L’évolution des femmes dans l’industrie audiovisuelle

Publiée le 4 janvier 2024

Durant ces dernières décennies, l’industrie audiovisuelle a connu une évolution spectaculaire. Des premiers films muets aux blockbusters d’aujourd’hui, cette évolution a été marquée par des avancées technologiques majeures avec des changements culturels et sociaux. L’École des Métiers de l’Audiovisuel en alternance vous présente de manière chronologique, l’évolution de la place des femmes dans l’industrie audiovisuelle.

 

LES DÉBUTS DE L’INDUSTRIE CINÉMATOGRAPHIQUE

Au début du XXe siècle, au tout début de l’industrie cinématographique, les femmes étaient présentes en tant qu’actrices, scénaristes et réalisatrices. L’une des premières réalisatrices de l’histoire du cinéma fut Alice Guy-Blaché, qui a permis une représentation plus vaste dans le secteur a été rendue possible. Elle participe également aux premiers essais de ce qui deviendra le cinéma parlant et supervise une centaine de «phonoscènes» avec le fameux Chronophone de Léon Gaumont mis au point par Georges Demenÿ.

 

LES DÉCENNIES DE L’APRÈS-GUERRE

Durant les années 1950 et 1960, l’industrie a connu une évolution spectaculaire, avec l’arrivée de la télévision et l’expansion des studios hollywoodiens. De nombreuses actrices sont devenues des icônes du cinéma. Des figures telles qu’Audrey Hepburn, Ingrid Bergman, Katharine Hepburn et Marilyn Monroe ont contribué à façonner la culture cinématographique des années d’après-guerre.

 

LES ANNÉES 70 ET SES FILMS PHARES

Les années 70 ont également vu la montée de films mettant en vedette des personnages féminins forts et complexes. Par exemple, « Alice Doesn’t Live Here Anymore » (1974), réalisé par Martin Scorsese et mettant en vedette Ellen Burstyn, a suivi le voyage d’une mère célibataire cherchant son indépendance. « Annie Hall » (1977), réalisé par Woody Allen, a présenté un personnage féminin non conventionnel incarné par Diane Keaton.

 

L’ÈRE NUMÉRIQUE ET LA DIVERSIFICATION DES RÔLES

L’avènement de la technologie numérique a ouvert de nouvelles possibilités dans l’industrie audiovisuelle. Les femmes ont réussi à se hisser à des postes clés dans les domaines de la production, de la réalisation ou encore de la post-production. Kathleen Kennedy est la principale productrice des films et séries de l’univers Star Wars après le rachat par Disney. D‘autres femmes suivent l’exemple en fondant leurs propres sociétés de production et ont été reconnues pour leur expertise dans des domaines plus techniques.

 

LES FEMMES AUJOURD’HUI ET L’AVENIR DE L’INDUSTRIE

La proportion de films réalisés exclusivement par des femmes témoigne d’une évolution constante. Selon la CNC, si elle se stabilise en 2021 à 26 %, il faut rappeler qu’au début des années 80, les films réalisés par des femmes représentaient moins de 10 % de l’ensemble des films d’initiative française agréés.

Retenons aussi l’année 1993 avec Jane Campion, la première femme à obtenir une Palme d’Or au Festival de Cannes pour son film La leçon de piano. Toujours selon la CNC, 20 % de films avaient alors strictement été réalisés par des femmes cette année-là, contre 9 % l’année précédente. Julia Ducournau sera récompensée 28 ans pour son film Titane en 2021 et devient la deuxième femme réalisatrice à recevoir cette distinction.

 

L’AUDIOVISUEL : UN SECTEUR EN CONSTANTE ÉVOLUTION

A l’ISA, conscient de la complexité et des évolutions constantes du secteur, nous formons nos étudiants à tous les métiers de l’audiovisuel grâce à des formations reconnues de Bac à Bac+5 en alternance aux débouchés multiples fiables. Si vous souhaitez en savoir plus sur le BTS Métiers de l’Audiovisuel, la 3ème année de Bachelor « Image et Montage » ou encore le Mastère « Production et Réalisation Audiovisuelle », n’hésitez pas à nous contacter.

Portrait de Tristan Séguéla

Publiée le 3 mai 2025

Après des études de gestion dans une école où il se sentait « comme un fantôme », Tristan Séguéla décide de se consacrer à sa vraie passion : l’image. Débrouillard, il s’empare d’un camescope Sony et se lance dans de petits documentaires, tournés avec les moyens du bord. « Le plus important, c’est que je faisais », dit-il. « Je me sentais encore très loin de la fiction et le cinéma me semblait un territoire lointain. » En 2000, il traverse les États-Unis pendant trois mois pour filmer la campagne présidentielle : ces images deviendront November, USA, documentaire de 52 minutes autoproduit et vendu à la chaîne Canal Jimmy. Une première victoire pour le jeune réalisateur.

