vous pouvez prendre en compte l’aspect visuel et esthétique, la taille, l’éclairage, le bruit ambiant, etc.
  • Obtenir les autorisations
  • Évaluer les coûts
  • Prévoir l’adaptation technique : si certains lieux nécessitent des adaptations techniques, il est judicieux de s’assurer des ajustements dans le plan de production.

 

NOS MEILLEURS CONSEILS POUR UN REPÉRAGE RÉUSSI

  • Commencez tôt : le repérage des lieux peut prendre du temps, il est donc important s’y prendre en avance en commençant le processus le plus tôt possible dans la phase de pré-production.
  • Ne pas hésiter pas collaborez avec des experts : leur expertise peut être une grande aide dans le repérage de lieux.
  • Soyez flexible et organisé : être flexible et organisé sont des qualités à avoir pour travailler dans le milieu audiovisuel. Parfois, des compromis seront nécessaires. Gardez une trace de tous les lieux potentiels, des contacts, des autorisations et des coûts. Une bonne organisation est essentielle, pour éviter certains problèmes plus tard.

L’épineuse question de l’adaptation d’œuvres littéraires au cinéma

Publiée le 4 septembre 2024

Depuis quelques années, le cinéma français connaît un engouement particulier pour les films adaptant des classiques de la littérature. Les scénarios créés pour ces derniers sont d’une qualité variable, mais ils posent une question très importante : qu’est-ce qu’une bonne adaptation cinématographique ? 

Il y a quelques semaines est sorti dans nos salles Le Comte de Monte-Cristo, la 14ème adaptation filmique de l’œuvre d’Alexandre Dumas depuis le début du XXème siècle. Avant Pierre Niney, d’autres acteurs ont incarné le rôle d’Edmond Dantès avec brio, comme Léon Mathot en 1918, dans une adaptation en 8 épisodes. La version de Jean Marais, réputée pour sa fidélité au roman, atteint les 8 millions d’entrées lors de sa sortie. Le film est même passé par Hollywood, avec Jim Caviezel pour interpréter le comte. Ces adaptations ont le point commun d’être globalement à l’image de l’œuvre originale et elles ont toutes connu le succès. La dernière en date est peut-être celle qui prend le plus de libertés artistiques, en risquant de faire plusieurs changements concernant le personnage d’Angèle, en supprimant de Noirtier et la famille d’Epinay. L’objectif était de faire tenir l’histoire en trois heures de film, d’où ces choix scénaristiques très bien pensés. 

Julie Anselmini, enseignante-chercheuse à l’Université de Caen et spécialiste de l’oeuvre d’Alexandre Dumas précise : “Il est toujours difficile de savoir ce qu’est une bonne adaptation, les dernières de Dumas [Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo] prouvent cette ambiguïté, le premier a moins bien marché que le dernier alors que c’est la même recette”. En effet, les réalisateurs sont les mêmes, mais le succès est plus retentissant pour le Comte que pour d’Artagnan. Les deux films cumulent tout de même à eux seuls un peu plus de 5 millions d’entrées. 

Le cas Eragon

Eragon : pour ceux qui l’auraient oublié, le roman a eu droit à une adaptation cinématographique en 2006, par Stefan Fangmeier. Le film devait suivre le roman et avoir plusieurs suites, un projet qui sera avorté après la diffusion du premier film. Pourquoi ? Déjà, parce que le film n’a pas rencontré (ou retrouvé) son public dans les salles, n’ayant atteint que les 3/4 de son budget (75 millions de dollars récupérés sur 100 millions investis) et surtout pour les trop grandes libertés prises par rapport aux livres de Christopher Paolini. Entre suppression de personnages, raccourcis scénaristiques et oublis majeurs empêchant la production d’une suite, Eragon s’est saboté tout seul en même temps qu’il a anéanti la carrière de certains acteurs, comme Edward Speleers, le détenteur du rôle éponyme. 