À partir de là, il se passionne pour le documentaire politique. « J’avais beaucoup d’admiration pour Raymond Depardon et Errol Morris et, de manière générale, les documentaristes d’observation », reprend-il. En 2001, il propose de suivre Lionel Jospin, pendant la campagne présidentielle : Les Communicants (2003), diffusé sur France 5, est très accueilli par la presse. « J’avais montré le film à la journaliste Raphaëlle Bacqué, du Monde, et elle avait consacré toute la Une du journal au film. Ça m’a donné une grande confiance que le documentaire soit reconnu. »

Dans le même temps, pour gagner sa vie, Tristan Séguéla tourne des clips et des publicités. C’est ainsi qu’il devient réalisateur attitré du DJ Martin Solveig avec qui il lance une série de petits films diffusés – Smash – diffusés sur YouTube. « C’était le début de YouTube et la série, tournée dans des décors incroyables, a eu un grand retentissement », poursuit Séguéla. « Je suis alors passé du camescope à l’appareil photo Canon 5D avec lequel j’ai fait tous les clips de Martin. » L’occasion, aussi, de se frotter à la fiction : « Martin voulait que je mette en scène de petites saynètes de comédie, dont j’étais l’unique cadreur et preneur de son, et le canal 5D me permettait d’avoir un ‘style cinéma’. » Le succès est tel que certains épisodes de Smash recueillent plus de 100 ou 150 millions de vues.

Remarqué par un producteur de cinéma qui recherchait un réalisateur pour un premier long métrage, il commence par refuser le projet car il n’a pas envie de s’embarquer dans une comédie. Mais il se ravise et finit par tourner le film, 16 ans ou presque (2013), avec Laurent Lafitte. C’est d’ailleurs sa rencontre avec ce dernier qui donne naissance au projet sur Bernard Tapie… qui mettra dix ans à se concrétiser. « C’est le projet qui m’a demandé le plus de travail et qui m’a le plus exalté », confie-t-il. « C’est aussi celui qui ressemble le plus à l’idée que je me faisais du métier que je rêvais de faire quand j’avais 12 ans. » Coécrite avec

Olivier Demangel, la série Tapie, diffusée sur Netflix, remporte un immense succès public et critique.

Entretemps, Tristan Séguéla aura réalisé Rattrapage (2017), autre comédie régressive qui, malheureusement, ne trouve pas son public. Puis, il écrit et réalise Docteur ? (2019), avec Michel Blanc, qui connaît un joli succès en salles, et Un homme heureux (2023), qui réunit Fabrice Luchini et Catherine Frot. Son dernier film, Mercato, autour d’un agent de joueurs de football à la dérive, est sorti en salles cette année. Porté par Jamel Debbouze, le projet est accueilli par le réalisateur comme un « véritable cadeau. » Un film, construit comme un thriller extrêmement soigné, qui révèle Jamel Debbouze dans un registre totalement inédit.

Comment faire une bonne publicité pour la télévision ?

Publiée le 10 janvier 2024

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La publicité à la télévision reste l’un des moyens les plus efficaces pour promouvoir un produit, une entreprise ou encore un service. Cependant, pour que votre publicité soit efficace, vous devez suivre quelques étapes essentielles pour créer une publicité convaincante et qui va retenir l’attention de votre public cible. L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel en alternance vous présente les étapes principales pour créer une bonne publicité télévisée.

 

PETITE HISTOIRE DE LA PUBLICITÉ À LA TÉLÉVISION

L’histoire de la publicité à la télévision est marquée par une grande évolution depuis les premières annonces diffusées dans les années 1940. La publicité télévisée est devenue un élément clé de la culture médiatique, avec ses publicités emblématiques, ses innovations technologiques. Elle a également joué un rôle majeur dans la promotion de divers produits et de marques.

De nos jours, la publicité télévisée s’inscrit dans un paysage médiatique en constante évolution, caractérisé par une diversification des chaînes et des plateformes avec de l’intégration de contenu dans les émissions. Les médias sociaux ont également pris une grande place, les annonceurs cherchant à maximiser l’efficacité de leurs campagnes en ciblant spécifiquement des audiences.

 

CRÉER UNE BONNE PUBLICITÉ TÉLÉVISÉE

Créer une publicité télévisée efficace nécessite une planification minutieuse, une bonne compréhension de votre produit ode votre service, de votre public cible, ainsi que des compétences créatives et techniques. Voici les étapes clés pour créer une bonne publicité à la télévision :

1. Comprenez votre public cible : La première étape pour créer une bonne publicité télévisée est de comprendre votre public cible. Qui sont-ils ? Quels sont leurs besoins, leurs désirs et leurs préoccupations ? Plus vous en savez sur votre public, mieux vous pourrez adapter votre publicité pour qu’elle lui corresponde au mieux.

2. Développez un message clair et convaincant : Votre publicité doit avoir un message central, clair et convaincant. Il doit résoudre un problème ou répondre à un besoin spécifique de votre public cible. Assurez-vous que votre message captive l’attention et reste facile à comprendre, car vous n’avez que quelques secondes pour retenir l’attention des téléspectateurs.

3. Créez une histoire engageante : Les publicités qui racontent une histoire captivante ont tendance à être plus efficaces. L’histoire doit susciter une émotion ou une réaction chez les téléspectateurs, qu’il s’agisse d’inspiration, d’humour, de nostalgie. Une histoire bien racontée peut aider à rendre votre publicité mémorable.

4. Utilisez des visuels de haute qualité : La qualité visuelle de votre publicité est primordiale. Assurez-vous d’utiliser des images et des vidéos de haute qualité pour garantir une apparence professionnelle. Les visuels doivent correspondre à votre message et à votre marque.