Le film pourrait servir de cas d’école car manifestement, le réalisateur ne connaissait pas l’œuvre d’origine et a commis des erreurs empêchant la poursuite du projet, notamment le retrait des Nains, cruciaux dans la suite du roman. Ce que nous montre ce raté, c’est que le film aurait dû prendre le temps de suivre les points importants du livre, comme Peter Jackson avec Le Seigneur des Anneaux, en retirant les parties jugées anecdotiques pour faire tenir la narration dans les trois opus qui lui ont été donnés. Il aurait pu au moins s’attirer la faveur des fans et s’assurer ainsi une base de visionnages solide, puisque le livre a été un immense succès lorsqu’il est sorti. 

Le contre-exemple 

A l’inverse de cela, il y a Shining. Pour ceux qui ont vu le film sans lire le livre, ils pourraient penser que c’est une œuvre tout à fait originale. Et pourtant, c’est un roman de Stephen King qui a servi de fondation à l’œuvre cinématographique. A sa sortie, le film a reçu un accueil mitigé, l’actrice Shelley Duvall et le réalisateur Stanley Kubrick ont été nommés aux Razzie Awards pour les catégories de la Pire actrice et du Pire réalisateur. Le succès ne viendra que plus tard, tant et si bien que le film est devenu un classique du cinéma d’horreur. Jack Torrance figure parmi les meilleurs “méchants” de l’histoire du cinéma, et le film est classé à la 29ème place des 100 meilleurs thrillers du cinéma américain. Pourtant, le film est un bel exemple d’adaptation très libre d’œuvre littéraire. Stephen King reproche à Stanley Kubrick la disparition de thèmes importants (par exemple, l’alcoolisme de Jack Torrance et sa transformation en père horrible à cause de l’abus d’alcool), à tel point que l’auteur prendra les commandes d’une nouvelle adaptation en un téléfilm de trois parties, pour rester fidèle à son histoire. Il refusera aussi que son nom apparaisse dans le générique du film, considérant ce dernier totalement détaché de l’ouvrage original. Alors, comment la popularité du film peut-elle s’expliquer ? Peut-être par l’interprétation magistrale de Jack Nicholson, qui rend à merveille la folie du personnage sur le grand écran, ou encore la vision géniale de Kubrick, qui tire des mots du livre une imagerie sublime et de très belles musiques.  

La question de l’adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire est très complexe, notamment parce qu’elle ne dispose pas de cas types permettant de déterminer une sorte de norme analytique. Il est impossible de savoir ce qu’est une bonne adaptation, si elle doit coller le livre de la plus proche des manières, ou bien s’en détacher. Certains prennent la voie de l’entre-deux, comme les dernières adaptations des œuvres de Dumas, tandis que d’autres sortent du chemin tracé par le livre et créent quelque chose d’unique. Mettre des mots en images n’est pas chose facile, de même que traduire des pensées de personnages. Certains s’y cassent les dents, comme Stefan Fangmeier avec Eragon, œuvre dont on attend encore une adaptation digne de ce nom. 

Théo Tourneur 

Nouveauté 2024-2025 : le Mastère Production et Réalisation audiovisuelle

Publiée le 28 décembre 2023

Pousser ses études d’audiovisuel jusqu’au Bac+5, c’est désormais possible à l’ISA. Pour la rentrée 2024-2025, l’école proposera désormais un Mastère Production et Réalisation audiovisuelle pour permettre aux étudiants de perfectionner leur formation. Les candidatures sont ouvertes à tous les titulaires d’une licence, d’un diplôme de niveau 6 ou équivalent, issus d’une formation audiovisuelle qui comportait énormément de mise en pratique.