5. Créez une musique et un son captivant : La musique et les sons jouent un rôle essentiel dans la création d’une bonne publicité télévisée. Choisissez une musique qui correspond à l’ambiance de votre publicité et qui reste dans l’esprit des téléspectateurs. Les mélodies reconnaissables peuvent également aider à mémoriser plus facilement votre publicité.

6. Utilisez un call-to-action (CTA) clair : N’oubliez pas d’inclure un call-to-action clair dans votre publicité. Indiquez aux téléspectateurs ce que vous attendez d’eux, que ce soit pour acheter un produit, visiter votre site internet, appeler un numéro ou s’inscrire à une offre spéciale. Le CTA doit être facile à comprendre.

7. Planifiez la diffusion au bon moment : Le choix du moment de diffusion de votre publicité est crucial. Assurez-vous de diffuser votre publicité aux heures où votre public cible est le plus susceptible de regarder la télévision. Vous pouvez également envisager des partenariats avec des émissions ou des événements spécifiques pour toucher un public particulier.

8. Mesurez les résultats : Une fois votre publicité diffusée, assurez-vous de mesurer ses performances. Utilisez des outils d’analyse pour suivre les réponses et les conversions. Cela vous permettra d’ajuster votre stratégie publicitaire en fonction de ces résultats.

 

LES MÉTIERS DE LA TÉLÉVISION

L’industrie de la télévision publicitaire offre divers métiers liés à la création, à la planification, à la production et à la diffusion de publicités à la télévision. Si les métiers de l’audiovisuel et de la télévision vous intéresse, l’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel propose un BTS Métiers de l’Audiovisuel en deux ans et en alternance. Ce BTS comprend 4 options qui sont les Options Son, Montage, Image et Gestion de Production. Les élèves peuvent poursuivre cette formation vers une 3ème année de Bachelor en alternance pour renforcer davantage leurs compétences. Le Mastère Production et Réalisation Audiovisuelle permet de prétendre à un poste de responsable ou de distributeur des programmes.

 

Retrouvez sur notre page YouTube l’une des publicités créées par nos élèves !

Alors là, aucune idée….

Publiée le 15 mai 2025

Vous connaissez cette sensation ? Vous êtes installé·e devant votre carnet, votre clavier, ou même une caméra, et… rien. Nada. Le vide intersidéral. Bienvenue dans l’univers terrifiant (et un peu relou) du syndrome de la page blanche. Spoiler alert : ce n’est pas que pour les auteurs de livres. Oui, chers scénaristes, réalisateurs, musiciens, et même techniciens, vous pouvez aussi tomber dans cet abîme créatif. Mais no panic : on va en parler, en rire, et surtout trouver comment en sortir. 

Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de « Page Blanche »? 

D’abord, posons les bases. La maladie de la page blanche, c’est ce moment où votre cerveau déclare forfait. Vous avez envie d’écrire cette scène incroyable, de composer cette mélodie, ou de visualiser ce plan magistral, mais… rien ne vient. Et vous restez là, à fixer le vide, comme si une solution allait sortir de votre cafetière (spoiler : elle ne sortira pas). 

Pour les scénaristes, c’est ce moment où vous vous demandez si votre personnage devrait vraiment ouvrir cette porte. Les réalisateurs, c’est le doute existentiel sur le choix d’un angle de caméra et pour les musiciens, c’est le désert harmonique où même le do ré mi refuse de coopérer. 

Le pire ? On se sent souvent seul dans cette galère. Mais je vous rassure, on est beaucoup dans le même bateau… qui rame. 

 

Suis-je atteint de la page blanche ?

Le syndrome du fichier vide : Vous ouvrez votre logiciel et il reste ouvert. Vide. Pendant des heures. Avec vous qui mangez des chips devant.

La sur-analyse : Vous passez 45 minutes à débattre avec vous-même sur un mot ou un détail insignifiant.

Le scénario catastrophe : Vous imaginez que tout ce que vous produisez sera critiqué, rejeté ou, pire, ignoré. (Merci l’anxiété.)

La procrastination : Vous avez soudain une envie irrésistible de ranger votre bureau ou de regarder des vidéos de chatons. Vous vous reconnaissez ? Alors félicitations, vous êtes officiellement un·e créatif·ve normal·e. 

 

Pourquoi ça arrive ? La page blanche a plein de coupables. Voici quelques suspects principaux : 

La peur de l’échec : Et si ce que je faisais était nul ? (Indice : c’est rarement aussi mauvais qu’on le pense.)

La pression : Vous devez produire vite, bien, et avec une inspiration divine… mais vous êtes humain.

Votre côté perfectionnisme : Vous voulez que tout soit parfait dès le premier jet. Spoiler : ce n’est jamais parfait du premier coup.

Il faut dormir ! (manque de repos) : Parfois, votre cerveau a juste besoin d’une pause. 

 

Comment s’en sortir ? (Parce que bon, faut avancer quand même) 

Acceptez l’imparfait : Le premier jet n’est jamais parfait. Et c’est OK. L’important, c’est de commencer.

Changez d’angle : Si une scène ou un passage vous bloque, attaquez un autre aspect du projet. Revenez-y plus tard avec un regard frais.

Laissez-vous inspirer : Regardez un film que vous aimez, écoutez une playlist inspirante, ou baladez-vous. Parfois, une idée naît au moment où on s’y attend le moins.

Fixez des limites de temps : Travaillez par tranches de 25 minutes avec une pause (la méthode Pomodoro). Cela crée un rythme et réduit l’angoisse du temps qui passe.