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PERFECTIONNER SON APPRENTISSAGE À L’ISA

Après un BTS ou un Bachelor, certains étudiants peuvent vouloir continuer de perfectionner leurs acquis et/ou s’ouvrir à de nouveaux horizons d’enseignement. Après tout, dans un monde aussi mouvent que l’audiovisuel, on ne finit jamais vraiment d’apprendre. De nouvelles technologies d’IA gagnent leur place dans le secteur, de nouvelles façons de réaliser se mettent en place, de nouveaux équipements – toujours plus sophistiqués et techniques – débarquent chaque année… Avant de se lancer dans le monde du travail, il vaut mieux être bien préparé. Deux années supplémentaires de théorie et de pratique ne peuvent pas faire de mal.

Le Mastère Production et Réalisation audiovisuelle, c’est un titre de niveau 6 reconnu par l’État est enregistré au Répertoire National de Certifications Professionnelles (RNCP) sous l’intitulé : Chef de projet audiovisuel.

 

UNE FORMATION EN ALTERNANCE

L’alternance est dans l’ADN de l’ISA. Toutes ses formations se déroulent sous cette modalité. Il en va donc de même avec le Mastère Production et Réalisation audiovisuelle (1 jour à l’école, 4 jours en entreprise). La raison ? Elle est un atout très précieux au moment de l’insertion professionnelle. L’alternance garantit non seulement à l’employeur que l’étudiant est sérieux et sait s’adapter à la vie professionnelle, qu’il sait gérer un emploi du temps chargé, qu’il est autonome et fait preuve de maturité.

Avant même d’intégrer un CDI, une formation en alternance comporte de nombreux atouts : un carnet d’adresses fiable, une scolarité payée par l’État, un salaire pour vivre en autonomie, une première expérimentation de la vie en entreprise qui alimente aussi bien l’expérience personnelle de l’étudiant que son CV. Ces avantages, l’ISA les a très bien compris.

C’est pour cela que l’alternance est pleinement intégrée dans ses programmes de formation. En plus des périodes en entreprise, les étudiants suivent de sérieux cours théoriques ainsi qu’un grand nombre de mise en situation pratique: tournage, mise en place de plateaux télévisés, … Les travaux réalisés en cours doivent être d’une qualité professionnelle et aptes à être diffusés : le challenge s’intensifie chaque année.

 

MASTÈRE 1 : PRODUIRE ET RÉALISER POUR LA TÉLÉVISION

La première année du Mastère Production et Réalisation audiovisuelle, comme la seconde d’ailleurs, se compose de trois trimestres et de 6 semaines de séminaire pratiques. Le premier trimestre est axé sur l’organisation d’un tournage avec des cours comme l’initiation au panorama des médias, à la direction de production, la production exécutive, la production déléguée, et le droit audiovisuel.

Le deuxième trimestre s’oriente vers la production de contenus audiovisuels. Là encore, la direction de production reste au programme mais elle est agrémentée de cours d’anglais professionnel et de cours de financement (CNC, aides régionales, constitution de dossier pour aide au financement…).

Troisième trimestre, il est temps d’apprendre à diffuser son contenu audiovisuel pour la télévision. Les étudiants apprennent à mettre en place des stratégies de programmation pour les chaînes télévisées, des stratégies de marketing et de communication digitale et suivent des cours d’introduction au marché de la publicité.

Tous ces cours théoriques sont rythmés de projets et, surtout, de six semaines de séminaires pratiques.

  • Initiation au tournage
  • Initiation au montage
  • Production et réalisation d’un reportage (2 semaines)
  • Production et réalisation d’une émission pour la télévision

 

MASTÈRE 2 : PRODUIRE ET RÉALISER POUR LES PLATEFORMES ET LES NOUVEAUX MÉDIAS

Là encore, les trimestres sont ponctués de six semaines de séminaires. Les étudiants disposent de deux semaines par séminaire, à savoir : production et réalisation de contenus pour les nouveaux médias, production et réalisation d’une série documentaire pour plateforme, post-production (étalonnage et PAD).
Pour ce qui est des cours théoriques, les étudiants suivront différents cours qui les prépareront à intégrer sereinement le monde professionnel à plein temps :

  • Direction de production pour les nouveaux médias
  • Management des équipes pour mener à bien des productions audiovisuelles
  • Communication (acquérir une vision à 360°)
  • Écriture d’une série documentaire pour une plateforme audiovisuelle
  • Direction de la production pour une plateforme audiovisuelle
  • Achat et distribution de programmes
  • Étude des audiences
  • Direction artistique
  • Étalonnage
  • Livraison d’un PAD (un prêt à diffuser)

 

SUR QUOI DÉBOUCHE LE MASTÈRE PRODUCTION ET RÉALISATION AUDIOVISUELLE ?

Après un Mastère Production et Réalisation audiovisuelle, les étudiants diplômés pourront intégrer une large gamme de postes dans le milieu de la télévision, des plateformes audiovisuelles et des nouveaux médias :

  • Régisseur
  • Assistant de production
  • Chargé de Production
  • Directeur de production
  • Producteur
  • Producteur exécutif
  • Distributeur de programmes
  • Directeur artistique
  • Responsable communication
  • Responsable des programmes

 

COMMENT CANDIDATER ?

Afin d’intégrer le Mastère Production et Réalisation audiovisuelle de l’ISA, il vous faudra passer un concours en plusieurs étapes.

  1. Dépôt du dossier de candidature
  2. Réalisation d’une vidéo de présentation créative (qui donne une idée de votre personnalité et de vos ambitions professionnelles, un peu comme un CV vidéo)
  3. Vous devrez répondre à un QCM de culture audiovisuelle et d’anglais
  4. Présentation d’un dossier qui retrace votre parcours scolaire et artistique, ainsi que votre vision du secteur audiovisuel
  5. Entretien oral de motivation avec un professionnel du secteur
  6. Le service des admissions vous contacte pour débriefer les étapes du concours, et vous annonce si votre candidature est retenue, ou non, 5 à 10 jours après la dernière épreuve.

Kaizen : l’amélioration continue comme solution à nos dérives modernes

Publiée le 19 septembre 2024

Le documentaire “Kaizen : 1 an pour gravir l’Everest” du youtubeur Inoxtag explore plus qu’une prouesse physique. À travers le prisme du kaizen, un concept philosophique japonais centré sur l’amélioration continue, Inoxtag nous plonge dans une réflexion profonde sur l’équilibre entre dépassement de soi, respect de l’environnement, et prise de conscience de l’impact de la surconsommation.  

Le concept philosophique du Kaizen : l’amélioration progressive

Kaizen signifie littéralement « changement bon » (“kai” = changement, “zen” = bon) et prône l’idée qu’il est possible d’améliorer constamment, par petites étapes, aussi bien son quotidien personnel que ses pratiques professionnelles, ou, globalement, son rapport à la vie. Popularisé par le milieu de la gestion d’entreprise au Japon, après la Seconde Guerre mondiale, le kaizen a évolué pour devenir un principe de vie, axé sur la constance dans l’effort et l’amélioration individuelle. 

Dans le cadre du documentaire, Inoxtag incarne cette philosophie en s’engageant dans une préparation d’un an pour gravir l’Everest, une transformation progressive et durable. Son évolution d’un jeune homme plongé dans les jeux vidéo à un alpiniste capable d’affronter l’une des montagnes les plus dangereuses du monde illustre bien le concept d’une amélioration graduelle, où chaque jour représente une nouvelle opportunité de progresser. 

Le kaizen, appliqué à l’ascension de l’Everest, ne se traduit pas par un exploit soudain ou un succès spectaculaire et immédiat. Il s’agit d’un processus qui implique d’accepter l’effort constant, les petits ajustements, et la détermination dans le temps. Cette philosophie trouve un écho significatif dans notre monde contemporain, où les solutions rapides sont trop souvent valorisées, tandis que la patience et la progression sont souvent sous-estimées.   