Partagez : Parlez à un·e collègue ou un·e ami·e de votre blocage. Parfois, expliquer un problème suffit à le résoudre.

ET SURTOUT MON PREFEREEEEEEEEE :

Dédramatisez : Ce n’est pas grave de bloquer. Cela arrive à tout le monde, même aux plus grands. (Oui, Spielberg aussi.) 

 

La maladie de la page blanche, ce n’est pas une fatalité. C’est juste une étape dans le processus créatif. Alors, respirez un bon coup, écrivez un mot (même si c’est « bonjour »), filmez une scène (même si c’est votre chat), composez une note… Bref, commencez quelque part. Parce que, comme disait un sage (probablement quelqu’un de très inspiré) : « Ce n’est pas le premier pas qui compte, mais celui que vous faites juste après. » 

Entretien avec Guillaume De Freitas : Responsable de la Cellule Relations Entreprises

Publiée le 15 janvier 2024

Guillaume de Freitas est responsable de la Cellule Relations Entreprises. Un métier passionnant au contact des élèves mais, également des entreprises. Il tient un rôle essentiel en accompagnant les élèves dans leur recherche d’entreprise qui peut parfois se révéler difficile. L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel s’est entretenue avec son Responsable de la Cellule Relations Entreprises lors d’une interview inédite !

LE RÔLE DE LA CELLULE RELATIONS ENTREPRISES

La Cellule Relations Entreprises joue un rôle crucial pour favoriser la collaboration entre l’école et le monde professionnel. L’ISA, grâce à ses partenariats tissés avec des grandes entreprises, garantit des opportunités de placement importantes. Les connexions directes avec les départements des ressources humaines facilitent des retours rapides, permettant aux étudiants de concevoir et de planifier intelligemment leur trajectoire professionnelle. L’ISA détient 500 entreprises d’accueil avec qui elle forge des partenariats durables comme avec les médias Canal+ et TF1.

L’alternance en contrat d’apprentissage est possible à l’ISA dès la première année et pour toutes les formations. L’alternance va permettre aux étudiants de financer partiellement ou totalement leurs frais de scolarité. À l’issue de leur diplôme, 80 % de nos étudiants trouvent un emploi l’année de l’obtention de leur diplôme.

ENTRETIEN AVEC GUILLAUME DE FREITAS

Quels sont les meilleurs conseils pour avoir un CV professionnel ?
“Les meilleurs conseils que nous tenons à donner à nos étudiants pour avoir le meilleur CV professionnel est, dans un premier temps, d’inviter tous nos étudiants à avoir un CV clair, agréable à parcourir et qui soit lisible. Nous invitons aussi nos étudiants à avoir un CV bien structuré, où les recruteurs pourrons retrouver les informations qu’ils souhaitent sur le document de l’étudiant. Nous sommes tout de même là pour accompagner nos étudiants sur la réalisation et la modification de leurs documents.”

Quelles sont les erreurs récurrentes que les étudiants font sur leur CV ?
“Les erreurs récurrentes qui sont faites par nos étudiants sur leur CV vont souvent se trouver au niveau des formations et au niveau des expériences professionnelles. On doit les indiquer sur le CV dans un ordre rétro chronologique, du plus récent au plus ancien et nous les invitons aussi à ne pas oublier des informations importantes. Les centres d’intérêts peuvent permettre d’en savoir un peu plus sur le profil du candidat ainsi que les compétences de l’étudiant. L’étudiant peut aussi indiquer son niveau de langue en anglais en espagnol.

Il est aussi important de mettre une photo. Les curriculum vitae avec une photo ont tendance à plus attirer l’attention des recruteurs. »

Quel est le petit plus à rajouter sur un CV ?
“Les étudiants de l’ISA, étant des étudiants en audiovisuel, forcément nous en attendons beaucoup au niveau de leurs compétences techniques, au niveau de leurs univers. Les recruteurs voudront savoir quelles sont leurs compétences au niveau du cadrage ou au niveau du montage. Le plus pour un étudiant dans notre domaine, c’est d’avoir un portfolio, un portfolio qui soit accessible directement via le CV. Ça peut se faire via une URL ou via UN QR code. Nous invitons tous nos étudiants à avoir un portfolio accessible.”

Quels rôles jouent les références professionnelles sur un CV ?
“Il est possible pour un étudiant, d’ajouter des références professionnelles sur un CV. Quand on parle de références, on parle d’ajouter les coordonnées d’un ancien collaborateur avec qui l’étudiant a déjà eu une expérience dans le cadre d’une alternance par exemple. Dans le cadre d’un autre type de contrat, il est possible d’ajouter ses coordonnées afin de pouvoir appuyer sa candidature. Comme ça, un potentiel futur recruteur pourra contacter cet ancien collaborateur pour poser des questions, avoir des recommandations sur le professionnalisme de l’étudiant, sur ses compétences techniques, tout ça afin d’appuyer la candidature de l’étudiant.”

Retrouvez la vidéo de cet entretien sur la page YouTube de l’ISA !

Portrait Marina Foïs – Une fabuleuse actrice

Publiée le 15 octobre 2025

Marina Foïs s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ISA au campus de Paris.