L’environnement : victime de notre surconsommation 

En parallèle de cette quête personnelle, le documentaire met en lumière un problème beaucoup plus large : l’impact du tourisme de masse sur l’Everest et, de manière générale, les questions liées à l’environnement. Depuis des décennies, l’Everest est victime de son propre succès. Chaque année, des centaines d’alpinistes affluent pour gravir le sommet, mais derrière cet engouement se cache une réalité inquiétante : la pollution. 

D’après un rapport de l’Himalayan Database, environ 50 tonnes de déchets sont laissées chaque année sur l’Everest, incluant des tentes abandonnées, des bouteilles d’oxygène, et autres détritus. Cette accumulation de déchets, dans un environnement aussi pur que celui de l’Himalaya, symbolise l’impact négatif du tourisme de masse sur les écosystèmes fragiles. Le défi environnemental ne se limite pas à l’Everest : le documentaire mène à une réflexion sur l’état de notre planète, qui subit de plein fouet les effets de la surconsommation. 

Le message de Kaizen est clair : si l’amélioration personnelle est importante, elle doit s’accompagner d’une prise de conscience écologique. Chaque action que nous menons, chaque défi que nous nous lançons, doit se faire dans le respect de la nature. Inoxtag, en gravissant l’Everest, montre que la quête du dépassement de soi ne doit pas être déconnectée de la nécessité de préserver la planète. 

L’addiction aux écrans : une nouvelle montagne à gravir 

Enfin, au-delà de l’aspect environnemental, Kaizen propose une réflexion sur la surconsommation d’écrans, un phénomène qui touche une grande partie des membres de la société moderne. Selon une étude de We Are Social en 2023, les Français passent en moyenne 6 heures et 59 minutes par jour devant un écran. Ce chiffre met en lumière l’ampleur de l’addiction au numérique, surtout chez les plus jeunes, souvent enfermés dans des habitudes qui nuisent à leur santé mentale et physique. 

Inoxtag, lui-même issu de cet univers numérique puisqu’il est streamer, témoigne à travers son ascension d’une forme de rejet de ce mode de vie sédentaire et virtuel. Le documentaire Kaizen devient ainsi un appel à sortir de l’enfermement digital pour renouer avec le monde réel, la nature, et l’effort physique. Cette prise de conscience est essentielle, car la surconsommation d’écrans n’est pas sans conséquences : elle peut provoquer des troubles du sommeil, des problèmes de concentration, et une diminution de l’activité physique. D’après l’OMS, près de 85 % des adolescents dans le monde ne pratiquent pas assez d’activité physique, une tendance amplifiée par l’addiction aux technologies. 

Kaizen : vers une amélioration durable 

Au final, le documentaire illustre la nécessité d’une “amélioration continue” à trois niveaux : personnel, environnemental, et sociétal. Inoxtag montre que le kaizen, en tant que philosophie, peut nous aider à sortir des schémas de surconsommation et de passivité numérique pour adopter un mode de vie plus actif et plus conscient. Cependant, ce processus ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut des efforts progressifs, des prises de conscience, et une volonté de changer durablement.  

Face à des défis comme la pollution environnementale et la dépendance numérique, il est essentiel d’adopter un état d’esprit kaizen. En commençant par de petites actions : passer moins de temps sur nos écrans, réduire notre impact écologique, et chercher à progresser jour après jour, nous pouvons améliorer à la fois notre bien-être individuel et l’état de notre planète. 

Somme toute, “Kaizen : 1 an pour gravir l’Everest” n’est pas seulement un récit d’aventure, mais un appel à chacun d’entre nous pour prendre la voie du changement, un pas à la fois, avec pour objectif un avenir plus durable et équilibré. 

L’évolution des femmes dans l’industrie audiovisuelle

Publiée le 4 janvier 2024

Durant ces dernières décennies, l’industrie audiovisuelle a connu une évolution spectaculaire. Des premiers films muets aux blockbusters d’aujourd’hui, cette évolution a été marquée par des avancées technologiques majeures avec des changements culturels et sociaux. L’École des Métiers de l’Audiovisuel en alternance vous présente de manière chronologique, l’évolution de la place des femmes dans l’industrie audiovisuelle.

 

LES DÉBUTS DE L’INDUSTRIE CINÉMATOGRAPHIQUE

Au début du XXe siècle, au tout début de l’industrie cinématographique, les femmes étaient présentes en tant qu’actrices, scénaristes et réalisatrices. L’une des premières réalisatrices de l’histoire du cinéma fut Alice Guy-Blaché, qui a permis une représentation plus vaste dans le secteur a été rendue possible. Elle participe également aux premiers essais de ce qui deviendra le cinéma parlant et supervise une centaine de «phonoscènes» avec le fameux Chronophone de Léon Gaumont mis au point par Georges Demenÿ.

 

LES DÉCENNIES DE L’APRÈS-GUERRE

Durant les années 1950 et 1960, l’industrie a connu une évolution spectaculaire, avec l’arrivée de la télévision et l’expansion des studios hollywoodiens. De nombreuses actrices sont devenues des icônes du cinéma. Des figures telles qu’Audrey Hepburn, Ingrid Bergman, Katharine Hepburn et Marilyn Monroe ont contribué à façonner la culture cinématographique des années d’après-guerre.

 

LES ANNÉES 70 ET SES FILMS PHARES

Les années 70 ont également vu la montée de films mettant en vedette des personnages féminins forts et complexes. Par exemple, « Alice Doesn’t Live Here Anymore » (1974), réalisé par Martin Scorsese et mettant en vedette Ellen Burstyn, a suivi le voyage d’une mère célibataire cherchant son indépendance. « Annie Hall » (1977), réalisé par Woody Allen, a présenté un personnage féminin non conventionnel incarné par Diane Keaton.

 

L’ÈRE NUMÉRIQUE ET LA DIVERSIFICATION DES RÔLES

L’avènement de la technologie numérique a ouvert de nouvelles possibilités dans l’industrie audiovisuelle. Les femmes ont réussi à se hisser à des postes clés dans les domaines de la production, de la réalisation ou encore de la post-production. Kathleen Kennedy est la principale productrice des films et séries de l’univers Star Wars après le rachat par Disney. D‘autres femmes suivent l’exemple en fondant leurs propres sociétés de production et ont été reconnues pour leur expertise dans des domaines plus techniques.

 

LES FEMMES AUJOURD’HUI ET L’AVENIR DE L’INDUSTRIE

La proportion de films réalisés exclusivement par des femmes témoigne d’une évolution constante. Selon la CNC, si elle se stabilise en 2021 à 26 %, il faut rappeler qu’au début des années 80, les films réalisés par des femmes représentaient moins de 10 % de l’ensemble des films d’initiative française agréés.

Retenons aussi l’année 1993 avec Jane Campion, la première femme à obtenir une Palme d’Or au Festival de Cannes pour son film La leçon de piano. Toujours selon la CNC, 20 % de films avaient alors strictement été réalisés par des femmes cette année-là, contre 9 % l’année précédente. Julia Ducournau sera récompensée 28 ans pour son film Titane en 2021 et devient la deuxième femme réalisatrice à recevoir cette distinction.

 

L’AUDIOVISUEL : UN SECTEUR EN CONSTANTE ÉVOLUTION

A l’ISA, conscient de la complexité et des évolutions constantes du secteur, nous formons nos étudiants à tous les métiers de l’audiovisuel grâce à des formations reconnues de Bac à Bac+5 en alternance aux débouchés multiples fiables. Si vous souhaitez en savoir plus sur le BTS Métiers de l’Audiovisuel, la 3ème année de Bachelor « Image et Montage » ou encore le Mastère « Production et Réalisation Audiovisuelle », n’hésitez pas à nous contacter.