Comédienne inclassable et libre, Marina Foïs alterne avec la même aisance entre comédie, drame, polar et cinéma d’auteur, dessinant les contours d’une filmographie qui lui ressemble. Adolescente, elle rêve d’être « professeure ou archéologue », mais c’est la scène qui finit par s’imposer. « Je ne savais pas qu’on pouvait faire un métier de l’incarnation », confie-t-elle.

Après des débuts au café-théâtre, elle se fait remarquer au sein des Robins des Bois, dont l’humour décalé séduit Canal+ à la fin des années 90. Très vite, le cinéma révèle une actrice singulière, capable de passer du burlesque le plus libre au drame le plus sombre. Si elle se fait connaître du grand public avec RRRrrrr !!! (2004) d’Alain Chabat, elle refuse d’être cantonnée au registre comique. « Le cinéma, c’est un terrain de jeu », dit-elle, « et je refuse qu’on m’enferme dans un registre. »

Dès Darling (2007) de Christine Carrière, où elle campe une mère de famille désespérée, elle explore des rôles plus sombres, parfois extrêmes, qui confirment la précision vertigineuse de son jeu. Elle ne craint pas non plus d’explorer les zones d’ombre en interprétant une flic à bout dans Polisse (2011) de Maïwenn ou une romancière fascinée par un adolescent violent dans L’Atelier (2017) de Laurent Cantet. « J’aime ces personnages qui ne sont pas sympathiques, parce que ça les rend plus humains », dit-elle. Son goût du risque s’illustre aussi dans Irréprochable (2016) de Sébastien Marnier, où elle est glaçante d’ambiguïté, ou dans La Fracture (2021) de Catherine Corsini, où elle campe une bourgeoise déboussolée par la crise sociale.

Jamais prisonnière d’une image, elle passe avec aisance de la satire (Papa ou Maman, 2015, de Martin Bourboulon ; Le Grand Bain, 2018, de Gilles Lellouche) au thriller (Une intime conviction, 2017, d’Antoine Raimbault) et au drame psychologique (As Bestas, 2022, de Rodrigo Sorogoyen). « On me demande souvent pourquoi je change de registre, mais je ne saurais pas faire autrement », poursuit-elle. « J’ai besoin d’alterner, de me déplacer, de prendre des risques. » Cet éclectisme fait d’elle l’une des comédiennes les plus respectées et les plus audacieuses de sa génération.

Cinq fois nommée aux César, Marina Foïs s’impose comme une figure incontournable du cinéma français, tout en poursuivant une carrière théâtrale foisonnante. Elle a notamment interprété Les Idoles (2018) de Christophe Honoré et Une maison de poupée (2012) d’Ibsen dans la mise en scène de Jean-Louis Martinelli. En 2021, elle accepte de présider la cérémonie des César, fidèle à son goût du collectif et à son franc-parler. « Il faut arrêter de faire semblant que l’on ne fait pas ce métier par vanité », dit-elle en riant. « On a tous un ego. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. »

Ces dernières années, elle a confirmé qu’elle était une des interprètes les plus audacieuses de sa génération. Elle a ainsi incarné Simone Signoret dans Moi qui t’aimais (2025) de Diane Kurys, présenté cette année à Cannes, où elle disparaît littéralement dans la peau d’une icône du cinéma français : « Ce qui m’intéressait chez Simone, c’est la période où elle a les cheveux gris, où elle boit et où elle a pris du poids, elle a vieilli, elle est marquée. Je ne connais pas d’autre actrice qui assume à ce point ce qu’elle est, et qui ne transforme pas ce qu’elle est, ni à son époque, ni aujourd’hui », reprend-elle. Et dans La Femme la plus riche du monde (2025) de Thierry Klifa, également présenté cette année sur la Croisette, elle donne la réplique à Isabelle Huppert en interprétant sa fille. Un rôle tout en souffrance contenue aux antipodes de la Signoret qu’elle incarne devant la caméra de Diane Kurys.

« Je ne cherche pas la performance », assure-t-elle. « Je cherche la vérité, même si elle n’est pas confortable. » Cette quête inlassable fait d’elle une actrice d’exception : tour à tour drôle, inquiétante, fragile, cruelle ou lumineuse – toujours habitée par une exigence rare. Et c’est peut-être là sa plus grande force : cette capacité à ne jamais se répéter, et à surprendre encore. On a hâte de la retrouver dans le prochain opus de Rodrigo Sorogoyen aux côtés de Javier Bardem.

L’Importance des sous-titres dans une production audiovisuelle

Publiée le 24 janvier 2024

Dans l’univers dynamique de la production audiovisuelle, les sous-titres jouent un rôle crucial souvent sous-estimé. Ces petits fragments de texte, souvent relégués en bas de l’écran, possèdent pourtant une puissance significative dans l’expérience globale du spectateur.  L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel vous présente les 4 éléments importants des sous-titres dans une production Audiovisuelle.  

 

 

  1. Faciliter l’accessibilité et l’inclusion 

 

L’une des fonctions primordiales des sous-titres est de rendre les productions audiovisuelles accessibles à un public plus large, notamment aux personnes sourdes ou malentendantes.                           En fournissant une transcription textuelle des dialogues et des sons, les sous-titres permettent à ces individus de suivre le contenu avec autant de facilité que les spectateurs entendants.  De plus, les sous-titres sont bénéfiques pour les personnes ayant des difficultés à comprendre une langue parlée, qu’elles soient des apprenants de langues étrangères ou des personnes atteintes de troubles de l’audition.  

 

  1. L’amélioration de la compréhension et de l’expérience 

 

Même pour les spectateurs qui n’ont pas de limitations auditives ou linguistiques, les sous-titres peuvent grandement améliorer la compréhension et l’expérience globale d’une production audiovisuelle. Dans un monde où les accents régionaux, les dialectes et les langues étrangères peuvent parfois poser des défis de compréhension, les sous-titres offrent un soutien supplémentaire en clarifiant les dialogues. Ils permettent aussi de saisir des détails importants tels que les noms propres, les termes techniques ou les références culturelles, ce qui enrichit l’expérience de visionnage. Ainsi, les sous-titres agissent comme un outil de communication supplémentaire, renforçant la connexion entre le contenu et le public. 

 

  1. Préservation de lintention artistique 

 

Certains pourraient craindre que l’ajout de sous-titres ne compromette l’intégrité artistique d’une production audiovisuelle en perturbant la composition visuelle. Cependant, lorsqu’ils sont bien conçus et intégrés avec soin, les sous-titres peuvent se fondre harmonieusement dans l’esthétique globale de l’œuvre, préservant ainsi son intention artistique. Les choix typographiques, la mise en page et même la couleur des sous-titres peuvent être soigneusement ajustés pour s’adapter au style visuel du contenu, garantissant une expérience homogène pour tous les spectateurs. De cette manière, les sous-titres servent non seulement de pont linguistique, mais aussi de composante artistique à part entière, contribuant à l’immersion et à l’appréciation de l’œuvre. 

 

  1. Promotion de la diversité culturelle et linguistique 

 

Enfin, les sous-titres jouent un rôle crucial dans la promotion de la diversité culturelle et linguistique à l’échelle mondiale. En permettant la traduction des productions audiovisuelles dans différentes langues, ils ouvrent la voie à un échange culturel et à une compréhension interculturelle plus profonde. Les sous-titres facilitent la diffusion de contenus provenant de diverses régions du monde, permettant aux spectateurs de découvrir et d’apprécier des perspectives culturelles et narratives variées. Ce rôle de pont entre les cultures contribue à enrichir le paysage médiatique mondial. 

 

            Se former aux métiers de l’audiovisuel  

Vous souhaitez intégrer une formation dans le domaine de l’audiovisuel ? L’ISA propose diverses formations comme un BTS Métiers de l’Audiovisuel en alternance. Ce BTS propose 4 Options avec une Option Montage et Post-Production, une Option Gestion de Production, une Option Image et une Option Son. L’ISA Paris vous propose aussi une 3e année de Bachelor « Image et Montage », toujours en prise avec la réalité des métiers de l’audiovisuel grâce à un cursus en alternance. Vous pouvez également continuer en Mastère « Production et Réalisation Audiovisuelle » en alternance. 

Portrait de Samuel Cohen – Ingénieur du son internationale

Publiée le 18 novembre 2025

Samuel Cohen s’est rendu au contact des étudiants au sein de l’école ESIS au campus de Paris.

Né au Maroc, Sam Cohen s’installe en France avec sa famille à l’âge de 12 ans. Il intègre la prestigieuse école Louis-Lumière, puis il collabore à plusieurs documentaires avant de devenir perchiste. Très tôt attiré par le cinéma italien et américain, il cherche à participer à des productions internationales. Il faut dire qu’il parle couramment plusieurs langues, ce qui lui permet de réaliser ses ambitions professionnelles. « J’ai eu la chance de travailler avec de grands mixeurs son comme Jean-Louis Ducarme (L’Exorciste, Don Giovanni) ou Jean-Paul Mugel, avec qui j’ai collaboré pour Alexandre le Grand d’Oliver Stone et Le Dahlia noir de Brian De Palma », dit-il. « J’ai aussi eu le privilège de travailler avec Woody Allen (Tout le monde dit I Love You), Robert Altman (Prêt-à-Porter) et Jonathan Demme (La Vérité sur Charlie). » Très sensible à la musicalité des langues, même lorsqu’il ne les maitrise pas forcément, il s’attache à la mélodie et à l’intonation des mots plutôt qu’à leur sens pour enregistrer les sons.

Après avoir été perchiste pendant 25 ans, il décide de devenir ingénieur du son et fait ses armes sur des séries télé françaises. Mais son tropisme pour l’international reprend le dessus et il ne tarde pas à collaborer à des productions anglo-saxonnes, italiennes, israéliennes, et franco-marocaines. En 2016, il reçoit son premier prix pour Dogs de Bogdan Mirica, film roumain sélectionné au festival de Cannes. « Pendant la cérémonie, à Bucarest, j’ai dû reconnaître que j’étais un escroc parce qu’on me remettait un prix pour le son d’un film dont je ne comprenais pas un seul mot », confie-t-il en riant. Un an plus tard, il décroche une nouvelle distinction pour Foxtrot de Samuel Maoz, tourné en hébreu. En trente ans de carrière, Sam Cohen se voit décerner des prix pour deux films en langue étrangère.

Plus récemment, il a été l’ingénieur du son de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? de Philippe de Chauveron, les séries Kaboul Kitchen, Tunnel et Désordres, pour Canal Plus, Le Bonheur des uns… de Daniel Cohen, la série Netflix Plein cœur, et On est faits pour s’entendre de Pascal Elbé.