Le Fil de Daniel Auteuil : Défendre avec le cœur 

Publiée le 24 septembre 2024

Le 11 septembre 2024 est sorti au cinéma le dernier projet de Daniel Auteuil intitulé Le Fil. Le long métrage narre le procès d’un père que l’on accuse du meurtre de sa femme. Son avocat prend exceptionnellement l’affaire et commence, petit à petit, à s’investir personnellement pour son client. 

Chacun sait que la justice se doit d’être la plus impartiale possible et ne prendre en compte que les faits et non l’affect. Cela s’applique bien sûr aux avocats. Ils doivent être solides sur les preuves qu’ils avancent et prendre un maximum de recul sur les affaires pour éviter de tomber dans la compassion ou l’empathie. Voilà tout le propos de ce film, il s’interroge sur la “bonne” façon de défendre mais aussi sur la question de l’interprétation d’un fait. 

Résumé et construction

Le maître Jean Monier travaille comme avocat dans les environs d’Arles. Ce dernier ne s’est toujours pas remis de son dernier procès à la Cour d’Assises 3 ans plus tôt. Il a, à ce moment-là, innocenté un meurtrier qui s’est remis à attaquer peu après sa libération. Il s’est juré de ne plus mettre les pieds dans une Cour d’Assises pour éviter un tel drame. Il finit cependant par céder à sa femme et part interroger le client en question. Cet homme s’appelle Nicolas Milic et il est soupçonné de meurtre sur sa femme. Il est le père de cinq enfants et déclare que sa femme aurait quitté le domicile fortement alcoolisée et ne lui aurait pas laisser de nouvelles depuis ce départ. Il pretend même avoir été griffé par sa femme avant qu’il ne perde patience et l’insulte assez sèchement. En entendant cette histoire, Monier décide de reprendre l’affaire pour rendre à ses enfants Nicolas Milic.  

Le film est construit sur une alternance entre les séquences du procès, du premier au dernier jour, et d’autres séquences qui traitent de l’enquête et de l’évolution de la psychologie des personnages liés à ce dossier. Il est aussi ponctué de flashbacks pour situer le spectateur lorsqu’un suspect ou un témoin raconte ce qu’il a vu ou pas. 

La question de subjectivité 

Si nous devions résumer le film à une seule thématique, ce serait celle de la subjectivité. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, les deux mettent cet aspect en avant. En ce qui concerne la narration du film, la réalisation a fait le choix de ne pas mettre de personnage omniscient ou de plan de caméra qui donnerait un détail de plus à l’audience. Cela permet de plonger le spectateur dans la peau d’un des personnages, on est invité avec la Cour, à assister au dénouement du procès. Aussi le personnage de Monier est amené dans son écriture à très vite concevoir une vision parfaitement illusoire des faits qui vous sont proposés depuis le début. Il va se reconnaître dans ce personnage, s’y attacher, il va se convaincre qu’il est innocent et être déterminé à mener son affaire au bout. Le spectateur se retrouve donc dans la même position que Monier, il est perdu, seul face à ses propres convictions donc il se raccroche à tout ce qu’il peut pour s’en sortir puisque en aucun cas les avancées du camp adverse sont montrées à l’audience. 

Sur le fond comme sur la forme, le film parvient à offrir une approche intéressante d’un film de procès, souvent lent et progressif. Il déconstruit également l’image traditionnelle de l’avocat, souvent perçu comme froid et calculateur. Dans “Le Fil”, l’accent est mis sur l’aspect humain et psychologique de la profession. L’avocat est montré comme vulnérable, sensible, et presque proche de nouer une relation amicale avec son client. Reste à savoir si cela suffira pour sauver Nicolas. 

  

Théo Tourneur 

Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées

Cette école fait partie du Réseau Skolae

Établissement d'Enseignement Supérieur Privé

CGI

Dernière mise à jour : Septembre 2025

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