En repensant à ses nombreuses expériences sur des productions internationales, il conclut : « Le mélange des langues n’est pas du tout un handicap. Bien au contraire, cela donne des tonalités différentes en matière de son, d’énergie et d’intonations qui produisent des variations de rythme. On a l’impression d’avoir des mélodies qui viennent de plusieurs pays. Je me suis d’ailleurs rendu compte que lorsqu’un acteur joue bien, même si je ne comprends pas ce qu’il dit, la ‘musique’ de ses dialogues me permet de suivre la scène. »

Quels sont les meilleurs outils de montage son ?

Publiée le 31 janvier 2024

Dans l’univers de la production audio, la qualité du son est primordiale. Avec l’évolution de la technologie, un large éventail d’outils de montage son est désormais disponible pour répondre aux besoins spécifiques des créateurs. L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel en alternance, vous présente les meilleurs outils de montage son. 

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Qu’est-ce qu’un montage son ?  

Un montage sonore est une composition audio réalisée en assemblant différents éléments sonores tels que des voix, de la musique, des effets sonores, des ambiances, etc. Ces éléments sont parfois agencés de manière créative pour créer une expérience auditive spécifique. Les montages sonores peuvent être utilisés dans divers contextes, tels que la radio, le cinéma, la télévision, le théâtre, la publicité, et même dans des projets artistiques expérimentaux. Ils servent souvent à raconter une histoire, à évoquer une ambiance, à renforcer une émotion ou à transmettre des informations de manière dynamique et immersive. 

 

Liste de gamme d’outils de montage sonore d’Adobe Audition 

Avec une interface conviviale et une intégration transparente avec d’autres produits Adobe, Audition est un choix populaire parmi les créatifs. Il offre une gamme d’outils de montage sonore robustes, des effets de traitement et une fonctionnalité de restauration audio avancée.Que vous travailliez sur des podcasts, des vidéos YouTube ou des projets multimédias, Adobe Audition offre des fonctionnalités puissantes pour réaliser un montage sonore de haute qualité. Voici la gamme d’outils de montage qu’apporte Adobe Audition :

 

  1. Avid Media Composer : Connu principalement comme un logiciel de montage vidéo, Avid Media Composer offre également des fonctionnalités avancées de montage sonore. Il permet une intégration fluide entre le montage vidéo et audio, ce qui en fait un choix idéal pour les professionnels travaillant sur des projets multimédias complexes. Avec ses outils de mixage et d’édition de son professionnel, Avid Media Composer offre une solution complète pour les besoins de montage audio dans l’industrie du divertissement. 

 

  1. Logic Pro X : Pour les utilisateurs de Mac, Logic Pro X est une option de choix pour le montage sonore. Avec une interface intuitive et une vaste bibliothèque de plugins et d’effets, Logic Pro X est adapté à une variété de projets, allant de la composition musicale à la post-production audio. Sa compatibilité étroite avec d’autres logiciels Apple en fait également un choix attrayant pour ceux qui utilisent déjà l’écosystème Mac. 

 

  1. Steinberg Cubase : Cubase est une autre option populaire parmi les professionnels de la musique et de l’audio. Grâce à ses outils avancés de montage, de mixage et de production musicale, Cubase est utilisé par des musiciens, des compositeurs et des ingénieurs du son du monde entier. Sa gamme de fonctionnalités et sa compatibilité avec une large gamme de périphériques en font un choix polyvalent pour tous les types de projets audio. 

 

  1. Audacity : Pour ceux qui recherchent une solution de montage sonore gratuite et open source, Audacity pourrait être un excellent choix. Malgré son statut gratuit, Audacity offre une gamme complète d’outils de montage et d’effets audio, ce qui en fait un choix populaire parmi les débutants et les amateurs. Sa simplicité d’utilisation et sa disponibilité sur plusieurs plateformes en font un outil attrayant pour ceux qui débutent dans le monde du montage sonore. 

 

  1. FL Studio : Anciennement connu sous le nom de FruityLoops, Fl Studio est un logiciel de production musicale polyvalent qui comprend également des fonctionnalités de montage son. Ce logiciel est très apprécié par les producteurs de musique électronique et hip-hop pour sa facilité d’utilisation et sa vaste bibliothèque de plugins et d’échantillons. Il possède des importantes capacitésde séquençage et des outils de mixage professionnels. FL Studio est une option attrayante pour ceux qui souhaitent explorer la production musicale, tout en bénéficiant de fonctionnalités de montage sonore complètes. 

 

  1. Studio One : Développé par PreSonus, Studio One est un logiciel de production musicale complet qui offre également des fonctionnalités avancées de montage son. Son interface utilisateur intuitive et sa conception basée sur le glisser-déposer en font un choix populaire parmi les musiciens et les producteurs. Il offre une gamme d’outils de montage, de mixage et de mastering, ainsi que des fonctionnalités de composition musicale avancées, ce qui en fait une solution tout-en-un pour les professionnels de l’audio. 

 

 

  1. Reaper : Reaperest un logiciel de production audio numérique (DAW) extrêmement flexible et personnalisable qui est devenu populaire pour sa polyvalence et son prix abordable. Bien qu’il puisse ne pas avoir la notoriété de certains autres outils de montage son, Reaperoffre une gamme impressionnante de fonctionnalités de montage, de mixage et de traitement audio. Sa communauté d’utilisateurs active et son support continu en font une option attrayante pour ceux qui recherchent une solution de montage sonore puissante sans se ruiner. 

 

Pro Tools, meilleur outil de montage son ?   

Pro Tools est un nom bien connu dans l’industrie du son et reste l’un des outils les plus populaires pour le montage son. Il offre une gamme complète de fonctionnalités de montage avancées, ainsi que des options de mixage et de mastering. La flexibilité de Pro Tools en fait un choix privilégié pour de nombreux professionnels de l’audio, des studios d’enregistrement aux postes de production cinématographique. 

 

Se former dans le domaine du son   

L’ISA, avec son approche unique de l’apprentissage en alternance, offre aux étudiants une immersion complète dans le monde passionnant de l’audiovisuel. Grâce à son programme d’enseignement innovant.L’ISA, l’École des Métiers de l’Audiovisuel propose un BTS Métiers de l’Audiovisuel en deux ans et en alternance. Ce BTS comprend 4 options qui sont les Options Son, Montage, Image et Gestion de Production. Les élèves peuvent poursuivre cette formation vers une 3ème année de Bachelor en alternance dans le but d’enrichir leurs compétences.  

Le festival de Cannes, une Histoire avec un grand C

Publiée le 8 juillet 2025

Ah, le Festival de Cannes ! Ce rendez-vous mythique où le cinéma mondial se donne rendez-vous, où les stars défilent sur un tapis rouge plus long qu’une soirée Netflix, et où les dramas coulent à flot… autant à l’écran que dans les coulisses. Mais au-delà des flashs et des robes de gala, ce festival a une histoire aussi riche que… parfois rocambolesque.

La revanche sur Venise

En 1938, un député français propose de créer un festival international plus démocratique… mais surtout plus français. C’est en 1939 que Cannes a été créé. Oui, tu as bien lu : juste avant la Seconde Guerre mondiale. Pas le meilleur moment pour organiser un festival international.

Pourquoi Cannes ? Parce que Venise, le festival « cool » de l’époque, avait tendance à privilégier les films italiens (le favoritisme, tu connais). Alors la France a décidé : “Ok, on va faire pareil, mais en mieux.”

Le premier festival a été annulé à cause de la guerre (comme si on ne l’avait pas vu venir). Mais en 1946, Cannes est enfin lancé pour de bon. Et là, c’est la fête… même si à l’époque, il fallait un ticket pour voir les films (et pas un pour le tapis rouge, on est encore loin du glamour). Le festival est un véritable feu d’artifice culturel : premières projections publiques, jury international, et des films venus du monde entier. Mais attention, c’est loin d’être la fiesta permanente : on est en pleine guerre froide, et la politique se mêle déjà du festival. Certains films soviétiques ou américains sont boycottés, et le festival devient un terrain de jeu diplomatique.

Les années 60-70 : entre art et contestation

Cannes, c’est aussi le berceau de la Nouvelle Vague française, avec des cinéastes comme Godard, Truffaut ou Rohmer qui chamboulent les codes du cinéma. C’est là que le cinéma devient audacieux, casse les règles et provoque.

En 1968, le festival est carrément suspendu à cause des événements de Mai 68 en France. Les réalisateurs, à la place de remettre des prix, ont préféré faire grève pour protester. Oui, Cannes a eu son “lockdown” bien avant tout le monde. Ce moment montre que le festival n’est pas qu’une vitrine, mais un lieu où la contestation politique se mêle au cinéma.

Dans les décennies suivantes, Cannes devient la scène idéale pour lancer des carrières internationales. Des acteurs comme Brigitte Bardot, Marilyn Monroe, ou plus récemment Marion Cotillard ont foulé son tapis rouge. Mais Cannes, c’est aussi une usine à scandales : disputes entre réalisateurs, films censurés, jurys divisés, robes trop courtes ou trop extravagantes, ou stars qui oublient de remercier le jury (traître !). … Chaque année, Cannes, c’est aussi un soap opéra à ciel ouvert.

Aujourd’hui ,

Cannes, c’est LE lieu où se mélangent les genres, les cultures et les talents. Des blockbusters hollywoodiens aux films d’auteur plus intimistes, tout le monde peut (en théorie) trouver sa place. Le festival essaie aussi de devenir plus inclusif et engagé : plus de films de réalisatrices, plus de sujets sensibles abordés, plus de débats sur l’avenir du cinéma. Bon, il reste encore du boulot, mais les mentalités bougent. Et puis, Cannes, c’est aussi une énorme machine économique : hôtels blindés, soirées ultra privées, deals à plusieurs millions, et… selfies impossibles à éviter.

Malgré ses défauts et son côté parfois trop bling-bling, Cannes reste un carrefour incontournable du cinéma mondial. C’est là que les films qu’on va adorer (ou détester) sont révélés au grand public. C’est aussi un laboratoire de tendances : quels sujets, quels styles, quelles stars émergent ? Quel cinéma va faire vibrer les prochaines années? Et surtout, Cannes, c’est un peu le festival du rêve, où le septième art est célébré dans toute sa splendeur, avec ses hauteurs de vue et ses dérapages bien humains.

Lelia Tostivint

Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées

Cette école fait partie du Réseau Skolae

Établissement d'Enseignement Supérieur Privé

CGI

Dernière mise à jour : Septembre 2025

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